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[Volume I.]
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DES CATHOLIQUES ROMAINS. i6z

• 11 faut que celui qui veut attires sur soi les Bénédictions de Notre Daììie (a)ait soin de la saluer tous les jours, soit en sortant du logis, soit en y rentrant. LesLégendes nous ont conservé plusieurs exemples mémorables des bienfaits queles Ame ont produit ; sons parler des mille jours ddndulgence que des (b) Papesont accordé a ceux qui le disent a l’heure de l’ Angélus. 11 seroit a souhaiter queles Chrétiens de ce Siécle fuísent plus exacts dans la pratique de cette dévotion,& qu’ils imitassent Sainte Marguerite d’Hongrie, qui recitoit Y Ame à deux ge-noux devant toutes les Images de la Sainte Vierge quelle trouvoit en son che-min ) ou Sainte Catherine de Sienne, qui disoit autant d’Ame quelle montoit dédégrés en so. maison. Ces remarques suffisent a 1 égard des Dévotions particu-lières. Nous ne dirons rien non plus du jeune du Samedi a l’honneur de laVierge Marier, sinon que c’est un thresor d’Indulgences & de sotissoctions, & qu onpeut le regarder comme un excellent préservatif contre la damnation éternelle.

FETES instituées à t honneur de NOTRE DAME.

Nous íuivons l’ordre selon lequel l’Eglise les solettinise. Ón célébré le t. ddFevrier la Purification de Notre Dame. Cette Fête s’appelloit autrefois la Fête deS. Siméon Le de Sainte Anne , a cause que ces deux Saintes Personnes se ren-contrèrent' heureusement dans le Temple lorsque la Sainte Vierge y alla pouroffrir Jésus Christ a Dieu. Par la même raison les Grecs l’ont nommée Hy-papante , mot qui veut dire rencontre. Aujourd’hui elle n est connue de l’Eglise quesous le nom de Purification de Notre Dame , & du peuple que sous celui de la Chan-deleur , à cause que l’on y fait autour de l’Eglise la Procession avec des Cierges.

(c) Cette Fête a été substituée aux Amburbaïes ou Processions que les Romainscelebroient au commencement de Février a l’honneur de la Deesse Februa , &aux courses nocturnes que l’on faisoit avec des Flambeaux, pour representer cellesde Ceres, loríque cette bonne Deeíse couroit le Pais cherchant so fille Proser-pine que Pluton lui avoit enlevée. “ Ces Dévotions Romaines étant de vraiessources de débauche & les Pontifes Chrétiens voulant ôter les pièges de la Super-stition Paienne, il fallut donner quelque équivalent pour dédommager les peu-ples dune solemnité, qui à la vérité n’étoit plus un Acte de Religion pour .lesChrétiens. Les Lustrations du mois de Février furent consacrées: on en fit la Chan-deleur. Le peuple porta pour l’aniour de la Sainte Vierge lés Flambeaux ou lesCierges qu’il portoit auparavant pour l’amour de Februa &c de Ceres. Permis a luide mêler a la Dévotion les divertiísemens & les plaisirs que les Fêtes ne man-B Ue ht jamais de lui inspirer.

On bénît avec les' cérémonies accoutumées les (d) Cierges de la Chande -W. ( e ) L’Evêque, ou son Vicaire, les distribue aux principaux du Clergé,ensuite aux principaux Séculiers, aux Prêtres, aux Acolytes &c. ôc enfin aux au-

S f i tres

(a) Suffren dam son Arm. Chr.

(O Léon X. & p au i y.

jj V) On attribue l’institution de cette Fête- au Tape Gelase qui vivoit en 49r. D’autres ^attribuent auape Vigile , & disent qu’il ne fit que la renouveller vers le millieu du sixième Siecle. Le Pape Serge I. quicefí' 11 " ^ pontifical à la fin du septième Siécle est, suivant quelques Ecrivains, Plnstituteúr de la Pro-les p? n , avec ^ es Cierges. II mua'ééit l’ancienneLegende , la coutume des Païens en meilleure; c'est astavoir quelem ■ Ye , ttcns env ironnastent t Eglise k Cierges bénits est allumés en l’ honneur de la Aíere de Dieu ; st que cette Jò~mte tint st qu”elle fut faite a autre intention.

fion^ ^ eu P^ e Pagine st ue ces Cierges ont 1 a vertu de chasser les Démons, $c de garantir de leurs tenta-U) Carem. Epistc. L. z,