Band 
[Volume II.]
Seite
111
JPEG-Download
 

III

RELIGION DES GRECS.

Ju IUB ÎV

„ Le 2.0 Le Prophète Elie*

„ Le 25 Ste. Anne. ;

„ Le 26 Sc. Paraseéve, Lc St. Pantaleon, Martyrs sous Diocletien.

u

„ Le 6 Transfiguration de Jésus Christ.

„ Le 15 Assomption de la B. H. Vierge.

La Tradition des Grecs donne pour origine de. cette Fête î’histoire suivante.Je la mets ici a cause de ía singularité. Trois jours âpres le sommeil de la Me -n de Dieu (les Grecs appellent cette Fête Dormìtio Deipara) les Apôtres mirent,selon la coutume qu’ils avoient établie depuis l’Aseension de Notre Seigneur,un morceau de pain fur un couffin, qui marquoit le rang & la place de Jésus Christ.Après le repas , comme on vouloit faire l’élevation du morceau de pain, la cham-bre se remplit de lumière : la sainte Vierge apparut environnée de gloire aumillieu des Anges. En entrant elle salua les Apôtres & leur dit avec beau-coup de douceur, Dieu soit avec vous ,je ne vous abandonnerai jamais. Les Apô-tres également surpris ôc joyeux n’interrompirent pourtant pas l’élevation, maisau lieu de prononcer ces paroles, Seigneur Jésus Christ asfîfîés nous , ils dirent,tnssainte Vierge Mere de Dieu aidés nous. Après cela la sainte Vierge disparut.Les Apôtres s’écrierent, la Reine es montée au Ciel & s’es asjlse à la droite de sonFils. C’est, disent les Grecs, en mémoire de cet évenement, que le jour dela Fête, après le repas, on aporte au Prêtre un pain,trois cierges allumés,del’encens ôc du feu, avec quoi se fait la cérémonie suivante. Le Prêtre enlevela croûte du pain en triangle , met les trois cierges dans la croûte qu’il a sé-parée, après quoi il encense Sc bénit le pain. Ensuite il remet le pain au plusjeune de la compagnie Sc fait poser les trois cierges en trois différons endroitsde la maison. Après cela il partage le pain à l’assemblée.

„ Le 25» Martyre de St. Jean Baptiste.

Telles sont les Fêtes les plus remarquables. Des autres il y en a autant quede jours dans l’an : mais elles ne sont que pour les Prêtres, ou pour les dévotsconsommés.

Les Fêtes & la Canonisation des Saints ont de si étroites liaisons, qu’il faut ne-ceffairement les mettre ensemble. Chés nous la Canonisation appartient (a) au Pape.Les réglés que prescrit le Siégé Patriarchal de Constantinople diffèrent en plu-sieurs choies de celles de Rome. Le Menologue des Grecs est si bien rempliqu’il faut partager un jour à deux ou trois Saints. Il en est a peu près demême chés nous. Les miracles devenant frequens , les Canonisations de-viennent moins rares, & malgré de si beaux exemples, la Religion n’estpas mieuxservie, ni la vertu plus prisée. Quand on tripleroit Tannée pour fêter lesSaints établis, cela ne íèrviroit gueres qu’aux dévots de profession. Quoiqu’ilen soit, les Grecs, nous dit-on, canonisent encore à présent ceux que les mi-ra^.

(a) Mìttìt ad fukra nnmn. Manil. Lib. IV*

Ee L