RELIGION DES GRECS. àoy
z, cendoient pas tous les degrés”. Si ce qui fuit est bien véritable * òn doitcroire que les Abyssins regardent au moins la rebaptisetion de ceux qui onterré dans la foi comme nécessaire. „ Le Roi demanda á Alvarez ce qu’il pen-3 , soit de cette cérémonie. Celui-ci répondit quelle ne pouvoit être rectifiée3j ni excusée que par la bonne intention. . . . Mais, reprit le Roi, que3, peut on faire pour réconcilier ceux qui après avoir apostaíìé reviennent a„ l’Eglife ?... Le Portugais répondit, il faut instruire les apostats j prier33 pour eux, les brûler, s’ils ne veulent pas se convertir”. On sent com-bien ce raisonnement est convaincant ôc conforme a l’eíprit de l’Evangile. Maisje ne laisserai pas que d’y trouver un autre défaut capital* dont les fuites feroientdangereuses pour les Orthodoxes. C’est que les hérétiques, lors qu’ils ont laforce en main, sont en droit de brûler leurs apostats & leurs relaps, après a-voir inutilement prié pour eux ôc travaillé sens fruit a les ramener à la foi deleur Eglise. On auroit beau leur vouloir prouver que leur Secte n’est pointl’Eglife : cet argument ne tiendroit pas devant le feu matériel. „ Le Roi, nous33 dit enfin Alvarez , approuva ce diseouçs, & ajouta que son ayeul avoir com-3, mandé ce Baptême par le conseil de gens doctes & habiles , de peur que„ tant de gens, qui avoient manqué a Dieu ne périssent faute de secours ”.
Enfin on trouve dans quelques Relations, qu après le Baptême de l’enfanton le stigmatise au front, ôc l’on a débité autrefois que les Chrétiens de Nu-bie avoient aussi le Baptême du feu. A 1 égard des Abyssins , Alvarez dit :3, Quant aux marques que nous voyons porter a quelques eselaves noirs for,3 le nés entre les deux yeux, ou bien for les sourcils, elles ne sont pas faites33 avec le feu, ni pour chose qui concerne aucun point de la Religion Chré--, tienne, ainsi qu on a faussement présumé ’\
La Confirmation des Coptes consiste en de longues prières Sc en la réitérationdes Onctions faites a Pensant qui a reçu le Baptême. Chés les Abyssins lePrêtre fait l'Onction avec le Chrême en forme de croix fur le front des bap-tisés , en disent, que ce soit ÌOnUion de la grâce du Saint Esprit, Amen. Aunez 8e aux levres, il dit, cejl le gage du Royaume des Cieux. Aux oreilles ,
I ’OnBion sainte de Notre Seigneur Jésus Chris. Aux bras , aux . genoux ôcaux jambes, je vous oins de ÌOnBion sainte au nom du Pere Lee. Enfin lePrêtre dit for les enfans baptises Le ensuite confirmés une oraison en formede bénédiction, leur met des couronnes fur la tête Le leur donne l’Euchari-stie.
Ce qui a été dit de ce Sacrement, en parlant des Coptes n’empêchera nul-lement la deseription de plusieurs useges qui le concernent chez les Abyssins,D’abord on nous dit (a) que ces peuples communient souvent, qu’ils assis-tent à la Messe avec une grande dévotion, {h) n’osent ni cracher, ni se mou-cher pendant la Messe. Un autre nous dit, {c) que le jour de leur Commu-nion il ne leur est pas même permis de cracher juíqu’au coucher du Soleil.
II ajoute que les Abyssins ne se confessent jamais sens communier ; 8e ils seconfessent aussi tôt qu’ils ont commis un péché. De plus [d) il n’y a que lesPrêtres ôc l es Diacres qui entrent dans le Sanctuaire où est l’Auteh Lors quel’Empereur d’Ethiopie marche, on porte toujours une tente pour la Chapelle
LL
00 Mat. du p. Loío.
O) Le Brun Dissert. fur les Liturgies(c) Brerewood citant Zaga-Zabo ubi sim.
C d) Alvarez, ubi sup. cité par l e P. U Brun,
Tome III. Part. I. ' pff