RELIGION DES GRECS.
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gradé forts passer pourtant pòiir conçubinaire. l| íèroit simplement déclaré Laïque»
Je viens â l’Extrême Onction ,& aux funérailles. Il n'est pas neceílaire de re~peser ici, que ce Sacrement appelle chez les Latins Extrême Onction, & con-nu autrefois plus particulièrement chez eux fous le nom d 'Huile des Infirmes,nom qu’il conserve encore aujourd'hui; il n’est pas dis-je nécessaire de repeter,que les Grecs l’administrent indifféremment & aux foins, & aux malades. LesVoyageurs judicieux, &: qui ne se font pas laissés prévenir a cet esprit de partiqui ne permet ni de voir ni de comprendre, nous assurent que leS Arméniens(non réunis) comptent aussi cette Onction pour un Sacrement. Cependant ils lapratiquent de la maniéré la plus abíîirde, ne la donnant qu’après la mort, &Cd’ordinaire seulement aux Prêtres. Quand un d’entr’eux vient de mourir, on enavertit un autre, qui a porte le Chrême & fait toutes les Onctions for ce Prêtremort, en difont ces paroles ; „ en oignant la main, que la main de ce Prêtre foie„ benite, ointe & sanctifiée par ce signe de la sainte Croix, par cet Evangile &ç„ par le saint Chrême au nom &c, & de même pour le reste des onctions. ” Poijrce qui est des Laïques, auxquels on ne donne que rarement l’Onction, Ricautdit, que l’ufoge ordinaire est de les laver après leur mort, à la maniéré des T ures 8ede tous les Orientaux. Nepourroitqn.pas mettre aussi l’ufoge suivant au rang de?Onctions? Cestle P. Monter qui nous le décrit* „ Les Arméniens, dit-il, ont» pour pratique de laver les pieds de tous ceux qui sont a l’Eglise. Après les„ avoir lavés, les Prêtres les oignent de beure, en mémoire du parfum que», ia femme pécheresse répandit for les pieds du Sauveur. (Ils se servent de bem„ re, saute d’huile qui est rare dans le païs. ) L’Evêque le bénit devant que»» de commencer le lavement des pieds , & dit en le bénissant ; Seigneur fonc-îì tissés ce beure, afín qu’il soit un remede contre toutes les maladies, qu’il», donne la santé i l’ame & au corps de ceux qui en reçoivent l’Onction. ”Selon la Rubrique des Arméniens, ajoute le P. Monter, cette pratique estrecommandée par les Apôtres*
(a) Lorsqu’un enfant meurt au dessous de neuf ans, le pere ou le plus pro-che parent fait prier Dieu-pendant huit jours pour l’ame du mort, & tout cçtems-la défrayé le Prêtre auquel cette dévotion est commise. Au neuvièmejour on fait le service solennel pour l’ame. Ricaut ajoute, „ que ceux qui ont„ de la pieté & des moyens ont un jour choisi pour celebrer la mémoire de„ leurs parens, & pour faire dire alors tous les Offices nécessaires. Il dit ausi„ si, que la coutume est universelle parmi ce peuple d’aller le Lundi de Pâques„ visiter les tombeaux des morts.” Alors les hommes crient & gémissent,maisles femmes hurlent, & cela s’appelle, ainsi que chez nous, marquer son deuil &son affliction. Car quoi qu’il soit généralement vrai qu’une violente afflictionarrête faction de l’ame & (b) foípend le méchaniíme du corps; il ne l’est pasmoins, que le tempérament, l’exemple, limitation ôc la bïenseance ont faitdes exceptions infinies , ensuite defquelles tous les peuples se sont accordés âconvertir le deuil en cerfcmonie. Ainsi fil est arrêté que chacun, atì milieu dela douleur qui l'occupe intérieurement^ observera dans l’exterieur lusage nationalde la douleur , s’il est permis de s’exprimer de la sorte. Je reprens Ricaut. (c)Apres ces gemïssemens des hommes &£ ces hurlemens des sommes, „ la Scene
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-, Stam.tmmotagerns: ni hu est i n i mag me vivi &c. Ovid. L. Vil. parlant ò&Nìobe.
RiMHt attribue 1 origine de cette coutume aux assemblées d«s anciens fidelles fur les tombeaux desMartyrs.
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