DËS CATHOLIQUES ROMAINS. 35
Tiéfríe des femmes mariées. On peut voir dans les Riruels le détail (a) de cesLitanies & la maniéré dont elles font conçues.
Voici en général l’ordre qui s’obíèrve aux Processions de S. Marc & des Ro-gations dont on parlera bien-tôt. Le Clergé & le Peuple s’étant aííemblés désle matin dans l’Egliíè, le Célébrant revécu des paremens convenables , de 1 ’é-tole violette & du pluvial de méme couleur , va a l’Autel avec le Diacre & leSoudiacre revêtus des habits de leurs ordres en violet auíìi, mais fans manipules.Etant a l’Autel y le Célébrant, tous les Ecclésiastiques du Chœur & le Peupleíè mettent à genoux & font leur priere; après quoi le Soudiacre va prendre laCroix íè met a l’entrée du Presbytère & y reste juíqu a ce que la Processionparte: ce qui íè pratique de même dans les autres Processions. Cependant unVU deux Chantres commencent l’Antienne Exsurge &c. laquelle étant achevée,tous íè mettent a genoux excepté lePorte-croix,qui, comme on la déja remar-qué, ne fléchit jamais les genoux en ces occasions. Deux Chantres , ou le Cé-lébrant tout íèul s’avancent ensuite vers le grand Autel, & commencent á ge-noux les Litanies des Saints. Le Chœur répond. Loríqu’ils chantent SanîlaMaria or a pro nohis y tous íè levent & marchent en Procession. Le Peuple fuiten répondant aux Litanies; & comme le tour de ces Processions est plus grandqu’â 1 ordinaire , on doit faire des Stations a (h) quelque Croix, à quelqueOratoire, ou à quelque Egliíè. Le chant des Litanies finit par des prières.
S. Mamert, Evêque de Vienne, vóiant ion Dioceíè affligé par des tremble-ment de terre & par d’autres calamités, établit les (c) Rogations vers le millieu ducinquième siécle, òt ordonna quelles dureroient trois jours.
L’Egliíè ordonne des Processions pour la pluie, pour demander le beautems,pour le tems de mortalité, de guerre , de famine &c. On en fait auísid’aclions de grâces. Il n’y a rien de particulier en toutes ces Processions, si-non qu a celle-ci le Célébrant & íès Ministres íônt vêtus de blanc. A la Pro-cession qui doit íèrvir pour détourner la tempête, le Curé doit faire íònncr lescloches & jetter de l’eau benite en haut.
2.6. Saints Clet <& Marcellin PP. & M M. Fête à Sainte Marie Majeure , oùest la tête de Saint Marcellin, & à Saint Pierre , où est le corps de Saint Clet: àNôtre Dame des Monts , pour ion premier miracle, & à Sainte Marguerite audelàdu Tibre 3 pour la Dédicace.
2.7. Saint Anajlafe Pape, à Sainte Bïbiane , où est ion corps ; â Saint Martindes Monts , où font íès Reliques, & à Saint Corne.
2.8. Saint Vital Martyr, Fête à ion Egliíè.
2.9. Saint Pierre Martyr , Fête a la Minerve y où les Cardinaux de l’Inquisi-tion font Chapelle : Fête a Nôtre Dame de la Paix , & a Saint Marcel pour lehien-heureux Pèlerin Servite.
30. Sainte Catherine de Sienne , Fête à la Minerve , ôc par tout l’Ordre de
I z Saint
(a) Pour en donner une idée generale à ceux qui ne les connoissent pas, il suffit de dire ici qu’on y invo-que Dieu & tous les Saints pour la paix & pour la prospérité de l’Eglise , pour le Clergé , pour les Peuples*Pour les Souverains, pour les fruits de la terre, pour les fidelles défunts &c.
(b) Lorsque la station est à une Croix, on dit cette Antienne Crttcem fmtturn fubjit : si 1a station est à unOratoire ou à une Eglise, on fait dire l’Antienne ou l’Oraifon du Patron.
(O 11 y a apparence que k Procession des grandes Litanies & les Rogations doivent aussi être mises au rangde ces Cérémonies Païennes que des Prélats pieux ont crû devoir consacrer à Dieu. Les Romains célébraient^ M* Avril une Fête qu’ils appelloient Robigalia, pour détourner de dessus les grains ce qu’on appelle commu-nément la nielle, qui est fort à craindre en cette saison. Cette fête fut instituée par Numa Roi de Rome, à‘honneur du Dieu Robìgus , ou de k Deesse Robigo. On lui faisoit alors des prières & des sacrifices. Ils fai-.knt aussi des Processions autour des chams en faveur des fruits de la terre, comme cela se pratique encoreaujourd’hui dans l’Eglise Catholique. Les Romains donnoient à ces Processions k nom d 'Ambarvdia,