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[Volume I.]
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DES CATHOLIQUES ROMAINS, ioi

des flambeaux que de jeunes enfans de l’Hopital ont â la main. Les parens dûdéfunt suivent en longs manteaux de deuil j les amis marchent ensuite, & tousceux qui avoient de la considération pour lui se joignent à ce Convoi funebre»En quelques Taïs, soit Catholiques, ou Protestans, les femmes assistent auísiaux enterremens, & marchent après les hommes : ce qui íè pratiquoit de mê-me chez les anciens, mais chez les Greqs une certaine loi défendoit cette Céré-monie aux femmes qui n'avoient pas encore íoistante ans. Pour ce qui estdes Romains, il paroît assés que les femmes aísistoient aux funérailles3 puisqueles parentes & les amies du mort faiíoient la meilleure partie des préparatifsfunèbres. A legard du deuil, celui qui le menoit comme sils ou heritier &c.étoit revêtu (a) dune longue robe, laquelle étoit noire ou d u moins d un grisfort obscur, ce qui revient aisés a nos longs manteaux de deuil. Les fils du défuntmarchoient la tête couverte, les filles au contraire la tête niie & éche-velées. . '

Lors que le Convoi funebre est arrivé â la porte de, l’Eglisê, on dit Re-quiem &c l’on reprend l’Antienne qui commence par ces mots, exultabunt Domi-no ojsa humiliata. Loríqu’on est entré dans l’Egliíè on chante un {b) réponsqu’un ou deux chantres commencent, & que ceux du Chœur poursuiventalternativement, asin que les Saints & les Anges íè chargent de l’ame du défunt,& la présentent a Dieu.

Pour faire le service funebre on pose le corps dans le Chœur de l'Eglise,si le défunt étoit Ecclésiastique, & dans la nef s’il étoit Laïque. Les Prêtresont la tête du coté de l’Autel. Le Rituel d’Alet dit (c) ,, qu’on doit tourner„ le visage des défunts Laïques vers l’Autel quand on les place a l’Egliíè, &„ celui des Ecclésiastiques vers le peuple : pour marquer , à legard des pre-„ miers, que dans ce dernier passage ils doivent aller a Dieu par Jésus-Christ,„ & a legard des derniers, quêtant unis a lui par leur Ministère, ils regar-„ dent le peuple en continuant leurs foins pour son salut, même après leurmort. " On met au moins quatre Cierges allumés autour du corps : On enmarque huit dans la taille douce , qui repreíènte ^exposition du corps dans leChœur. A l’égard du service funebre, on ne íàuroit mieux faire que de copieren abrégé ce que le Rituel d’Alet veut qu’on y observe. L'ordre & la cérémonievarient selon les disserens reglemens établis en differens Diocèses; mais ces dif-férences font trop peu essentielles pour les remarquer ici. Le corps étant doncposé dans le Chœur ou dans la nef de l’Eglife, „ celui qui porte la Croix se3, met à la tête du défunt, le Célébrant se met aux pieds, mais non pas en-,, tierement au millieu, quand ils sont tournés vers l’Autel : le Clergé se ran-„ ge des deux côtés, (à peu près comme on le voit dans la taille douce )s, étant tournés face à face, & les moins avancés dans les ordres étant les

3, plus proches de. la Croix." Après avoir dit (d) l’Oífice des morts,

on dit la Messe, si le tems le permet, avec les Cérémonies convenables (e) aux

Messes

(a) Prétexta pulla.

(b) Subvenìte S an Eli Dei , occunìte dngeli Domini &c.

C) 1 6. Instr. des sépultures. Voi. Tom. I. Sec. part. de cet ouvrage pag. 98. & observés d’y Ure ainsi :le Prêtre aura la tête pofe'e & c.

(d) Du moins le premier nocturne dë cet Office 3 qui est composé de trois nocturnes que l’on peut voirdans les Rituels.

(e) Voi. Tome prem. sec. Part. de cet Ouvrage, pag. 97. & suiv.

Tom. It. C c