RELIGION DES GRECS. 65
„ la Procession du Saint Esprit. A Tiné ils sont beaucoup plus de la Reli->, gion Romaine, quoique les Grecs s’y sorvènt de leur propre Liturgie, ôc„ qu ils y observent leurs cérémonies : mais ils sont gouvernés par un Evêque„ Latin. A Micone ils ont un Evêque Grec & sont sujets au Patriarche.,> L’Evêque de ce lieu vint avec nous á Constantinople,mais je ne pus m’en-
„ tretenir beaucoup avec lui ne sachant pas fa langue- Il menoit avec lui
„ un Prêtre qui parloir Italien, avec qui je discourois quelquefois. Il parloir,, comme s’il mavoit jamais entendu parler de cette Doctrine (de la Tran-„ fubstantiation) sinon (a) qu’il croyoit que le pain est réellement changé au„ corps de Christ par la consécration, & qu’il scmbloit absolument l’entendre
„ en un sens mystique & spirituel_J’ai conversé avec l’Archevêque a A-
,, thenes_ II m’asseura qu’il étoit présent à Constantinople lorsque le Pa-
„ trìarche signa lecrit du Marquis de Nointeí , qu’il étoit un des mem-,, bres de l’assemblée, & qu’il étoit du sentiment de Cet écrit, où l’article de„ la Tranfubstantiation est exprimé par le mot pmwWís, quoique je n’aye„ psi trouver que ce mot eut jamais été connu (h) jufqu’alors dans l’Eglise„ Grecque. Je lui demandai s’il ne l’entendoìt pas spirituellement ; il me re-,, pondit que non, mais qu’il l’entendoit tmn&TixZs corporellement-, c’cst-á di-
9i re, que Christ est corporellement dans le Sacrement.
„ L’Evêque de Salone, avec qui je m’entretins souvent sor ce sojet, pa^„ roiísoit souhaiter, loríque je lui dis que jetois Anglican, de connoitre la„ croyance de nos Eglises. Je l’en informai le mieux que je pûs. (c) ll me„ dit qu’ils étoient dans la même croyance ; car je lui appris que nous„ croyons les Saintes Ecritures, les symboles des Apôtres, de Nicée & de S.,, Athanase; que nos Eglises sont gouvernées par des Evêques Lc par des Ar-„ chevêques -, que notre foi est conforme à celle des premiers Peres & des,, quatre Conciles généraux, juíqu’au V. ou VI. siecle, & qu’ensin nous n’é-„ rions point de l’Eglise Romaine, (d) Après cela je lui demandai leur opí-3 , nion touchant le Saint Sacrement, & ce qu’ils pensoient du pain ôc du vin.» après la consécration. Il me répondit comment le corps & le íàng de JefuSp> Christ dont je le questionnois, y pouvoir être, &: il me donna cette explí-,, cation. Comme le soleil est dans le Ciel, & ne laiíse pas de donner íà lu-„ miere & íà chaleur à toute la terre, ainsi quoique Christ soit dans les„ Cieux, il ne laisse pas d’être dans le Sacrement par íà puissance divine & par„ son influence. Je lui repartis que c’est ce que nous croyons, c’est-à-dire, que„ Christ est dans le Sacrement d’une maniéré spirituelle. Il me dit que l’Eglise„ Grecque croyoit la même chose.... C’étoit là le sentiment universel du3Ì Couvent de St. Luc en Béotie ôt d’un hermite qui vivoit à un quart de
„ lieue
00 Cette espèce de contradiction prouve combien peu le Clergé Grec est ail fait de ces questions.(6) On a vû qu‘il savoir été auparavant. Quand on supposerait que cela est faux, il se trouverait*l u on aurait dit la même chose en d'autres termes, ainíî qu’il a été remarqué déja.
(c) Si Wheler ne lui apprit que ce qu’il rapporte id en détail, un Catholique pouvoit aussi répondreon ' comme ce Prélat Grec, je suis de votre croyance. Cela est aisé à dire en gros : dans le détail
° n o est Plus d’accord. 5
que T e ? >e î, ici n la P iet 7 e de touche. Au reste la réponse de l’Evêque ne décidé rien. LeCátholique dirafluencc& 71 - cK (gaiement dans les Cieux, & dans le Sacrement par fa toute puissance, par son in->
l’Euchariflie ^P^^uellement sur nous, & cependant il peut-être aussi en même tems corporellement dansrâbles à leurs" La -P. P art de ceux qui questionnent ainsi de vive voix ceux qu’ils esperent de trouver favo-„„„ m 1 nmiant°r mi ° ns manc l uent /arement d’accòrder les réponses à leurs propres préjugés : & le pis est%(r- p „ eux même de bonne foi, ils ajoutent ou diminuent autant qu’ils le croyent né-
tomber’cL ce défaut dirc encore ^ l» force des préjugés nous fat
Tome III. Part. I. R