RELIGION DES GRECS. i 9 i
r „ Marc. Il étend se jurisdiction íùr lune ôc l’autre Egypte, sur la Nubie ôc,, íùr l’Abyíïïnie. Il y a de plus onze Evêques Cophtes, qui dependent de lui,s, sevoir les Evêques de Jeruselem, de Beímese, d’Atfih, de Fium, de Mo-,, harrak, de Montfallot, de Sijut, d’Abutig, de Girge, de Negade, sor„ Girge, ôc enfin le Métropolitain d’Abyssinie. Ceux qui tiennent le premier„ rang après les Evêques, sont les Archiprêtres, dont il y a un grand nom-„ bre parmi eux, ôc après ceux-là foivent les Prêtres, les Diacres, les Lec-3, teurs ôc les Chantres.
„ Pour ce qui est de leur Office, le Samedi après le coucher du soleil, le„ Prêtre va à l’Eglise accompagné de ces Ministres pour chanter les Vefpres,3» qui durent environ une heure; ôc ceux qui s'y trouvent dorment après cela3, dans l’Eglise. Ceux qui ne dorment point prennent du tabac en fùmée, ou„ du caste, ou bien ils s’entretiennent ensemble de ce qu’il leur plaît. Deux,, heures après minuit ils disent Matines, ôc ensoite la Meíse, où il vient quan-„ tité de monde. Quand ils entrent dans l’Eglise, {a) ils ôtent leurs souliers,„ ôc ils baisent la terre proche de la porte du Sanctuaire ; puis Rapprochant de„ l’Archiprêtre, ils baisent íà main, en inclinant la tête, afin de recevoir se,, bénédiction. Si le Patriarche est présent, ôc qu’il n’officie point, il Rassied„ dans un Throne élevé au dessus des Prêtres, ayant à la main une croix deì, cuivre ; ôc après que chacun a fait la revérence ordinaire devant le Sanctuai-„ re, il la fait encore devant le Patriarche, ôc baise la terre proche de lui:,, après s'être levé il baise la croix ôc la main du même Patriarche.
„ Comme la plupart de ces cérémonies sont communes à tous les Orien-„ taux, je n’en parlerai pas davantage, non plus que de la maniéré de celebrer„ leur Messe, qu’on peut voir dans la Relation du P. Vanflebe : outre qu’iis>, diffèrent fort peu des Grecs, dont ils ont pris une bonne partie de leurs ce-,, remonies. Ce qui est remarquable, ôc qu'on pourroit introduire dans les3, Eglises des Latins, c’est qu’ils ont un livre d’Homilies tirées des principaux„ Peres, dont on lit quelque chose après la lecture de l’Evangile : ôc cela sert3 , d’explication ou de Paraphrase au même Evangile, de sorte qu’il n’est point3, besoin de Prédicateurs pour les instruire.
( Ce qui soit pourra servir de soplement à ce que le P. Simon a dit des Cop-tes . Ils ont plusieurs Eglises en Egypte ôc sot-tout au Caire. Ces Eglises ontdeux dômes, l’un pour le Saint des Saints qu’ils nomment Heikel ( c’est 1 ’hechalde la Synagogue chez les Juifs ) devant la porte duquel il y a toujours un voi-le tendu : l’autre pour le Sanctuaire, qui est le Chœur intérieur, toujours tour-né au Levant. On célébré la Messe dans ce Heikei, on n’y entre jamais senss’être lavé les pieds, ôc nul n’y entre, s’il n’est au moins Diacre. Les Eglises onttrois portes, l’une pour les hommes, l’àutre pour les femmes ôc la troisièmepour les offrandes ôc les dons qu’on porte.
Voici l’abregé de leur Messe, (b) Après la préparation du pain Ôc du vinfût la petite table près de l’Autel, ôc que le Prette ôc ses Ministres ont prisles habits sacrés, on allume des cierges, le Prêtre récité la prière de la prépa-ration , qui est soivie d’une Oraison d’Actions de grâces. Le pain pose sor la patèneôc le vin mélé d’eau sont mis sor l'Autel ôc offerts à Dieu par la priere de l’ob-lation ôc de la proposition du pain ôc du vin. Les termes de cette priere mon-trent que le changement du pain ôc du vin au corps ôc au seng de J. C. n’est
pas
(a) Voy. ci-apres au sujet du Saint des Saints.’
(b) Tiré des Liturgies du P. U Brun Toiiï. II.
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