DES CATHOLIQUES ROMAINS.
deux autres Clercs, dont l’un sera chargé de leau benite , des corpôraux &cdes purificatoires, l’autre du Rituel & (a) de la Clochette, suivront immédia-tement après. Ceux , qui portent les flambeaux viendront ensuite : le Prêtresuivra marchant íbus le daix & portant le Saint Sacrement élevé devant lesta-Mac. Si le Clergé porte le Viatique en quelque lieu éloigné, il mettra l’Ho-stie dans une petite boëte d’argent, qu’il enfermera dans une bourse d’étoíFe. ilpendra cette bourse à ion col, Panachera fur ion estomac & ls r restera de tellefaçon que le S. Sacrement ne puiífe être secoué, ní tomber.
Le Prêtre entrant dans la chambre du malade souhaite la paix au logis, & s’a-vance jusqu’a la table, ou il étend le corporal pour y poser le Ciboire. Il ado-re ensuite le S. Sacrement, & tous ceux qui sont dans la chambre ladorentauífi : il aíperse le malade & même la chambre : ce qui se fait en récitant desantiennes > des versets de Pseaumes & des Oraisons convenables a cette action.Après cela il découvre le Ciboire, prend une Hostie avec le pouce & Pindicede la main droite, la tenant un peu élevée fur la couppe ; Le prénant le Ciboirede la main gauche, il se tourne Le s’aproche du malade pour lui donner laCommunion.
Après la Communion le Prêtre remet le Ciboire fur la table en faisettt unegénuflexion : puis il frote sor le bord de la couppe les doits dont il a touchéP Hostie, afin que s’il a quelque particule d’Hostie aux doits elle tombe dans lacouppe. Ensuite il ferme le Ciboire & le couvre du petit voile, en faisantune autre génuflexion : il se lave dans un vase avec de Peau & du vin les deuxdoits qui ont touché PHostie, & ceux qui font auprès du malade lui font pren-dre cette ablution.
Cet acte de dévotion finit par des prières & des exhortations. S’il reste quel-que Hostie dans le Ciboire, le Prêtre , après avoir donné la Bénédiction aúmalade, s’en retourne à l’Eglise avec les mêmes fidelles qui Pavoient accompag-né chez celui qui a reçu le Viatique. Etant dans l’Eglife il leur publie les In-dulgences concédées par les souverains Pontifes & par l’Evêque, & leur donnela Bénédiction. S’il ne reste point d’Hostie dans le Ciboire, le Prêtre s’enretourne sens Cérémonie, après avoir dit les prières qui suivent la Communiondu malade. Si le malade est agonisent, (b) le Prêtre omet toutes les prières Lcc.& lui donne le Viatique en lui disent seulement deux ou trois parolles.
Le Prêtre à qui l’on donne le Viatique doit être revêtu du surplis, Lc avoirpar dessus une étole blanche croisée sor la poitrine*
On a déja remarqué l’usege que les anciens fidelles faisoient de P Eucharistieaux aproches de la mort : ainfi aucune Secte du Christianisme ne seuroit con-tester Pantiquité du Viatique.
Si le Prêtre est obligé de porter le Viatique a quelque personne attaquée dela peste, il doit se rendre a neuf ou dix pas du lieu où elle est , en prenantle dessus du vent. Etant á cette distance il enfermera PHostie consacrée dansune autre qui ne lest pas, & après avoir enveloppé le tout dans une feuille depapier, il le mettra à terre dans un espace raisonnablement éloigné du lieu, àcîe couvrira d’une pierre pour l’assurer contre le vent & autres fâcheux accidens.Le Prêtre se retirera ensuite, & le malade, ou celui qui le sert , viendra prendreles Hosties, après que ce Prêtre lui aura dit quelle est PHostie consacrée. Le
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(a) On dit que Grégoire IX. établit l'usage de la Clochette.
0>) La figure que l’on voit ici représente parfaitement la disposition du malade qui reçoit le Viatique, & deceux qui assistent à cette dévotion.