RELIGION DES GRECS. 115-
les Prêtres de l’Ancien Testament.- Quoi qu’il en soit les expressions qu’onemployé dans cette priere íont très-énergiques.
Les Apôtres confirmoient les nouveaux Fidelles par la feule imposition desmains, qui étoit suivie alors de l’mfluence visible Sc immédiate du St. Esprit.Lors que les eífets de cette influence ceíferent de se manifester extérieurement,l’Eglise leur substitua d’autres signes extérieurs, pour représenter aux Fidellesce que la grâce du Saint Esprit devoir operer en eux ; Sc c’est là 1 origine duChrême. Après la derniere priere du Baptême on confirme l’enfant de la ma-niéré suivante (a). Voici le sceau dudon du St. Esprit , dit le Prêtre, en lui ap-pliquant le Chrême en croix sur le front , sur les yeux, aux narines, à labouche, aux oreilles, à la poitrine, aux mains • Sc aux pieds. Je marquerai enpeu de mots les différences de la Confirmation des Grecs d’avec celle desLatins, r. Les Latins ne font le signe de la Confirmation que fur le front,z. La formule de ceux-ci est un peu plus énergique. 3, L’Evêque seul con-firme chés les Latins.
„ (b) Sept jours après le Baptême on porte l’enfant à l’Eglise pour y faire„ l’ablution. Le Prêtre récitant les prières marquées dans le Rituel, non íeu-,, lement lave la chemise de Pensant, mais le décrassé avec une éponge neu-,, ve, ou un linge propre, Sc le renvoyé en lui disent ces paroles, te voilà3 , baptisé , éclairé de la lumière célese , muni du Sacrement de Confirmation , fianïïi -„ fié & lavé au nom du Pere , du Fils & du Saint Esprit
Que la Confession soit en usege chés les Grecs, c’est dequoi l’on ne peutraisonnablement douter. Un Protestant moderne loue beaucoup cette prati-que , Sc la regarde (c) comme m des grans apuis de l’Eglise d’Orient. C’efi dit-il ,sur ce pivot que roule la Police Ecclestastique. Sans ce secours le Clergé nauroit pres-que plus d’autorité fur les consciences , & ne pourroit que rarement réprimer les cricmes dans un pais , ou les Iras des Infidelles serviraient d’afile contre l’indignationdes Ministres de la Religion, il va plus loin. Il ose l’appeller une institutionJLvaugelique , un admirable moyen d’énfiamer là dévotion . . . dont on rejetta l’usa-ge après qu on en eut constderé les abus. Pourquoi ne rejettoit on pas auíîi l’u-sege de prier Dieu? il s’y glisse tant d’abus. Plusieurs Sectes donnent dans desexcès fanatiques, sous prétexte de méditations Sc de contemplations divines. Il ya même des abus à s’assembler publiquement dans des Eglises. En vérité c’estporter la severité à l’excès que de retrancher le bon, sous prétexte d’arrêter lemal qui s’y gliflè.
La Confession se doit faire quatre fois l’année devant un Prêtre ordonné légiti-ment, Sc auquel l’Evêque ait donné le pouvoir de confesser (d). Celui qui veut seconseflèr va trouver le Prêtre, Sc celui-ci, après l’avoir interrogé,le conduit dans unendroit écarté de l’Eglise. ( e ) Le pénitent y est assis & la tête découverte. Le Con-fesseur déclare d’abordau pénitent, que (f) /’ Ange du Seigneur est làprésentpour recevoirsa Consejston : prenés garde , ajoute-1 il, que la honte ou quelque autre motif ne vous
(a) Hubert ubi fup. in Obferv.
(.b) Tournefort Voyages ubi sup.
Co Ruant , dans la Préface de l’Etat de l'Eglise Greque.
( ) Chríftoph. Angelm de Statu Graec.
r À p Tl? de à. L. III. C. 9.
que le Confesseur^' 12 ^ CC m0t ’ c l u * ^ ans ^ signification propre, signifie envoyé , il ne faut entendre
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