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140 DISSERTATION SUR LES CEREMONIES
La garde des Reliques, des Vaisseaux sacrés & de tout ce qui sert a l’Egliseess commise au Sacristain. Il préside à l’entretien de l’Autel & de ses pare*mens; il fournit la cire aux obsèques &c réglé ce qui concerne les honneurs fu-nèbres, comme la Chapelle ardente &c. Le Sacristain a fous lui des Clercspour le soulager dans l’exercice de fa charge. Un de ces Ministres inférieurs acelle d’obíèrver que chacun se comporte avec respect dans l’Eglise, qu’il ne s’yfasse point de bruit, que les hommes y soient séparés des femmes &c. Il íeroitinutile d’entrer dans le détail des fonctions de tous les Clercs ou Coadjuteurs duSacristain. Les ùns ont soin d’orner & d’entretenir les Autels, les autres ont lacharge du Ciboire & des Hosties, les autres du Calice. Il y a des Clercs pourles corporaux, les vases de î Autel, les habits Sacerdotaux, les Cierges, les Lam-pes , les Cloches &c.
Entre les Acolytes les uns sont à l’Autel les Ministres de l’eau benite, les au-tres- de l’encens, les autres des Cierges. Un Acolyte tient la Mitre du Célé-brant, un autre le Missel, un autre la Crosse Episeopale, si le Célébrant est Evê-que , un autre lui présenté le gremial, un autre les gands & l’anneau ; un au-tre le Pallium, si le Célébrant est Archevêque. Le Porte-Croix est ausiì del’Ordre* des Acolytes: le Caudataire porte la c^ueuë ou l’extrémité de la Chappede l’Evêque & des autres Successeurs des Apôtres. C’est ausiì un Acolyte quia foin du Siège Episcopal. Nous ne disons rien des Ministres du Chœur ,comme les Chantres, & les Organistes ; ni des Lecteurs, dont les fonctions sontassés connues.
Le Soudiacre sert a la Messe ; il chante l’Epitre, il donne a baiser le livre del’Evangile au Célébrant, il est le Ministre du Calice & de la Patene qu’il pré-senté au Diacre, il reçoit la paix du Diacre & la porte aux fidelles du Chœur.Précédé d’un Acolyte, il porte le Calice à la Credence. A la Sacristie il aideau Célébrant à quitter les omemens sacerdotaux. A la Messe Pontificale ilporte & présenté les Sandales à l’Evêque, il lui donne le Manipule, & le don-ne á baiser au Prélat â l’endroit où est la Croix ; ensuite il le lui met au brasgauche.
Le Diacre présenté l’encens au Célébrant, il chante l’Evangile ; après l’E-vangile il encense le Célébrant, il étend le Corporal fur le millieu de l’Autel,il reçoit des mains du Soudiacre la Patene & le Calice qu’il présenté au Célé-brant, il va encenser le Chœur , & retournant a l’Autel il encense le Soudia-cre. Il reçbit la paix du Célébrant & la porte au Soudiacre. Le Soudiacreporte le baiser fraternel au Chœur, ainsi qu’on l’a déja dit. A la Messe Pon-tificale, lorsque l’Evêque donne la bénédiction, il lui met la Mitre fur la tête, ilôte le Pallium a l’Archevêque & le pose fur l’Autel.
Les Chanoines, nous dit on, Ça) font les Sénateurs de l’Eglise. Le nom deleur Dignité signifie Réglé dans son origine ; mais comme ils ont dégénéré deleur premiere institution, notre siécle s’est diverti plus dune fois a leurs dépens.On ne s’est pas contenté de les citer comme des modèles d’indolence & de sen-sualité : leur embonpoint est même tourné en {b) proverbe. Quel scandale l nereviendra ton jamais de l’abus des choses saintes ?
,, Les Colleges des Chanoines ( c’est ainsi que s’exprime (c) Pasquier) qui„ ont été introduits en chaque Eglise Cathédrale n’étoient anciennement en
„ usage,
(a) Pifiara Praxis Caerem.
(b) On dit communément gras comme un Chanoine. Le Lutrin de Boìleau est plein de traits extrêmementvifs contre ces Meilleurs.
(c) Recherches de la France. L. Z. Ch. Z.