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[Volume II.]
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RELIGION DES GRECS. 197

n couvrit tous deux de là nappe , dont l’Epoux avoit auparavant la 1 tête cou-„ verte. . . . après quoi il les oignit l’un ôc l’au'tre d’huile au front 8c au detz„ fus dú poignet. Pour finir la cerertionie, ils íè donnerent mutuellement lá,, main : le Prêtre leur leut tout haut l’exhortation qui contient les devoirs que„ l'on fe doit réciproquement dans le mariage. * . . Diveríès prières suivirent„ encore. . . . ensuite la Messe. . . l’Epoux 8c l’Epouíè y communièrent„ la Messe finie ils retournèrent chez eux )

De la CREANCE des COUTUMES desABYSSINS m ETHIOPIENS.

3 y Commé l'on a traité aíïèz au long de la Religion des Cophtes, 8c quë» les Abyssins ne différent point d’eux en cela, l'on ne s'étendra pas beaucoup3> fur ce sujet.

„ L’ancienne Ethiopie est aujourd’hui nommée Abaffie, &: les Peuples quij, l’habitent font appelles Abyssins, lis n’ont qu’un (a) Evêque qui lés gouver-j> ne, Sc qui leur est envoyé par le Patriarche d’Alexandrie, lequel résidé au„ Caire: de sorte qu’ils soi vent en toutes choies la Religion des Cophtes, à lá„ reíèrve. de quelques cérémonies qui leur sont singulières. Ils ont aussi uné3 , Langue particulière, qu’ils nomment Chaldéenne, parce qu’ils croyent qu’el-„ le tire son origine de la Chaldée, quoi quelle soit pourtant fort différentedil„ Chaldéen ordinaire ; c’est pourquoi on f appelle Langue Ethiopienne, ils so„ fervent de cette Langue dans leurs Liturgies 8c dans les autres Offices divins,,, bien quelle soit ancienne, &: qu’elle soit assez différente de l’Ethiopien vul-„ gaire. Ceux qui fçavent l’Hebreu peuvent apprendre facilement cette Lan-»», gue, parce que l’une 8c l’autre ont plusieurs mots communs : elle a néan-„ moins des caractères particuliers ; 8c au lieu que dans la Langue Hébraïque„ les points qui fervent de voyelles ne sont point attachés aux consones, dans„ la Langue Ethiopienne il n’y a point de consone qui ne fasiè en même tems,, fà voyelle.

,, Les Abyssins ont témoigné plusieurs fois de vouloir fe réunir avec l’Ëgliso,, Romaine; Se il y a plusieurs de leurs lettres écrites aux Papes , dont une deá„ plus considérables est (h) celle que David, qui prend la qualité d’Empe-„ reur de la grande 8c haute Ethiopie 8c de plusieurs autres Royaumes , écri-„ vit à Clement VIL a qui il fait de grandes soumissions, 8c proteste vouloir„ lui obéir. Mais il est constant que les Ethiopiens n’ont eu recours a Rome», & aux Portugais, que pour rétablir leurs affaires, loríqu’elles ont été en de-„ sordre, 8c qu’ils s’en sont mocqués aussi tôt qu’ils ont eu quelque succès,„ ainsi que l’on peut voir dans les Histoires des Portugais, fans qu il soit be-,, foin de les rapporter ici. Tout le monde fait ce qui arriva a Jean Bermu-„ des, qui sot fait Patriarche d’Ethiopie, 8c consacré à Rome á la sollicitation„ même des Abyssins, qui feignoient de ne vouloir plus avoir àl’avcnir d’au-„ tres Métropolitains que ceux qui leur íèroient envoyés de Rome. Mais ils„ ne sont pas si-tôt venus au dessus de leurs affaires, qu’ils ont rejette ces„ fortes de Patriarches, 8c qu’ils ont envoyé au Caire pour avoir un Metropo-

„ litait!

(a) Métropolitain de toute 1*Ethiopie. On Tappelle Abmft, c’est-à-dire, notre ?ere.( 0 ) Epift. David, ad Clem, yii.

Tome III. Part, L Ddd