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[Volume II.]
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RELIGION DES GRECS,

-, toútes ces erreUrs, St fit professìón de la Foi Cathopqúe, Apostolique &3, Romaine. Mais iì ne fut pas plutôt retourné à son Eglise, qu’il enseignai, le Nestoriánilme comme aupâravartt ; Sc il écrivit même á íôn Patriarche de3, Babylone, que les Portugais l’avóient contraint d’affister au Synode de Goa.i, La íuite de cette Histoire fait encore paraître davantage les violences qu on,3 exerça contre les Nestoriensj pour les réunir avec l’Eglise Romaine, Sc pour3, les obliger à soúserire à la Profession de Foi du Pape Pie IV. ce qui arriva„ fous Alexis de Meneses Archevêque de Goa, qm vint aux Indes avec un,, Bref de Clement VIII. pour informer contre Mar Abraham. L’on voie,, dans toute cette narration un grand zèle des Chrétiens Nestorierts de Ce pais-,, là pour défendre leur Foi, qu’ils prétendent conserver comme ils croyent l’a-3, voir reçue de (a) St. Thomas : Sc ils en vinrent jusqu a cet excés que de mec-s, tre leurs mains devant leurs yeux à la Messe des Latins, quand le Prêtre é-„ íevoit l’hostie pour la faire adorer à ceux qui croient préfens. (b) Ils se mon-33 stressent fur tout zélés envers leur Patriarche de Babylone ; Sc quand on leur„ demandoit, si le Pape n etoit pas le Chef de l’Eglise, ils répondoient qu’il„ étoitle Chef del’Eglise de Rome, qui est une Eglise particulière, autrement„ de l’Eglise de St. Pierre, Lc non de l’Eglise de St. Thomas, distinguant a-,, vec opiniâtreté ces deux Eglises, comme indépendances l’une de l’aUtre. Ils„ s’opposerent de plus, (c) fortement au Sacrement de la Confirmation, que3 , l’Archevêque Meneses leur vouloit administrer; Sc ils l’accusoient d’envie Sc„ d’ambition, ajoutant qu’il tâchoit de renverser la Religion de St. Thomas,„ pour leur faire embrasser la Romaine, (d) afin que par cet artifice il demeu-3, rat le maître de toutes les Eglises de l’Inde. Voilà pourquoi, disoient-ils,,» cet Archevêque médit des Patriarches de Babylone ; protestant qu’ils perse-} j veroient dans la soumission Sc l’obéïflànce dues á leur Patriarche, & qu’ils nes, quitteraient jamais leur Religion pour prendre celle de Rome.

3, Nonobstant toutes ces oppositions de la part des Nestoriens, l’Archevê-„ que Meneses continua toujours de leur faire voir, que leur Patriarche étoit», un Hérétique Sc un excommunié ; Sc partant qu’on ne pouvoir prier Dieu en„ particulier pour lui. Ce qu’il fit avec tant de vigueur, n’épargnant pas mê-,3 me largeur de fa bourse, qu’à la fin il les adoucit. Il use aussi quelquefois„ de violence, Sc il courut souvent risque de se vie. Car sous pretexte qu’il a-

„ voie

(a) Cette tradition est si constante chez eux, qu*ils regardent comme un crime de 1 a contredire.M. k Croze traite de fable la vernie de 1 *Apôtre St. Thomas aux Indes, & semble disposé à croire quele prétendu St. Thomas étoit un Thomas disciple de Manès. D’autre côté le P. le Brun a rassembléen peu de mots les raisons qui peuvent donner lieu ï croire cette mission de St, Thomas, & tâche deréfuter tout ce qu’on oppose à 1 a venue de l’Apôtre aux Indes. On peut Voir lì-dessus YHst. du Christ,des Indes par M. k Croz,e & les Liturgies du P. le Brun. Tome III,

(b) Voy. l’histoire de ces disputes, la conduite de Menez.es , & les suites qu elle eut dans YHijl. duChristian, des Indes L. I. & II. L’Archevêque ne démentit nullement en cette occasion l’impàtience díiZélé Ecclésiastique, ni cette sainte impétuosité fi souvent confondue avec la Religion, ni cette ardeurfi connue de ceux qu’on pourroit appeller des Conquérais spirituels , qui, semblent allier k gloire de for-cer les âmes avec celle de J. C, & de son Eglise. C’est en vertu de ce caractère que l’ardent Menezesappelloit fa cause la cause de Dieu , & decidoit comme par inspiration, que Dieu la soutiendrait.

(c) Ils regardèrent ce Sacrement, le signe de Croix sor le visage, & le soilflet, qui marque l’as-sranchiffement spirituel du confirmé, comme des marques de l’esclavage auquel les Portugais vouloierítles réduire ; ajoutant qu’ils ne souffriraient jamais que ces étrangers portassent 1 a main fur le visage deleurs femmes & de leurs filles.

^ nu conduite de Mençjzés prouve que cela étoit vrai. Un des moyens qu’il employa pour diví-j C£S pâêbcns & se faire parmi eux un parti considérable, fut de publier une, solennelle administrationdes Ordres., Par cette publication T Archevêque Portugais vouloit profiter de deux circonstances avan-tageuses. L une étoit qne les Ecclésiastiques Indiens demeurassent fidellement attachés au Prélat qui leurávoit donné les Oi ares ; l'autre que depuis deux ans personne n’y avoit été promu à cause des troubles*On peut voir dans 1 Ouvrage de Mr. de la. Croze , comment cela lui réussit*

Tome III. Part, I. Xx