7 6 DISSERTATION SUR LES CEREMONIES
Prêtre féra les prières Ôc les Cérémonies ordinaires devant ôc après la Commu-nion du pestiféré.
Les mêmes précautions sont observées en donnant l’Extréme Onction a ce-lui qui est attaqué de contagion. On met au bout d’une longue baguette oudune gaule, du coton ou de letoupe trempée dans les saintes huiles 3 dont onne fait au malade qu’une feule onction avec les parolles ordinaires : après quoion met le bout de la baguette ôc le coton dans du feu préparé exprès dans unréchaud.
IV. La P É N I T E N C E.
Voici le quatrième Sacrement: l’Eglife croit que Jesus-Christ la institué,mais ce point est contesté par ceux qui fe sont séparés du corps de l’Ëglise : Ilne nous appartient pas de toucher à cette controverse. Toujours est il fur que lepouvoir attaché á la Prêtrise de remettre ôc de retenir les péchés, d’imposer despeines aux pécheurs, ôc d établir des moiens de réconciliation entre eux ôc laDivinité est un des plus beaux privilèges que l'homme pût acquérir. Lesfausses Religions n’ont pas moins senti les avantages de ce pouvoir. L’IdolatríeGrecque ôc Romaine, celle du Mexique ôc des Indes Orientales, en soumissentdes exemples assés remarquables.
Les Evêques dans leurs Diocèses & les Curés dans leurs Paroisses ont le pou-voir de donner l’absolution aux pécheurs: à l’égard des autres Prêtres, il fautqu’ils soient expressément aprouvés par l’Evêque pour entendre les Confessons.Il en est de même des Religieux. Cependant il y a des cas réservés au Pape,aux Evêques ôc à leurs Pénitenciers. On trouve dans les Rituels plusieurs au-tres remarques fur ces articles ôc sor les qualités nécessaires aux Confesseurs: maistout cela n est pas de notre ressort.
Le jeune, la priere,saumoné, la privation des plaisirs ôc des choses qui nousoccupent le plus volontiers, font les conditions generales de la Pénitence : il enest de plus particulières, comme de dire un certain nombre d 'Ave, de Pater , deCredo-, de faire un certain nombre de génuflexions, de saluer un certain nombrede fois le Saint Sacrement, de se donner un certain nombre de coups de fouet ;de porter sor le corps nud un Cilice ou une ceinture de crin &c. Le détail estencore inutile fur ce sujet. Ceux á qui l'iimagination ne soggerera pas des pé-nitences assés rudes pourront s’instruire à sond dans les vies des Saints ôc dansleurs Legendes. Le fruit qui revient de ces dernieres pénitences c’est du moinsle gain assuré des Indulgences. Nous en avons parlé dans la seconde Partie duTome premier de cet Ouvrage.
(a) Le Confesseur doit être revêtu d’un sorplis sor la soutane, avoir une éto-le violette & un bonnet carré: il doit ouir la Confession dans l’Egìife, „ au„ lieu le plus éloigné du maître Autel, qui est le bas de la nef, ôc le plus ex-„ posé a la viie de tout le peuple, dans le Confessional, qui est le tribunal de„ la pénitence. Le Confessional doit être ouvert par le devant, ôc avoir une„ ou deux fenêtres treillissées : quand il y a deux fenêtres, il est nécessaire qu il„ y ait deux petits volets pour les fermer; ôc il est bon de mettre les cas re-
00 Rituel (tuilct.