DES CATHOLIQUES ROMAINS; i8î
du S. Sacrement a Rome recònnoît póur Un de ses patrons S 4 François de Pauseêc porte fur des sacs violets le Cordon des Religieux Minimes.
Des Ceintures passons aux habits. {a) Autrefois on né croioit pasmourir bon Chrétien , (i a l’article de la mort on ne s’envelopoit dans laRohbe de S. François , ou íi l’on ne rendoit les derniers soupirs dans sonCapuchon. La pieté s est refroidie ; aujourd’hui l’on meurt fidelle fans être fourrécomme un Moine : on fê fauve en son habit de séculier. Disons pourtant unechose qui semble justifier l’indevotion de nos jours, (h) Nil’Ecriture, ni la Tra-dition ne prouvent qu’un habit de Religieux ait le Privilège de mettre le Chré-tien dans la voie du salut. Cette raison est spécieuse , & malheureusementles libertins bâtissent fur ce principe. Ils disent hardiment- qu’il est permis de croi-re, que fans la véritable pieté l’habit est fort inutile, & que si l’on possede cettepieté, l’habit a bien moins de vertu qu’une bouteille qui renferme une liqueurexcellente.
,, Un Moine, (c’est ainsi que s’exprime l’impie ) s’imágineroit il qu’il s'ex-3 , hale de son corps des corpuscules de pieté, qui so répandent dans fa Robbd„ & vont ensuite tout droit au cœur de l’agonifant que l’on a couvert de ce saint„ habit? " Voila les erreurs de nôtre siécle. Mais malgré tous ces sophifmcs, uttMoine, après s’être convaincu par habitude ou par des efforts d’imagination , dela divinité de son Ordre, peut en conscience mettre son Harnois â côté du Batême& de la passion de N. S. Le libertinage ôç l’heresie ont beau faire. Ces trois cho-ses seront toujours égales en dignité.
SUlTEdumêmeSUJET:(c)les CONFRAIRlES.
Nous avons dé j a parlé de quelques-unes de ces Confrairies , que leurs In-stituteurs ont opposées aux Sociétés de la chair & du Démon. Personne n’ig-nore que le but des Consiairies est de so réunir sous une même livrée, de s entoi-ler sous un drapeau pour faire la guerre â l’Ennemi du Genre humain. Onl’attaque avec un courage qui extérieurement promet beaucoup ; mais il en estsouvent des Confrères comme des troupes que l’on achepte d’un Prince étranger.Elles combattent un Ennemi qui n’est pas le leur. Chaque Conffairie a sos ré-glés, sos pratiques & son formulaire de pieté, ses ruses de guerre, ses stratagè-mes & íâ discipline. Le grand point c’est de porter constamment les marques dela société dans laquelle on entre. Le nouveau Confrère reçoit du General de laConfrairie des Lettre de filiation, après quoi il a part aux flagellations, aux prières }Aux mortifications & â toutes les bonnes Oeuvres de la Confrairie.
Nous donnerons ici diverses particularités concernant les Confréries du Christia-nisme , sens cependant nous étendre au delâ des bornes. Le détail demanderoit unaises gros livre. Nôtre Siécle a produit plusieurs nouvelles Confréries dont nous par-lerons : les précédentes n’avoient plus l’air de nouveauté, qui siape également l’hom-me dévot & l’homme du Monde. Il falloit relever le goût de cette manne celestequ’une durée de plusieurs siécles avoir rendue assés fade. Rien ne paroît plus
U) Surtout dans le 14. & dans le 15. Siécle.
(f) Thiers de la ÛUi necejfaire des Dévotions. Ch. Z f* . , j â l’iionneur de feu™
(c) Les Grecs & les Romains nous fournissent des exemples de pareilles associatif.
divinités, & l’on en trouve auffi parmi les Indiens Orientaux. '
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