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[Volume I.]
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3 o DISSERTATION SUR LES CEREMONIES

traire le Soudiacre prend un Manipule de cette couleur. Le Diacre prend deSparemens blancs. Nous nous dispenserons de repeter l’ordre de la Proceíïìon rtout ce qu’il y a de particulier , c’est que le Diacre y marche avec le Roseaudont nous avons donné la description, & le Soudiacre avec une petite chandel-le qu’il tient enfermée dans une petite lanterne. La Proceííìon s’arrête a l eu-rrée de l’Eglise, le Diacre baisse le Roseau, l’Acolyte allume avec se petite chan-delle une de celles du Roseau. Tous se jettent à genoux, le Diacre éleve leRoseau & chante T Antienne dont les premieres parolles sont (a) Lumen Chrijìi&c. Au millieu de l’Eglise il allume une seconde chandelle avec la même Céré-monie : la troisième s’allume fur les dégrés de l’Autel. Nous les y laissons unpeu de tems. Ils doivent s y acquitter de quelques Actes de dévotion, ou pourmieux dire, de quelques Cérémonies dont les Rituels font un récit circonstancié,mais qui feroit inutile ici. •

La BENEDICTION du CIERGE

PASCAL.

Une de ces Cérémonies c’est la Bénédiction que le Diacre demande au Célé-brant. Le Diacre béni va au Lutrin sor lequel il pose le Missel & l’encense juíqu’atrois fois sens faire le signe de la Croix sor soi ni sor le Missel. Les autres Mini-stres se placent autour du Missel de (b) la maniéré suivante. Le Porte-Croix a seCroix tournée vers le Célébrant , le Thuriféraire est à la droite du Diacre, l'au-tre Acolyte qui tient le Roseau & celui qui porte les cinq grains d’encens sonta la gauche. Comme le Diacre commence le chant d’uné '(c) leçon, le Célé-brant "& les Ministres se découvrent ; vers le milieu (d) du chant il met auCierge íes cinq grains d’encens en forme de Croix. Ensuite il poursuit le chant,& a certaines parolles (<?) convenables au mystère de cette Cérémonie, il allu-me le Cierge Pascal. Pendant qu’il acheve de chanter un Acolyte va allumer dufeu nouveau tous Jes autres luminaires.

Après cette Cérémonie, (f) le Diacre retourne a la Sacristie, où il quitteles paremens blancs & reprend l’Etoile violette & le Manipule de cette couleur.La Bénédiction du Cierge est suivie des leçons qu’on appelle Prophéties , du (g)Trait ôt du chant des Oraisons.

Les trois chandeíes, qui sont à l’extrémité du Roseau, allumées l’une aptesl’autre désignent, dit-on, le progrès de l’Evangile dans les trois parties de notreHemisphere. il en faudroit quatre depuis la découverte de 1*Amerique. N<> usavons déja dit, que ces trois chandelles sont austì l’embleme de la Trinité. Lesidées des Mystagogues sont inépuisables. Pour le Cierge Pascal, ils nous assu-rent que c’est le symbole de l'humanité du Sauveur, & le seu nouveau celui de senouvelle Doctrine de l’Evangile. .

On prétend que la Bénédiction du Cierge Pascal est sort ancienne dans l’E-

glise,

(d) La Lumière de Christ.

{b) Cœremon. Epi fi - L. r.

(c) Exultes &c. toute cette leçon s’appelle Praconìum,

(d) A ces parolles, Curvat Imperia.

CO Rutilant ignìs accendit &c.

C/) Bauldry Aíanuale &c.

(g) Voies ce que c’eft que le Trait à la p. 8o. duto. I. Sec. P.