R E L I G I O N DES G R E C S. 99
je rapporterai deux ou troischoses particulières q lie je trouvé dans les observa-tions de l’Evêque de Yabres fia) fur le Pontifical des Grecs,
Les Laïques communient debout a la porte du Sanctuaire, prernieremënt leshommes, ensuite les femmes. Ceux qui se présentent à la Communion doivent a-voir une attitude de corps modeste & respectueuse, les yeux bailles, la tête panchêea la façon d’une personne qui veut adorer , & les. mains; en croix, Tournefort dansses Voyages dit „ que ceux qui doivent communier s’y préparent par des signes,, de croix réitérés coup mr coup, & accompagnés de profondes inclinations.Ricaut rapporte, que les Grecs avant que de recevoir la Communion, se retirentdans le fond de l’Eglise, Hc (b) demandent pardon a l’Aísembléq.. Si alors quel-qu'un se plaint en particulier d’avoir reçu quelque outrage de cçlui qui doit com-munier, ce dernier se retire juíqu’a ce qU’il ait Élit une réparation .convenable^La formule de réparation est, pardonnés nous freres , nom avons s éché .par nos dis-,cours & par nos allions: l’osseníé répond, Dieu vouspardonne. Autrefois 011examinpit de près la conseience des Communians tout au.. moins on s’in-formoit de'se personne, on prenoit son nom &c. Aujourd’hui,le Prêtre., o.i* le,Diacre qui communie .un Laïque lui dit , en le frisent participer au corps Çcau sang de j. C..& le nommant par son nom, un tes Serviteur de Diéu, récitésl§ corps, sacré & k prêtteux sang 8 cc. Voila ce qui .est. resté decetuíage.
Tournefort décrit la Communion des Laïques de cette manie ,tç : -,, Le ; pa-,, pas met le. Rituel fur la tête du Communiant , < 3 c dit les prières pour lq,, . pardon des péchés tandis que le Communiant dit tout bas : Je crois Seigneur, r & je C( msejse que vous etes véritablement le fis du Dieu vivant y qui êtes VMii,» au monde, pour sauver les pécheurs dont je fuis le plus grand. ” Le reste de sonrécit se raporte á ce que je viens de dire. ;
-On porte, comme, chez les Catholiques, la Communion aux malades ,Mais cela se seit avec beaucoup plus de simplicité dans une boctç de boisqu’un sac renferme, 8 c que le Prêtre prend sous son bras. Selon Ricaut , ç’estune portion du pain béni, dont je vais parler bientôt. Ricaut ajoute qu’ils.portent aussi çk ce pain.à ceux que.des affaires,retiennent chez eux. L’Evê-qiíe de Vabres 'dit , (cfi qit’pn prend une portion du pain conseéfé', dè la gran-deur du pouce, fondue en-, forme de xrròix 8 c arrdsée'-d’im peu de Sang (c’estle vin transubstantié). Cela se garde pour les malades. On en prend une par-eelkhumqctqe ayee un peu d’eau, pu aveç un peudçyin, ;& cseststa ìp.Vîatiquêqu’On dpnnç aux malades & aux mourans. r*
. ; . Je .ne .redis rien ici, de k Communion donnée aux çnfans. . Voici un pointfort controverse : c est celui, des Messes privées, ou■ des Messes sens Commu-,mans. Darts'toutes les Eglises Grecques, nous dit ton, Jf) il se trouve ,des Meseses publiques 8 c privées. - sens Communians. Ceux qui nient qu’il y. ajt çhe^les Grecs de ces Messes sens Communians ont pris pour Communion la distri-bution du Pain secré qui se fpt après k Messe. Ainsi nous le dit Allatius 3qui prétend justifier que eès mêmes Grecs ont l’usege des Meíses ppur leSmorts, par k commémoration qui se ! fait pour eux selon la Liturgie deSaint Chrysostome. , '
- Je finis ce. qui regarde la Messe 8 c Ja Communion des Grecs par l opinion
que
(a) Habert ‘Pontifie. Grœc. p. 2,69.
(b) Cbrfioph. Angélus dit, qu’en faisánt cet acte dé récdnciliatidn ils se tóurnént ver? les quatre partiesdu Monde.
(c) Pontifie. Gr<ec. p. 29;.
(d) Alldtiui L. III. c. 1 5. Confins. Ëcctes, Occid. & Oriental.
3b %