Band 
[Volume II.]
Seite
179
JPEG-Download
 

RELIGION DES GRECS. 179

Confession auriculaire, dont ils avoient horreur, c’est assurément un abusa qui setoit introduit dans cette Eglise, parceque l’uíâge de la Confession est„ dans tout le Levant, bien que la plupart ne croyent pas y être obligés dé,, droit divin.

-, VI. Pour ce qui est: des erreurs que l’Archevêque prétend avoir trouvées„ dans leurs livres, juíqu a vouloir abolir entierement l’Office de l’Advent, il„ étoit facile de donner un bon sens a toutes ces prétendues erreurs -, outre que„ la reformatiôn qu’il a faite dans leur Liturgie étoit hors de propos: car ilj, n’y a rien de plus mal-digeré que la Messe dès Nestoriens, de la maniéré„ quelle a été reformée par Menesés, & qu’elle se trouve inserée dans la Bi-„ bliotheque des Peres. On y voit tout Tordre changé, pour avoir voulu ac-,, commoder cette Liturgie à i’opinion que ies Théologiens Latins ont de là„ consecration, qu’ils font consister dans ces paroles, Ceci est mon corps , &ci„ au lieu que les Nestoriens croyent avec tous les autres Orientaux, que la„ coníêcration n'est point achevée, qu’après que le Prêtre a achevé la priere3, qu’ils appellent Tinvocation du Saint Esprit. Cependant Menesés fait adorer3, aux Prêtres Nestoriens Thostie, aussi-tôt qu’ils ont proféré ces paroles, Ceci„ e st mon corps, qqoi qu’ils ne croyent pas qu’elle soit encore consacrée. On3, peut confolter fur cétte question les Notes for Gabriel de Philadelphie 3 où„ l’Auteur justifie en particulier les Nestoriens, Sc monstre évidemment, que„ leurs Liturgies, même celles qui portent le nom de S. Nestorius, ne con-,, tiennent rien que d’orthodoxe : ce qui est fort éloigné du sentiment de Me-„ ueses, qui les traite d’impies &c d’Heretiques, Sc qui n’appuye la correction3, qu’il a faite, que for ces termes généraux, que ces Liturgies sont remplies» de blasphèmes. Ce même Auteur fait voir, que dans une des Liturgies à„ Tuíàge des Nestoriens, qu’il avoir eue d’un Prêtre Babylonien, on y avoic

effacé le nom de Nestorius avec plusieurs autres choies, en y ajoutant d’au-„ tres qui n’étoient point de la même main, parce que ce Prêtre Nestorien3, qui se fervoit de cette Liturgie, étoit réuni, au moins en apparence, avec„ l’Eglife Romaine j ce qui l’avoit obligé de reformer dans son Missel tout cej, qui pouvoit choquer les Théologiens de Rome. Les Nestoriens en ont„ aussi use de la même maniéré dans une autre occasion, comme le rappor-3, te (a) Stroza : car aussi-tôt qu’ils viennent à Rome, Sc qu’ils entendent„ parler de Nestorius comme d’un impie Sc d’un Hérétique, ils déchirent les„ pages de leurs livres où il est fait mention de lui, otarie tout ce qu’ils croyent„ être contraire à la Théologie de l’Eglife Romaine.

„ VII. On ne doit pas mettre au nombre des erreurs Tuíâge qu’ils ont de„ consacrer en pain levé, y méfiant de Thuile Sc du sel, puis que cela ne„ change point la nature du pain. De plus la cérémonie, qu’ils observent„ pour rendre en quelque façon ce pain plus íàint avant la consécration, est,» louable, Sc même assés ancienne. Ils distinguent par-la, aussi bien que les,» Grecs, le pain destiné pour être fàit le Corps de Jésus Christ, d’avec tous„ les autres pains, qu’ils regardent comme profanes, avant que d’avoir récité3, dessus un certain nombre de prières Sc de Pfeaumes.

„ VIII. Il n’est pas étonnant, que les Chaldéens ne disent pas si souvent h„ Messe que les Latins, Sc que plusieurs Prêtres assistent á la Messe de PEvê-3, que, Sc prennent la communion de ses mains. Cet usage est ancien dans

». l’Egli-

. (^) Stroza de Dògm. Chald. Au reíìe on pêiit voir les Liturgies des Nestoriens dans les I)ìjfertd-,,fions Jhr Us Umgxts par le P, k à» Tome III. Dissertât. XII.

Y y »