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[Volume II.]
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' RELIGION DES GRECS. 203

Je reviens à des uíages plus liés à la Religion, & je commence par le (a)Baptême, donc voici la cérémonie selon les Coptes. (/-). ,, La mere parée

j, auíìì proprement qu’il lui est possible se présente à la porte de l’Egliíe avec„ son enfant. La ... lé Ministre du Sacrement sait de longues prières„ íhr les deux, commençant par la mere. Ensuite il les introduit dans l’E-,, glise & fait fur l’enfant six onctions d'une huile benite pour les exorcif-3, mes. Ces premieres onctions sont suivies de trente six autres avec du„ Galilœum fur autant de différentes parties du corps : après quoi il bénit les« fonds baptismaux , y versant a deux reprises de l’huile benite , Lc faisant33 à chaque fois trois formes de croix avec du Meìron, & tout est accompa-» gné de longues prières. La bénédiction des fonts finie , il y plonge l’en-3> tant trois fois. A la premiere il le plonge juíqu’à la troisième partie du33 corps, en disant, je te baptise au nom du Pere , eníuite jufqu’aux deux tiers,3, & ajoute, je te baptise au nom du Fils. A la troisième, il îe plonge entiere-33 ment & dit , je te baptise au nom du Saint Esprit. Ladministration de la3, Confirmation &: de i’Ëucharistie suivent immédiatement après. ... U s„ celebrent le Baptême avant la Messe, & á la fin ils communient Pensent„ baptisé”.

Le Meìron dont on a parlé c’est le Crème, le Galilaum c’est l’huile des Ca-techumenes. Le Patriarche consacre le premier avec beaucoup de cérémoniesqu’il est inutile de décrire, parce qu’eiles ne distérent pas affés de celles des Grecs.Après la bénédiction du nouveau Meìron , le vieux est distribué aux Evêques.Le Patriarche Copte en envoye au Métropolitain d’Abyífinie. L’Empereur decet Etat est lacté avec ce Meìron. Pour le Galilaum , c’est une huile, qui, a-pres avoir servi á rincer les vaisseaux ou étoit le Meìron , demeure sanctifiéepar le mélange des goûtes qui restent de ce Meìron.

Comme les femmes ne sortent point du logis que quarante jours après êtreaccouchées d’un garçon, ou quatre vingt après l'être d’une fille , le Baptêmeest différé juíqu’à ce tems là, & quelquefois aussi plus long tems. Si l’enfancest malade, on le porte à l’Eglise , & on l'étend fur un drap près des fonts.Le Prêtre y trempe ses mains trois fois & sirote autant de fois avec ses mainsmouillées le corps de Pensant depuis le dessus de la tête juíqu’au bout des pieds,S’il arrive que 1 enfant soit porté le soir á l’Eglise ou à toute autre heurequ’il n’est pas permis de dire la Messe, la mere & Pensant demeurent là jusqu’ati lendemain , afin que Pensent soit communié. La raison de cet usageest, que le Baptême ne peut jamais s’administrer que dans P Eglise &c par leMinistère ou de l’Evêque ou du Prêtre. Si Pensent n’est pas en état detre portéa l’Eglise, le Prêtre va au logis, ôc après avoir récité les prières fur la mere& seit les six onctions de l’exorciíme íur Pensent, il lui demande trois sois s’ilcroiten un seul Dieu en trois Personnes. Quand on a répondu ouï pour Pensent, il con-tinue de faire quelques prières, leur donne se bénédiction, & se retire. Cet-te pratique est fondée fur un Canon des Coptes, que fi un enfant vient à mou-rir après la derniere ondion , ou même après la premiere , 1 onction lui tient lieu deBopteme ... ^ U efi sauvé. . . . Cette description, ainsi que je viens de

O On ne parle point ici de la distinction des sept Sacremens : les Abyíïins les contioissent & les ob-servent a peu près comme les Grecs.

(b) Extrait de la premiere DiíTert. fur les Sacrem. par l’Abbé le Grand ubi sup. Cet extrait re-garde plus particulièrement des Coptes que les Abyíïins : cependant il ne s’accorde pas tout à fait avecce que rapporte le P. Simon. 7 r

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