Band 
[Volume II.]
Seite
227
JPEG-Download
 

RELIGION DES GRECS. 227

mires couleurs 'voyantes. „ L’usage, continue-t-il, de ne rien joindre de lú-„ guhre á la Meíìè celebrée pour un défunt vient ... de l’ancienne coutu-„ me des Chrétiens , qui regardoient la mort des fìdelles comme un jour„ de triomphe ôc de joye”.

A Pegard de ce qui concerne particulièrement la Communion ; íèlon laLiturgie Arménienne (a) les Prêtres dament aux Diacres ['Eucharistie dans leursmains. Ils font ïes seuls qui la donnent trempée toute entiere dans le Calice & quim prennent les parcelles avec les doigts pour les mettre dans la louche des jìdel-ïes qui la reçoivent debout. Ils donnent la Communion aux enfans nouvel-lement baptisés, (b) en trempant un doit dans le Calice & mettant enfuit?ce doit dans la bouche de Pensant* L’antiquité de cet uíâge est remarqua-ble, mais il est plus remarquable encore, que ^Antiquité n’ait pas connu les<c) fuites fâcheuses de cet uíâge, que l’on a si bien connues dans la fuite chezles Latins.

A ces uíâges iì faut ajouter divers abus par rapport à la Communion.Le P. .Jdonkr se plaint que les Communions sont rares parmi les adultes,que plusieurs pasiènt des années fans communier , ou ne communient que leSamedi Étint ôc le jour de l’Epiphanie. Tournesort dit ., que la plupart desArméniens se présentent â la Communion sans préparation, qu'on la donneaux enfans de 1 5. ou ui> . ans sons Confession.

Pour donner le Viatique aux malades , le Prêtre doit être précédé de lacroix & de penceníbirvAssl doit réciter des Psoaumes, desEpitres, des Evan-giles’, éc seSymbole de la soi avec' Ic^Trisagium. On observe, dit le P. Mo-uier y de ne-donneHa Communion, même auîi malades, que quarante joursâpres ia précédentsGommunion. ; ^ u' " ,

Les Arméniens baptisent de la jrnaqiere íùiyante. Je ne m’arrête pas au re-proche qu’on leur fait d’attendre â baptiser au huitième jour après la naistân-ce: a cause de quoi on a voulu les accuser de ne pas croire le Péché originel.Voici donc la cérémonie. Celui qui doit administrer le Baptême reçoit Pen-sant à la porte ïde i’Eglise qui est fermée , récité là un Pseaume ôc quelquesprières, à quoi il ajoute Pexorcifme repeté trois fois en se tournant vers l’Qc-cident. Eníuite se retournant trois autres fois vers i’Orient il fait, & cela troisfois, des questions fur les articles .de la Foi Chrétienne. La porte de l’Egliferouvre après cela: on marche vers les fonts. Le Prêtre oint le petit en-fant d’huile, bénit Peau, y plonge le Crucifix ôc y verse le Chrême. A-près ces cérémonies, le Prêtre qui baptise, demande le nom de Pensant, ôccn le nommant le plonge trois fois avec tant d’exactitude, qu’au rapport deRicauty & chez les Arméniens ôc chez ies Grecs, lors que les fonts sont troppetits, le Prêtre observe de foire passer l’eau baptismale avec íà main for toutle corps de Pensant, afin que cette eau touche ôc régénéré chaque membre enparticulier, & fosse de Pensant comme un autre Achilles , invulnérable par-tour & capable de résister par cette ablution détaillée à tous (d) les traits du De-

mon. ne dis rien de la formule du Baptême repetóe à chaque Im-mersion.

J’ajou-

C<») Le P. k Ërm ubi fup, pag. ^^9.

Un/de reTs!",• 1 .‘s c< f lformit ^ de cet usage âvec PAniquite darts le P. le Bru» ubi sup.'communioic encore rSp” Lïïí e f s " ,S ,.P ouv<> “ M ^«terí-Enchadstie. «■> >»

Ou te la fable d Achille : si p on véut presser k companuíost du fideUe à ç£ Héros, il ne fera

LII 2 pás