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[Volume II.]
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RELIGION DES GRECS. 49

„ Cyrille de Berhée en 16 ; 8. (a) Anathème a Cyrille , qui enseigne & qui„ croît, que le pain & le vin qui sont sur l’auteì de la Prothèse, ne sont point„ changés au véritable sang & au corps de Christ par là bénédiction du Prêtre &c„ par la descente du St. Esprit. Cela seul est une preuve convaincante, que„ le verbe ( [b) [uto&íxm^ est la même chose parmi les Grecs, que le nou-„ veau terme , qui répond au Latin transubsantiari, puisque Cy-

à, rille Lucar s’en sert pour nier la Transubstantiation de l’Eglise Romaine. 1 De„ plus, les Evêques de ce Synode monstrent évidemment, quelle est leur„ créance touchant ce mystère, quand ils anathematisent au même endroit ces„ paroles de Cyrille, tirées de l’Article 17. de fa Confeíïìon : Ce qu on voit desj, yeux & qu on reçoit dans le Sacrement , nef point le corps du Seigneur. Peut-5, on rien apporter qui prouve plus nettement la doctrine de la Transtibstan-„ dation, que cet anathème ? Le II. Concile,tenu à Constantinople en 1 64%.,, íbus Parthenius, confirme la creance de l’Egliíè Latine avec la même évi-„ dence que le premier. Il se contente de rapporter les paroles de la Confes-„ sion de Cyrille, & de les condamner comme hérétiques. Cés paroles d-„ rées de l’Article 17. consistent en ce que Cyrille avoit avancé, (c) que la„ divine Eucharijìie n étoit qu une figure pure & jimple. Les Evêques assemblés3, dans ce Synode opposent à cela, que (d) Jésus Chris ria pas dit , ceci es la„ figure de mon corps , mais ceci eft mon corps, savoir ce qu on voit y ce qùon3, reçoit , ce qui a été rompu , ce qui a été déjà sanUisé & béni .

„ Je pourrois joindre á ces deux Synodes, (e) un troisième tenu a Jdruíâ-

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mauvaise foi à forcé de fe contredire. C’est Parthenius Patriarche de Constantinople qui a forgé toutseul les décréts du Synode de Moldavie à Constantinople, & les a fait approuver aveuglement, fans ré-pliqué & fans examen à Jassy en Moldavie. II ne traite pas mieux le Concile de Constantinople assem-blé par Cyrille de Berée.

(a) Le Sieur Aymon appelle cet Anathème le plus Ántichretien de tous les Ànathemes. II tâche de lerendre absurde par des raifonnemens assés extraordinaires. Voici comme il argumente. Les Grecs Latin *-

ses & les Papiftes eux mêmes disent que ce que les yeux découvrent . c'eji les véritables accìdens du

pain, gr du vin (fr mn pas le corps de J. C. Or Cyrille n’a dit que cela, donc T Anathème est injuste;H ejl l'effet dc l’animofité, de la fureur, de la folie, de l'aveuglement des Grecs de Conflantinople. St lesGrecs ont su ce qu'ils disaient, ils ont prétendu que le pain eucharistique n’ejl appelle le corps de J. C. quedans un fins figuré, puis qu* ils disent formellement, que ce qu'on voit des yeux corporels efi le propre corps de J.C. Les Papistes (fr ceux qui croient l’impanation, ou la Présence réelle, conviennent egalement que la..., chair

dr le.... sang de J. C. ne font pas visibles dans les Symboles . de VEucharistie. II faut donc que ceux

qui disent ,que ce qu'ils voyent des yeux du corps dr ce qu’ ils touchent de leurs mains .... est le corps de J. C.entendent quelque chosi de bien différent de ce corps crucifié dr rompu &C. Le Sieur Aymon Conclut pafune espèce de Dilemme : ou les Grecs qui ont composé les décréts du Synode de Constantinople ne croyoient pointla Transubstantiation, ou s’ils l'ont crue c'étalent des Grecs Latinisés mal instruits des.... fentimens de l'Egli-se Romaine fur ce Dogme, qui ont cru, que pour faire plaisir ilfalloit dire _ que non fìulement le Pain

Eucharistique étoit changé au propre corps de J. C. mois qu'on voyait ce même corps des yeux matériels, fansqu'il fut couvert d'aucun voile des accident de cè pain &c.

{b) Mais le Sieur Aymon,qui sestatepeut-être de savoir mieux le Grec qu’aucún autrè,trtìuve dânsion Dictionnaire, que \j.í 7 usta\)aqcii peut stgnfier un stmple changement d’usage, plût ot qu’un véritable chan*gement de substance &c.

(c) Ces paroles ne se trouvent pas dans l’Article 17. de la Confeíïìon de Cyrille.

(d) Dans l’Edition de Paris on a retranché de ce passage ces mots ce qu'on voit. Sur ce qu*on a tra-âuit le mot Grec qui a été rompu, au lieu de qui est rompu, selon la vraye signification du Participefc'Htsv w, l’Auteur de l’Extrait dans la Bibliothèque 'Universelle Tome V, fait cette réflexion. Les Pro -testant ne feront que fe confirmer par la dans la pensée oû ils font (ilfalloit dire ou quelques-uns font)J *f 1 a íon g tems que les Grecs ne savent eux mêmes ce qu’ils veulent dire , lorsqu'ils parlent de divers ar~mais ^ cr Reli í im &c ’ Si pour toute controverse on s’en tenoit la, non seulement à l’égard des Grecs,mi Tr 11 j ^ anS es < hfp utes que les Chrétiens d'Occident ont entr’eux depuis long-tems, on s'épargne-*

ct'Tc C ^ P e î ne ’ la Religion n’en iroit que mieux.

1 H e e d C0n , CÌle a àó réimprimé de la traduction & avec les remarques du Sieur Aymon en 1708. |

1 a ^'. * e ^ ec ueil intitulé Monument autentiques de la Religion des Grecs &c. L'examen détaillé

de cette tra u ion & des Remarques ne convient nullement ici. Selon le Sieur Aymon, la traductiondonnee ou pro uite p ar l e Port Royal est pleine d’omissions volontaires & de falsifications, mais avantque de prendre parti pour ou contre,on verrâ du premier coup d’œil, que les Remarques de ce nouvel

Tome III. Vdrt. L N Edi«