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[Volume I.]
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DES CATHOLIQUES ROMAINS. 99

dernier, lis se rendent tous ensemble à la maison du. défunt, dont le corpsdoit être à la porte du logis , ou dans (a) quelque appartement voisin , lespieds tournés vers la rue, ôc cela, disent les Rituels, quand même le défuntauroit été Prêtre. N oublions pas que le cercueil est environné de quatre, oumême de six Chandeliers garnis de Cierges de cire jaune allumés. Loríquele Clergé est arrivé au lieu où est le corps, le Porte-Croix se met à le tête dudéfunt, s’il est poífible, le Célébrant se met aux pieds vis-à-vis, en forte qu’ilregarde la Croix, celui qui porte I’eau béni te fe met un peu derriere lé Célébrantà se main droite, les autres personnes du Chœur íê rangent de côté ôc d’autre: lesplus avancés dans les Ordres sont les plus proches du Célébrant. Tout celaíê passe ainsi, pourvu que le lieu le permette : puiíqu’il arrive souvent que fautede place la Croix reste à la porte du côté qu’on doit s en aller, ôc que ceuxdu Chœur font obligés de íê ranger de côté 5c d autre pour laiíîêr le millieulibre au Célébrant: Cependant on allume les cierges ôc les torches de cirejaune, ôc on les distribue à ceux qui les doivent porter.

La coutume de porter des cierges allumés aux Convois funèbres s’introdui-sit dans le Christianisme après la paix de l’Eglise, ou plutôt les Chrétiens larenouvellerent alors , car elle étoit auparavant en uíàge chez les Romains :comme les Chrétiens fe distinguoient en toutes choses des Idolâtres, il y a ap-parence qu’ils la rejetterent tant qu’ils surent fous le joug du Paganisine. D’ail-leurs en ces tems de persecution il n’étoit pas permis aux Chrétiens d enterrerleurs morts avec pompe. Les Docteurs de l’Eglife , pour mieux justifier cet-te coutume, ont voulu que les flambeaux ôc les cierges allumés aux Convoisfunèbres signifiassent (b) la foi opérante par la charité, dans laquelle on présume queles fidelles font morts. Cette idée pourroit convenir en quelque façon à l'ori-gine qu’un (c) Auteur Protestant trouve a cet usage, ou plutôt un ( d) Saintde l’Egliíê avant lui. ,, Les lampes allumées aux funérailles, dit le Saint dans„ l’Auteur cité, signifient què nous accompagnons les défunts comme de ge-„ nereux Athlètes. " Les Greqs accompagnoient ordinairement leurs, athlètesvictorieux le cierge ôc le flambeau á la main. ,

Le Célébrant étant devant la Croix tourné vers le corps, le Ministre del’Eau benite lui présenté l’afpersoir. Alors le Célébrant jette trois fois de l’Eaubenite sor le corps en un même endroit sens rien dire. Ensuite aiant rendul’aípersoir il commence une (e) Antienne convenable sens la doubler, parcequ’aussi-tôt deux chantres entonnent le pfeaume Ve prosundis , d’ou cette An-tienne est tirée. Le deux parties du ChœurTachevent alternativement, étantvis-à-vis l’une de l’autre : a la fin on dit ces parolles ; ( f) Seigneur donnés unrepos éternel à ce défunt , & que <votre lumière reluise éternellement sur lui. En-suite on redit l’Antienne , si iniquitates , & tout de fuite le Célébrant en ditune (g) autre que Ion ne double point non plus. Deux Chantres commen-cent auflì-tôt le Miserere, le Clergé le continue à deux Chœurs, ôc l'on marcheVers l’Egliíê. (

Bb 1 (^) Ceux

(a) L’usage des Greqs & des Romains étoît d’exposer les morts dans le Vestibule du logis, les pieds tour-nés vers la porte; & comme chez ces peuples, de même que chez les Juifs,l’attouchemept du mort Íouilloiíle vivant, on trouvoit le bénitier à la porte pour s’asperfer d’eau lustrale en entrant & en sortant.

Rituel d’Aet.

(c) Histoire des Ccremonï'des superstitions fkc. imprimée en 1717.

(d) Saint Chrjfofiome 'cité-par l’Auteur de .cette Histoire. ^ ,

(e) Si iniquitates &c.

(f) Requiem aternam dona ei Domine , gr lux perpétua luceat. ei,

(g) Exultabant Domino OJfa &c. : ' 'U- ' -