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[Volume I.]
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DES CATHOLIQUES ROMAINS. 169

3j voiéês à tous les Princes Chrétiens. On viíitoic áux Jeux Séculaires les Tem-3, pies de deux grandes Divinités du Paganisme, de même qu’aujourd’hui l’oii„ visite pendant le Jubilé les Basiliques de S. Pierre Sc de S. Paul, de S. Jean3, de Latran Sc de Sainte Marie Majeure. Les Expiations , Sc les Lustrations„ des Jeux Séculaires étoient regardées comme très-propres a procurer la remisi„ sion des péchés , à satisfaire les Dieux & à détourner leurs chatimens. L’ob-„ jet du Jubilé c’est d’expier les péchés Scc. Les Offrandes que le peuple fai-3, soit pendant la Cérémonie des Jeux Séculaires peuvent (en quelque façon) être3, regardées comme 1 équivalent de l’argent que l’on offre pour les Indulgences.3, Autrefois l’Empereur, (comme Souverain Pontife) étoit le premier mobile Sc3, le Chef de la Cérémonie, de même que le Pape lest aujourd’hui du Jubilé.3, Quelques Médaillés nous repreíèntent í’Èmpereur Romain frapant à la porté3, d’un Temple avec une verge 3 en qualité de Directeur des Jeux Séculaires 33, le Pape fait la même Cérémonie avec son marteau : après cela les portes33 sacrées s’ouvrent a 1 un Sc à l’autre. La folemnité de la Cérémonie Païenne3, étoit accompagnée d’hymnes, comme aujourd’hui la íolemnité du Jubilé. En-3, fin les Empereurs ont souvent changé le terme fixé pour solemniíèr les ( a )33 Jeux Séculaires. " Auguste n’attendit pas que les cent ans fuílènt expirés 3 ScClaude célébra les siens environ soixante ans après ceux d’Auguste. Les Papesont imité les Empereurs. On a vu Clement VL ordonner que le Ju-bilé íèroit célébré deux fois dans un siecle. Urbain VI. réduisit le terme atrente trois ans. Boniface IX. le célébra neuf ans après3 Sc dans la fuite une Bulle deSixte IV. le fixa a vint-cinq ans. Son prédécesseur Paul II. l’avoit fixé au mê-me terme par un Decret de l’année 1470. Cependant Sixte IV. célébra unJubilé en 1475. & lé Pape Alexandre VI. non content de savoir solemnifé en145)8. le renouvella encore en 1500.

Les Décréts de Paul II. Sc de Sixte IV. n’empêchent pas les Papes de pu-blier un Jubilé universel l’année de leur exaltation au Pontificat, Sc même enquelques occasions extraordinaires. Cependant on n ouvre jamais les Portes sain-tes que pour le Jubilé de vint-cinq ans, qui, si l’on peut le dire , porte avecsoi une Indulgence universelle, (b) qui soulage le cœur du fidelle & introduit lajoie dans la maison du Seigneur.

Le

(a) Còrrimé tout le monde rie fait pas ce que c’est que les jeux Séculaires de l'Ancienne Rome, nous eridonnerons ici une description abrégée. Farron & Falere Aíaxime attribuent également l'origine de ces jeuxà des calamités publiques, quoique d’une maniéré ailes différente. Ils furent institués par Yalerius Publico-" dàns les premiers tems dé la République, mais oh les neglígea souvent dans la fuite. Lors qu’Auguste les rétablit,c efut peut-être par un principe dé politique autant que par unfiaotifde Religion. Il falloit éblouir & consolerCn même tems un peuple qui venoit de perdre fa liberté, & lui faire oublier les violences du Triumvirat.

Lorsque le tems de celebrer les Jeux Séculaires aprochoit, on les publioit solemnellemerit à Rome & paftoute l’italie. Ceux qu’on appelloit Quiridecim -viri distribuoient au peuple du soufre, du bitume & destorches pour faire avec ces choses une lustration exacte qui servoit à expier ses péchés. On facrifioit pendanttrois jours & trois nuits à Jupiter , à Junon , à Latone , à Ceres, à Apollon, à Diane, à Pluron , à Pro-Rrpîhe & sux Parques. On offroit des victimes blanches aux Dieux habitants du Ciel à des noires aùx Dieuxdes Enfers. La premiere nuit de cette Cérémonie religieuse, le Prince, ou si l’on veut la premiere personnee la République, faisoit l’ouverture de la dévotion par le sacrifice de trois agneaux fur trois autels élevés furE) bords du Tibre. Aptes cela on chantoit des hymnes & Ton offroit des prémices pour lè ráchapt de seSP e çhés. On alloit faire ses dévotions au Capitole, & l’on y facrifioit. De là on paflbit au Theatre pour yj 0lr celebrer les Jeux à l’honneur de Diane & d’Apollon. Le jour suivant les Dames alîoierit à leur tour faireb eUrs dévotions au Capitole. Enfin le troisième jour vint sept jeunes garçons & vint-sept jeunes filles,toùs déonne famille & aiarit ehcore pere & mere,-alloiêht fe rendre au Temple d'Apollon surnommé le Palatin,-pour yuanter l’Hymne Séculaire à l’honneur de Diane & d’Apollon. La dévotion ne caufoit aucune interruptionf  01e ' les Pai ens favoient allier agréablement l’une à l’autre;

\ b ) Casai, de Vet. Sacr. Christ . ritibuu

Tome I. L. Partie.

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