DES CATHOLIQUES ROMAINS. 29
Pascal, qui doit être de cire très blanche & peser environ huit à dix livrés. Onfëra au Cierge cinq trous en croix, pour y mettre cinq grains d’encens, dorés& faits en forme de noix de pin. Enfin on peindra fur le Cièrge quelques ob-jets édifians, par exemple le Patron du lieu &c. Comme tout doit répondre à laíòlemnité de ce jour, les Rituels veulent que le Roseau qui íèrt a allumer lesCierges soit doré aufíì 6c orné de fleurs. Les trois petites chandelles qui sont alextrémité du Roseau repreíèntent l’unité dans la Trinité • ainfi elles doivent êtreUnies par leur base, c’est-à-dire par lextrémité qui touche au Roseau.
Les Rituels enseignent auífi , qu a moins de danger de mort on ne doit pointbaptiser pendant les huit jours qui précédent le Samedi Saint.
■ La BENEDICTION NOUVEAU
FEU tfc.
L’estdroit où cette Cérémonie íè fait doit être jonché de fleurs. A Nones ilfaut éteindre 1 ancien feu : (a) mais en même tems un Acolyte doit allumer (b)le nouveau hors de l’Egliíè.
(c) Celui qui officie, paré de tous íès Ornemens Pontificaux, 6c accompagnédes Ministres de l’Autel & du Clergé fort de l’Eglise en Procession après Nones& se rend à l’endroit où la Bénédiction du feu se doit faire. - Le vaíè de l’eaubenite y est porté en cérémonie ; celui de l’encens de même, le Manipule duSoudiacre auífi & le Missel, qui est en violet : le Soudiacre marche seul avecla Croix, le Clergé le fuit. Après que chacun a pris son rang, le Célébrant íèdécouvre & dit, (d) le Seigneur soit avec vous &cc. íùivant Tuíàge : ensuite ilrécité (e) unepriere, au millieu de laquelle il fait le signe de la Croix fur le feu.II bénit auífi les cinq grains d’encens qui íônt dans un baífin qu’un Acolyte tientelevé devant se poitrine. Cependant le Thuriféraire met quelques charbons bé-nits dans l’encensoir , le Célébrant y ajoute de 1 encens 6c le bénit r un Diacrelui présenté laspersoir en le baisent: le Célébrant aíperse trois fois d’eau benitele feu qu’il vient de bénir 6c dit en faisent l’aíperfion, (f) Aspergés me Domine .Il encense par trois fois & avec de pareilles Cérémonies ce fou sacré. Alors unAcolyte, ou le Sacristain, prend une petite chandelle 6c l’allume au feu nou-veau.
On s’étoit rendu en procession au lieu de la Cérémonie, on s’en retourne demême, (g) mais le Diacre quitte auparavant tous ses paremens violets, au con-traire
(a) Bauldry Matinale Caret».
(í>) L'Acolyte bat un caillou avec un fusil, & du feu qu’il en tire il en allume aussi-tpt quelques char-hons qui font dans un vase apporté exprès. Les anciens Greqs & Romains &c. allumoient leur feu sacré avech même précaution, & fe servoient ordinairement pour cet effet d’une espece de miroir ardent, ou plûtôí d’unv ase concave, suivant l’usage des anciens Peuples du Perou. Ils faisoient aussi du feu est frapant deux mor-ceaux de bois dur l’un contre l’autre ; usage pratiqué par les Mexicains, lorsqu’au commencement du Siécleils allumoient leur feu nouveau. Les Romains renouvelloient le feu de Veíh dans le mois de Mars, selonqu’Ovide le dit dans ses Fastes,
aidde quod arc ana jieri ttovtts ìgnis i» ade^ _ Dicitur , & vires flamtna refetta capit.
Cela pourroit nous persuader que la Cérémonie du feu nouveau a été enlevée aux Paiens.
(c) Bauldry Manuale Caret».
(d) Domitms Vobifcum.
(e) Deus qui filiutn tuum &c.
(f ) y<ws m'arrojerés Seigneur &c.
Çf) Bauldry Manuale Caret».
Tome IL . - H
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