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[Volume II.]
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.RELIGION DES GRECS. 237

gée chez les Maronites. Il est: vrai qu’elle lest beaucoup plus ôc chez eiix Ôc chezles autres Orientaux que dans l’Egliíe Latine; Pour ce qui est de la-maniéré, lesuns sc contellent debout, les autres asíis, plusieurs á genoux. Lesconfesseursim-posent des pénitences publiques aux péchés publics & de secrètes aux péchés secrets.Les pénitences consistent en jeûnes, prières, aumônes, pèlerinages & prosterne-mens. Les confesseurs fe règlent en général fur leurs Livres penitentiaux. En-tre ceux qui négligent de fe confesser, il y en a qui fous pretexte de sc con-fesser à Dieu seul s’en vont marmoter leurs péchés dans les trous des muraillesdune Eglise.) " Ils ne portoient pas aussi avant leur reformation, grand respect au„ Sacrement de l’Eucharistie, qu’ils conscrvoient dans les Eglises fans aucune,> lumière, renfermé dans une petite boëte, 8c caché dans un trou de la mu-jj raille, ou dans quelque autre endroit.

,, Ils ne publioient point aussi alors le mariage dans les Eglises , avanti> que d’en faire la cérémonie: ils prenoient même pour cela toutes sortesz, de Prêtres indifféremment, ne croyant pas qu’il fût nécessaire d’avoir re-3 , cours au Curé. Il y en avoir de plus, qui sc marioient avant l’âge de33 ix. ôc de 14. ans. Et pour ce qui regarde les empêchemëns du mariage,„ ils étoient dans un usage bien différent de celui qui est maintenant reçûr, dans l’Eglisc Romaine: car en contant les dégrés, ils ne les prenoient pas*„ seulement du chef qui commence la ligne , mais ils y renfermaient les33 deux branches qui sortent du chef, croyant que deux personnes en même3> dégré, comme sont deux freres, fàisoient aussi deux dégrés; de sorte que

s> s’imaginant ne se marier qu’au sixième dégré, ils fe marioient en effet

33 au troisième. Ils prenoient au contraire pour empêchement ce qui ne33 l’étoit point ; car ils ne permettoient pas a deux freres d’épouser les deux33 soeurs, ni à un pere & à un fils d épouser la mere ôc la fille.

-, lis ont en usage une certaine onction pour les malades, laquelle ils ap-„ pestent lampe , parce qu’en effet ils sc servent pour cela de l’huile de la

3, lampe en cette maniéré. Ils font un petit gâteau un peu plus grand qu’u-

„ ne Hostie, où ils dressent sept mèches entortillées â de petites pailles, & ils„ mettent* tout cela dans tin bassin avec l'huile; puis récitant un Evangile ôc„ une Epitre de St. Paul avec quelques prières, ils allument toutes ces mé-„ ches. Après cela ils oignent de cette huile au front , à la poitrine ÔC aux„ bras tous ceux qui se trouvent préscns ôc celui qui est malade, en disent à33 chaque onction : Que Dieu par cette onction te pardonne tes péchés, qu’il3, affermisse Ôc fortifie tes membres, comme il a affermi ôc fortifié ceux dujj paralytique. On laisse ensuite brûler la lampe , tant qu’il y a de l’huile j33 ôc comme cette huile n’a été benite que par un simple Prêtre , cela a fait33 croire à plusieurs personnes, que cette cérémonie n’est pas le Sacrement de33 l'Extrême-Onction, puis qu’011 le dònne â des personnes qui ne sont passort malades. Mais ceux qui sevent la Théologie Orientale n’auront pas,33 de peine â être persuadés, que ces peuples n’avoient point d’autre Sacrement33 dExtreme-Onction que celui-là, avant que les Latins les eussent reformés;33 âustì le mot d’Extrême-Onction ne sc trouve-1-il en usege que parmi les La-„ tins, parce qu’ils n’oignent les malades que quand ils font à l’extrêmité ; ce33 qui n’est point observé parles Chrétiens du Levant.

„ Avant de finir ce discours touchant les Maronites, j ajouterai ici en abre-„ ge ce que le (a) P. Bejson Jésuite en a remarqué dans son livre intitulé la Sy

’ „ ru

(<r) P. Bejson en fa Syrie Sainte ,

Tome III. Part, I.

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