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[Volume II.]
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RELIGION DES GRECS. 33

„ Messe, comme s’ils avoicnc été profanés, Sc qu’ils considèrent les pains a*

„ zymes consacrés par les Latins, comme des choses impures. On en peut„ voir les preuves non feulement dans nos Ecrivains, mais même dans le Droit„ Oriental, & principalement au titre (a) Réponse des Patriarches> ou la plû-,, part des cas qui regardent les cérémonies des Latins, sont proposes, Sc en.

„ même tems résolus çontre ceux qui faisoient paroître tant diversion pour les3j cérémonies des Latins. D où l’on peut voir, que le plus grand nombre des„ Grecs rejettoit les cérémonies qui s’observent dans l’Eglise Romaine, comme,, impures Sc profanes, Sc qu’il n’y a eu parmi eux que quelque Savans, qui,, ont tâché de modérer cette grande aversion pour toutes les cérémonies des,, Latins. Ce qui ne nous doit point surprendre, puis que les Latins n’ont,, pas été plus favorables au Baptême & au pain levé des Grecs, selon ce qui„ paroît de plusieurs (b) lettres des Papes qui ont écrit en leur faveur. Outre,, qu’íl s’est trouvé des Théologiens Scolastiques, qui ont douté de la validité„ de leur Baptême Sc de leurs autres Sacremens, comme il seroit aise de le,, prouver.

„ En second lieu, ce qui a fait dire à Caucus, que les Grecs ne reconnoise„ sent point le Sacrement de la Confirmation &: de l’Extrême-Onction, c’est„ qu’il les a considérés par rapport â ce qui s’observe dans l’Eglise Romaine,,, où le premier de ces Sacremens est donné séparément du Baptême ; Sc me-„ me aujourd’hui une des grandes occupations des Evêques, est d’administrer„ dans leurs visites ce Sacrement qui leur est réservé. Le second n’est jamais„ donné dans l’Eglise Romaine, qu’à ceux qui sont à l’extrêmité 5 d’où ce Sa-„ crement a été appellé Extrême-Onction. Mais les Grecs donnent ce premier„ Sacrement en même tems que le Baptême, Sc l’Eglise Orientale s’est tou-„ jours conservée dans cet usage, qui est différent de celui de l’Eglise d’Occi-„ dent. De plus, le Prêtre administre ce Sacrement parmi les Grecs, auíïi„ bien que dans tout le reste du Levant, comme l’on peut voir dans la Diíser-„ cation que (c) Lucas Holstenius a faite fur ce sujet, Sc que le Cardi-„ nal François Barberin a fait imprimer à Rome. Ce savant homme assure,„ que cet usage est si ancien dans l’Eglise Grecque, que le pouvoir de con-„ fimier est devenu comme ordinaire aux Prêtres, Sc de droit commun. Pour,, ce qui est de l’Extrêmè-Onction, les Grecs n’attendent pas, ainsi qu’il se„ pratique dans l’Eglise Romaine, que le malade fòit â l’extrêmité : austi n’ap-„ pellent-ils pas ce Sacrement Extrême - Onction : au contraire, les malades„ vont le recevoir a l Eglise, quand ils peuvent y aller commodément, Sc on,, le leur administre toutes les fois qu’ils font malades, parce qu'ils croyent que„ St. Jaques dans fon Epître parle des malades, Sc non de ceux qui font à,3 l’extrêmité.

„ (Au reste le P. Simon a montré dans sà Bïblioth. Critique Tome I. que„ par l’Euchologe Sc quelques Auteurs Grecs, il paroît que les Grecs établis-33 sent sept Sacremens).

,, En troisième lieu, pour ce qui est de l’adoration qu’ils ne rendent point33 au Saint Sacrement après la consécration, cela ne sc doit pas aussi entendre33 généralement, parce qu’il est constant qu’ils adorent ce Sacrement ; mais seu-33 etnent par rapport à l’adoration que les Latins rendent à l’Eucharistie,aussi-

,3 tôt

(a) Ref. Démet r U Archiep. Bul<r.

m.CUmem. m. apud â. Ub. de Inter st.

(c) Luc. ffolsten Differt. de Sacr. Confirm. apud Grtcot.

Tome III. Part. I. j