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RELIGION DES GRECS.
amples dîme succession héréditaire aux charges ecclésiastiques. Entre les Prê-tres le Komos ( l’Hegumene ) est chez les Coptes 8c les Abyssins le premier dansl’Ordre de Prêtrise après le Métropolitain 8c les Evêques. Les Moines ne ícmarient point. On assure qu’il y en a de deux sortes, les uns qui Ont un Gene-ral 8c forment une congrégation, les autres qui ont une réglé commune *fans que leurs Monastères ayent aucune relation ensemble. Ces Moines ontbeaucoup de crédit, même dans les affaires d’état. ils font des vœux. Onrapporte à cette occasion, qu’un Abyssin disoit des Moines de son pais: NosReligieux proflerms contre terre promettent tout haut à leur Supérieur de garder làchajìeté , mais en faisant tout bas cette rejlriïïion , comme vous la gardés monpère. Ils s'acquittent de même des autres vœux. En cela l’Europe ne doit riend l’Abyfsinie : mais après tout, diront les Moines, on ne fera jamais en droitde tirer des conséquences du particulier au général.
U n appartient qu’aux Prêtres 8c aux Diacres d’entter dans le Sanctuaire.L’Empereur lui même n'y entreroit pas s’il n’étoit promu aux Ordres; De làVient que ces Princes fe font ordonner Diacres 8c quelquefois Prêtres* quândils parviennent à la couronne. Je placerai ici les cérémonies observées au cou-ronnement, mais il faut dire auparavant en deux mots, que les Souverains de l'E-thiopie prétendent desoendre de Salomon par la Reine de Sabâ. (a) Cetteorigine vraye ou faustè est soutenue de quelques preuves historiques mêléesde beaucoup de fictions ridicules : si elle étoit véritable, on pourroit croire avecquelque raison, que les Mages qui vinrent en Judée pour voir le Sauveur 3étoient des Ethiopiens : ce qui me porteroit encore plus à le croire íèroitle Judaïsme si generalement répandu dans le Christianisme de cet Empire 8cqui semble être une suite de l’origine des Monarques Abyssins. Quoi qu’ilen soit ils sont obstinés dans cette croyance, en vertu de laquelle les RoisAbyssins fe qualifient Rois d’Israel. Fondés sor une origine si glorieuse à la Na-tion, les peuples sont distribués en Tribus, comme autrefois les Hébreux 5ils conservent beaucoup de noms Juifs, 8c leurs chantres mêmes íè vantentdetre de la race des anciens Scribes. Venons au couronnement. (5) *, Au-3, tresois on tenoit (c) les Princes du Sang comme prisonniers sor la monta--, g ne de Guexen , on s’informoit des mœurs 8c des inclinations de chacun d eux*„ 8c lors qu’on étoit convenu du Prince qu’on devoir placer sor le trône, lé3 , Vice-Roi de Tigré alloit avec quelques-uns des principaux 8c une partie3 , des troupes prendre le nouveau Roi. Ce Vice-Roi rangeoit son mondej, au pied du rocher, montoit avec les premiers au logis du Roi élu 8c lui3, attachoit une boucle dor à loreille, ce qui étoit la premiere marque dé3 j íà dignité: ensuite on mandoit à tous les autres Princes de venir recon-3, noitre leur Roi 8 c le saluer. Ces Princes étoient aussi - tôt renfermés * léa» nouveau Roi deseendoit de la montagne 8c íè montroit à ses troupes. Les33 Officiers . . . leíàluoient 8c le conduisoient dans la tente qu’on lui avoir33 préparée. Il y entroit á cheval , puis étant desoendu, un des principaux33 Ecclésiastiques l’oignoit d’une huile de senteur, pendant que les Prêtres3 > chantoient des Heaumes. On le couvroit d’un manteau royal, on lui met-3 , toit la couronne sor la tête , 8c uue épée nue à la main. On le plaçoir33 sor son trône; ensuite le Grand Aumônier montoit sor un lieu élevé Lc an-
(d) VoY. Dijsert.suf i a ff me fó Saba dans les Voyages du P. Loba.
(e>) J employé ia la description que donne l’Abbé le Grand dans fa Dijfertt fur les Rois d’ylbyjjìnie*(c) Cet usage est aboli. V. jDìjf. de l’Abbé k Grand.
Tome III. Part. I, ~ £ e g