DES CATHOLIQUES ROMAINS. 7 r
de loi. Nous dirons en passant, qu il semble qiie l’Eglise peut changer ôt dimi-nuer les .signes d’un Sacrement, fins nuire pourtant d la foi, ôt íâns diminuerl’estènce du Sacrement. S'il falìoit toujours íuivre ia lettre, les Sacremens ne se-roient pas a beaucoup prés les feules choies ou l’on se trouveroit éloigné de cequi est écrit dans l’Evangile.
On doit au moins communier à Noël, à Pâques, à Pentecôte ôt I’Epipha-nie, jour de la vocation des Paiens : mais les vrais fidelles doivent y ajouter lejour du S. Sacrement, la Fête de tous les Saints, celle de l’Assomption de laVierge, le jour du Patron ôt le jour de son Baptême. On doit communier âjeun, ôt íè revêtir alors de toute la modestie Chrétienne : les dévots qui ont l'u-sage du monde, ôt qui veulent que la grâce Ôt la délicatesse les accompagnedans leurs actes de pieté, savent donner un air agréable ôt aisé â la modestie quela Communion demande. La prémiere des deux figures (a) que l’on voit ici fu-plée ingénieusement â tout ce que l'on pourroit dire sur un tel sujet.
Les Prêtres qui íè présentent â la Communion communient immédiatement aprèsle Diacre ôt le Soudiacre , avant tous les autres. Ils doivent avoir une étoleblanche ser le surplis. Les Ministres qui íèrvent â l’Autel communient avec leshabits de leurs ordres ; les Acolytes ôc les autres Clercs communient en surplis.Eníuite le Célébrant va au balustre pour donner la Communion aux Laïques,ôt commence par celui qui est le premier du côté de l’Êpître , faisant le signede la Croix avec l’Hostie sur la períônne qui doit recevoir la Communion. LePrêtre ne retire sa main qu’après que l’Hostie est entierement dans la bouche decelui qui communie. Nous ne parlons ici ni des prières, ni de plusieurs au-tres choses que l'on p.ourra chercher dans les Rituels : si le Lecteur veut avoirune idée plus vive encore de la Communion, il doit jetter les yeux fur cette fi-gure.
Si en donnant le Communion une Hostie , ou une particule d’Hostie tom-boit â terre, il faudroit la relever avec respect, (b) couvrir l’endroit où elle íè-roit tombée de peur qu’on ne foulât aux pieds cette particule d’Hostie, raclerensuite le pavé, (c) jetter les raclures dans le Sacrasse, ôt bien laver la place: sielle tomboit fur la serviette on fur le voile ôte. il faudroit laver cet endroit ôtjetter l’eau dans le Sacrasse-, (d) si íur l’habit du Communiant, qu’on marquela place ôt qu on le lave. S’il íè trou voit dans le Ciboire quelques petits vers en-gendrés, selon le Mystagogue Italien que nous citons, dans les eípeces Sacra-mentales, s’il s’y trou voit quelques fragmens d’hosties moisies, sien un mot ils’y trouvoit quelque saleté, il faudroit brûler le tout, ôt jetter les cendres dansla piscine.
(e) On communie les Religieuses au parloir : pour cet effet il faut préparerUn voile de foie , une serviette bien blanche, ôt un corporal pour y poser leCiboire. A droite ôt à gauche il doit y avoir des Cierges allumés, ôt fur le pavéun tapis. Le Prêtre revêtu de l’étole ôte. porte le S. Sacrement aux Religieusesprécédé des Acolytes qui marchent avec le Cierge â la main : ensuite il adore leS. Sacrement, les Religieuses disent la Confession,il se jette â genoux ôte. com-me â l’ordinaire: il prend autant d’hosties qu’il y a de Religieuses à communier.Enfin il leur donne la bénédiction.
Si malheureusement il tomboit quelque hostie ou particule d’Hostie en dedans
' *■ ‘ 8 2. du
( a ) Ces deux figures ont été destinées à Paris.
(b) Pijíara Praxis Casrem.
„ X e ) Idem & Rituel d’sîiet.
W> Ptftata Praxis Caerem.
( e ) Idem. Ibid.