RELIGION DES GRECS. 87
Prêtre passe au (a) Manupule, ensuite il prend & baiíe l’étole, de même laceinture qui, selon la priere, le ceint de force , Le (b) le genual, qui ejl (c) com-,me m glaive sur sa cuise. Du genual , il passe à (d) la planette avec les mêmescérémonies. -
Ensuite le Prêtre & le Diacre vont a.la Prothèse & se lavent les mains, endisent dans leur langue le Lavaho ôte. La ( e ) Prothèse est: à gauche de l’Au-tel. C’est là que le Prêtre prépare le Sacrement. Le Diacre y porte le pain& le vin, la Patene ôt le Calice, met celui-ci du côté droit ôt la Patene ducôté gauche. Ils font tous deux trois inclinations devant la Prothèse. Le Prê-tre , après y avoir ajouté la bénédiction, prend de la main gauche le pain qui(f) doit être ossert & de la droite (g) le couteau duquel il fait une croix à l’en-droit de la marque (h) qui est fur ce pain , en disent trois fois , En mémoirede J. C. notre Seigneur , notre Dieu <& notre Sauveur : ôt comme il acheve cesparoles, il perce la marque au cote droit ôt la fend en croix en prononçantces autres paroles fila été mené comme me hrehis à la boucherie. En la perçant au côtégauche il ajoute, & comme un agneau qui ne crie point quand on le tond. A la par-tie superieure de la marque il dit, son jugement a été élevé {ou manifesté) dans /’ hu-milité , Ôt loríqu’il perce l’mserieurc, qui ejì celui qui publiera {ou expliquera ) fa gé-néalogie? A chaque partie de faction du Prêtre, le Diacre repete ces mots,prions le Seigneur , ôt prenant son {i) Etole de la main droite, il dit au Prêtreélevés Seigneur. Alors le Prêtre, après avoir percé encore une fois ce mêmepain obliquement par le côté droit, dit ces paroles , fa vie a été élevée ôte.Ensuite il renverse le pain dans la Patene ôt au moment que le même Dia-cre lui dit , {k) immolés Seigneur , il l’immole en croix comme pour imiterle íàcrifice de la Croix. J'immole, dit-il, pour la vie & le salut .du Monde l'a-gneau de Dieu , qui ôte le péché du Monde . De même lors que le Diacre luidit, ouvrés Seigneur , il ouvre le reste du pain avec son couteau par le côtédroit, faisant à son action l’application de ce passage, m des soldats ouvrit son
côté
(a) Epìmanicia , Manipules, les Grecs en ont deux , un pour le bras droit, l’autre pour le gauche.Ils représentent lçs liens de Jésus Christ, & il n’appartient qu’au Patriarche d’en avoir deux. Hubertubi íup.
(h Le Genual , ou l 'Epigonatium, se met sur les genoux du Célébrant qui est constitué en dignité. Ainíìle dit la Liturgie de St. Chrysostome. Ce Genual représente typiquement le linge qui servit à laver lespieds au Sauveur.
(c) En le bénissant & le baisant il dit, accingere gladio tuo super fémur tuum.
{d) La Chasuble, Phclonìum en Grec : la Chasuble des Patriarches est toute parsemée de Triangles &de Croix. Les Croix l’ont faite nommer des Grecs Polyfiaurium. Les Triangles représentent J. C. quiest la Pierre angulaire.
( e ) C’est un petit Autel. Il y a trois Autels dans le Choeur ou le Sanctuaire. Le grand Autel, ou laSainte Table est au milieu. On y met la Croix & le Livre des Evangiles. La Prothèse est à main gau-che en entrant dans le Sanctuaire. Le troisième Autel est à droite. On y pose les Vases sacrés , les Li-vres & les Habits Sacerdotaux.
(f) npSçtpáp*: oblation. Ce pain est rond, parce qu’il doit représenter les deniers que Judas reçut pour tra-hir J. C. Voy. Durand cité par Goar, qui à son tour est cité par le producteur Alleman d’un immensefatras de notes fur Chris. dngelus,
(g) Nìyw/i lancea. Ce couteau a le nom de lance, en mémoire de celle qui perça le côté du Sauveur.
( h ) Voici la figure de cette marque dans laquelle on volt des caractères qui signifient, Jésus Christ avaincu.
. .(0 Quoique YOrarium des. Grecs ne soit pas absolument P Etole', il ne se peut pas traduire autrementmi* L e Diacre le prend de la main droite, lors qu’il doit faire quelque chose avec attention. Avant1 établissement du Christianisme YOrarium servoit à demander le silence & l’attention au peuple.
(v) Ce n’est pas ici la véritable consécration, ni le vrai sacrifice, & quoi que le Prêtre applique ìtoutes les parties de cette immolation des passages , qui regardent particulièrement le sacrifice de JésusChrist, elle n est qu’une disposition ou une préparation au sacrifice. Pour ces raisons on a traduit lemot ôúw dont se sert le Prêtre, par celui de j'immole: l’immolation étoit chés les anciens Pàyens unpréliminaire du sacrifice. r > 7
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