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[Volume I.]
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DES CATHOLIQUES ROMAINS. 89V. L’EXTREM E<-0 NOTION.

Les Rituels nous définissent PÈxtreme - Onction un Sacrement qui achevéde procurer le rémission des péchés aux fidelles dangereusement malades, quileur donne la grâce de soufrir avec patience les peines & les incommodités dela maladie, qui leur donne la force néceíseire pour bien mourir & qui leur pro-cure la semé, íî elle est utile au selut de leur ame. Ainsi l’Eglise Catholiquefait de PExtreme-Onction un Sacrement dont elle enseigne Pindiípenseble nécessi-té au fidelle, comme il paroît par cette définition , Sc il faut avouer qu’un (a)passage de'S. Jaques joint a une tradition assés constante ôc au témoignage deplusieurs peres fortifie considérablement cette doctrine. Il est donc injuste dela rejetter Comme une pratique du sixième siécle inventée par le Pape Félix IVYenviron lan 5 2.8. ainsi que l’avance un (b) Auteur Protestant qui prétend quePonction de l’Eglise primitive étoit ‘fondée fur le pouvoir de guérir les mala-des donné aux Apôtres Sc a leurs Diseiples. „ Le don de guérison venant à„ cesser, dit-il, avec les autres miracles, quelques hérétiques voulurent retenir„ Pusege de cette Onction, bien quelle n’eut plus son ester Sc la firent servir à„ une autre fin: car environ Pan i 80. ses Vaientiniens oignoient d’huile leurs,, malades à Paproche de la mort y ajoutant certaines prières Scc. "

La forme du Sacrement de l’Extreme-Onction consiste en ces parolles ,, (c)„ que Dieu par cette seime onction & par se très pieuse misericorde vous par-„ donne toutes les fautes que vous avés commises. " Le Prêtre récité cette for-mule en faisent Ponction aux parties du corps auxquelles on doit les faire, par-ce quelles ont servi d’occasion ou d’instrumerìt aux péchés, dont , pour s’expri-mer dans les termes du Rituel à’Alet , ce Sacrement purge les rejles , c’est-à-direles péchés dont on n a pas été ajfés soigneux de faire pénitence. Elie supplée doncaux défauts des pénitences passées.

Le Prêtre seul est le Ministre de ce Sacrement. On ne Padministre qu’auxpersonnes détenues de maladies mortelles Sc à celles qui font dans un âge dé-crépit ; pourvu qu’avec le grand âge on remarque en eux une extreme débilitélaquelle peut passer pour une maladie dangereuse : mais on n’administre pasPExtreme-Onction aux criminels que l’on conduit à la mort, Sc l’on alléguépour raison que le criminel n’est pas en état de mort par maladie ou par au-cune infirmité. Il y auroit quelques autres remarques à faire au sujet de ce Sa-crement , mais elles ne conviennent qu’aux Rituels & à ceux qui sont obligésde les lire. On ne fera que deux remarques, c’est que l’Extreme-Onction estrefusee aux impénitens, Sc qu’on doit ceíser les onctions, si le malade expireavant que de les avoir achevées.

Les Onctions se doivent faire aux yeux, aux oreilles, aux narines, à la bou-che, aux mains, aux pieds, Sc aux reins. Cette dernière onction n’est quepour les hommes. L’onction des mains se fait en dedans pour les Laïques, Sc

en

0*) Epître de S. Jaques Ch. V. vers. 14 & 15. II y est parlé de Fonction m nom du Seigneur. Voi. austjI ’Evang. selon S. Marc Ch. VI. vers. 13.

(A) Hist, des Cérémonies & des Superflu. &c. imprimée à Amst. Î717.

(c) Per iflam fitnclam untlionem ex fluam piijflmam mifericordiunt indulgent ttbì Dominus tfuiccjuid deli«yuisti &c.

Tom. I/.

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