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[Volume I.]
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18 DISSERTATION SUR LES CEREMONIES

le cache derriere l’Auteì ou fous l’Autel du même côté de 1 ’Epîtrë, loríqu’oltchante le Verfet qui commence par ces paroles, Chrijlus faBus ejì &c. Onchante ensuite a genou le Miserere: le Miserere est suivi de l’Oraifon dont lespremiers mots font respce qucesumus. Le Célébrant toujours a genoux &: la têtedécouverte, de même que íês Ministres, récité tout haut cette priere jusqu’à (a)qui tecum. Alors il baissé entierement la voix : à peine la priere est elle achevée,(b) qu’on entend le bruit des baguettes qui frapent fur les sièges & fur lesbancs, fouvent les poings fe mettent de la partie, les enfons augmentent le ca-rillon , ôc le peuple, dont la dévotion est preíque toujours opposée aux lumièresdu bon sens,prend aisés de goût á ce bruit pour ne pas le finir si-tôt. Un Aco-lythe l’arrête • il lui montre le Cierge qu’il avoit caché fous l’Autel. C’est lesignal du silence.

Le Pape assiste aux Tenébres en Chape rouge, & le capuchon renversé for latête. La Croix ne marche pas devant lui. Les Eminences , qui font en vio -let, ne lui font ni l’obédience, ni l’Assistance a l’Autel.

44. Le Jeudi Saint, au lieu de cloches on íè fort de la cresselle, excepté pourtantqu a la Messe au gloria in excelfis on fonne la cloche. Les Autels doivent être revêtusde paremens blancs, les Croix de même, la Messe doit être auísicélébrée en blanc.Il ne fo doit point dire (c) de Méfiés privées le Jeudi Saint. Tout le Clergécommunie de la main de son foperieur, pour mieux reprefonter la Cene que leSauveur fit avec fos Apôtres : & si l’on ne peut fo diípenfor de dire quelqueMesse privée , (d) il fout la dire avant l’Office divin.

Le Jeudi Saint, il y a Chapelle Papale au Palais Apostolique : Un CardinalEvêque chante la Méfié, après laquelle le Pape porte le Saint Sacrement enProcession au Sépulchre ou Paradis préparé dans la Chapelle Pauline :

La PROCESSION du 8. SACREMENT

au TOMBEAU.

Voici la Cérémonie de cette Procession , qui fo fait après une Méfié fo'lemnelle. Il n’est pas nécessaire de détailler (e) les génuflexions du Célébrant L?de ses' Ministres a un côté de l’Autel, ensuite au millieu, puis for le fécond de-gré , ni de dire comment après être descendu de l’Autel il quitte la Planette &le Manipule, prend le Pluvial, & prie pendant que le Sacristain ou quelqu’au-tre s’en va allumer les Cierges, étendre le Corporal for l’Autel &c. qu’un autredistribue les Cierges de la Proceflion , que les Thuriféraires préparent leurs en-censoirs ôc que le Porte-Croix fo met en blanc pour s’armer ensuite de la CroixProceísionnale. Nous ne disons rien non plus de la maniéré dont ces Ministress’arrangent auprès de l’Autel, s’en ,aprochent, fo mettent à genoux, prient. Tous

cc§

(a) Qui vit & régné avec vous &c.

(b) Le Maître des Cérémonies donne le premier des coups de baguette fur les degrés de P Autel.

(c) Quelques-uns prétendent que les Messes privées n’ont commencé que dans le septième Siécle, & qu’elseSfont une fuite de l’ignorance & du refroidissement de la pieté des peuples. Alors la Communion devint moinsfréquente & fut insensiblement restrainte au Célébrant seul : Alors aussi au lieu d’un grand pain qu’on avoit ac-coutumé de consacrer pour Rassemblée, on ne consacra plus que les Hosties ordinaires. Les Messes basses, diton encore, rétablirent en même tems. Bien loin de croire que l’origine des Messes privées soit aussi moderne»* doive être attribuée à l’mdevotion , nous croions au contraire qu’elles font des fuites de l’extréme csevo-tion des premiers Chrétiens, qui communioient très souvent en particulier.

(d) Pijcara Praxis Caerem.

(e) Bauldry Manuale Caerem.