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III. DISSERTATION
SUR LA
RELIGION DES GRECS,
Qui renferme les diverses branches des Grecs Schémati-ques répandues en Afìe , en Afrique en Mosco-vie, bc.
E rapporterai dans cette derniere Dissertation fur la Religion desGrecs la croyance Sc les Cérémonies Religieuses des Grecs d’A-sie, d’Afrique Sc de Moscovie Scc. Sc je ne crois pouvoir mieuxremplir cet engagement, qu en d’inserant ici le reste de V HistoireCritique de la croyance des Nations du Levant , si judicieusement écrite par leP. Richard Simon. Je me contenterai de distinguer son texte de mes additions,& d’accompagner le tout de plusieurs remarques tirées des meilleurs Auteurs.
Des ME L-CUITES.
j, Les Melchites ne différent presque en rien des Grecs, tant pour la crean-„ ce que pour les cérémonies. Le nom (a) de Melchites ou Royalistes ne leur,» fut donné que parce qu’ils fuivoient les sentimens communs des Grecs qui,» obéïssoient aux décisions du Concile de Chalcedoine : Sc comme s’ils n’euí-,, sent eu égard en cela qu’à la volonté de l’Empereur, leurs ennemis les ap-„ pellerent Melchites, voulant marquer par là qu’ils étoient de la Religion de,, l’Empereur. Nous appelions cependant aujourd’hui Melchites les Syriens ,„ Cophtes ou Egyptiens, Sc les autres Nations du Levant, qui n’étant pas de„ Véritables Grecs, sont néanmoins de leur opinion: Sc c’est ce qui fait que„ Gabriel Sionite leur donne indifféremment le nom de Grecs ou de Melchi-„ tes; & il remarque de plus, qu’ils sont. répandus dans tout le Levant, (h),, qu’ils nient le Purgatoire, qu’ils font ennemis jurés du Pape, Sc qu’il n’y„ en a point dans tout l’Orient qui combattent si fortement la Primauté du„ même Pape. Mais il ne faut pas s’étonner de ce qu’ils sont si grands enne-„ mis de l’Eglise Romaine, puis qu’ils conservent tous les sentimens des Grecs,, qui ne sont point Latinisés. Pour cê qui est de leur opinion touchant le„ Purgatoire, elle ne différé point aussi de celle des véritables Grecs; & quoi
,, qu’ils
W De Melec mot Hébreux & Syrien, qui signifie Roi. Lés Melchites eurent ce rtom, parcequ'ib feconformèrent à l’Edit de l’Empereur Marcien, pour la publication & réception dii Goheile dé Chalce-î tì j m ’ ây I e P* le Brun, dans son Explication des Cérémonies de la Mejfe Tome ìí. a lub-ji siite, & a designé durant long teins ceux qui étoient unis à l'Eglise Catholique; & depuis le Schis*s» me des Grecs, il signifie ceux qui sont unis au Patriarche de Constantinople &c.
(b) Ptirgatortuni nullum exìflere pejjim'e crediderunt ; inde que illis odium inteflinum in summum Pontificem ;ìta ut eidem neracìjjïmo Christ terris Vicario Primatum pertinaciter abnegevt. Gabr., Sion. de Relig. Scmor. Orient.
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