Band 
[Volume II.]
Seite
279
JPEG-Download
 

RELIGION DES PROTESTANT 279

foi, que deviendra là Christianisme au Milieu de tant de difficultés,'' que Isosipourra íê forger fur chaque point de croyance ? Chaque nouveau íysterne deces examinateurs établira une Eglise & trouvera des fidelles, qui ne manque^ront pas de dogmatiser à leur tour. -PoUr éviter ce désordre, n’est ce pas plutôtdit-on, à une assemblée generale & libre, représentative de l’Eglise universelle quédoit appartenir (a) le droit de fixer ce que l'on doit croire &. pratiquer, affií4 u 'il n’y ait point de •division ? Il semblé aussi que;lé corps dè l’Eglise ressembleen partie au corps politique , dans lequel on ne souffre ni cabales, ni intrigues, íàísociétés séparée^*, sti reglemens contraires aux reglemens qui sont établis. La com-paraison de l’une â l’autre seroit complette, si dans lune comme dans f autre il étòsepernais de se retirer, &: s’il n’étoit pas plus dangereux de risquer son ame dans laretraite qu’il lest de riíquer son corps en se retirant d’un païs. On trahit se conseien-Ce f dit-on j en vivant au milieu des abus & en faisent (A) profession d’une foi quik'est qu’exterieure : mais jusqu’où vont les abus ? quels sont ces abus? & en quoiconsistent ils ? ne peut on' (c) pas éviter d’y participer, & se taire ? quels sontles abus qui peuvent blesser véritablement la cònfcience? vérifiera t on jamaissons une voca tion soperieúre, s’il y a des abus damnábles dans cette Société Chré-^^enne qu’on a quittée? Doit on appeller abus des Cultes bornés en effet,ou relatifs àlEtre suprême? ne se fait on pas des illusions, & ne prend on pas des préjugés»coutume ôs deducation contre ce qu’on appelle abus ? doit on manquesoe charité envers ceux qui rejettent lés consequences tirées de quelques orati-

qui rejettent les conséquences tirées ae quelques prati-ques? Est on obligé de déclamer publiquement & de lever 1 etendart contre;1 Eglise, quelle qu’elfc soit, quand nous ne sommés obligés qu’â un silence resi-pectueux, & que notre foi peUt sobsister aú milieu desìiíages, (on Va» plus loin)'3-u milieu des cultes qui nous déplaisent , & que nòtis rcjettons intérieurement ?^lais si Ion convient que le cœur d’une Eglise, ou l’on reconnoit de la cor-ruption, ne laisse pas detre sein, (d) si l’on avoué que dans Cette corruption( e ) Dieu y conserve ses vérités fondamentales , que fa parole y ejl repue, pourquoi

(a) Les Rrotestans l’aCcordent à condition que l’Ëglise assemblée (le Concile général) fera libreslaine, eclairee, fondee seulement íur l'Ecriture. Mais où. trouverés vous , disent-ils en meme tems,Un nombre suffisant d’Evêques & de Docteurs, 3 00. par exemple qui soient tous d’un même avis,qui ne soient ni gagnés, ni intimidés, &c. Voy. ce que dit Pajon fur ces difficultés dans son Examendes préjugés. Déplus, continue t’on, après le même Pajon, comment pourrai je m’assurer que l’Eglisepai-le & que par conséquent je fuis du sentiment de l’Eglise? „le Pape, quinze, Cardinaux trente Eve--" ques, cinquante Docteurs, cent Curés, tous consultés & qui me diront tous la même choie, ne me" rendront pas plus certain pour cela de la décision de l’Eglise &c. ” Dans toutes ces incertitudes quV^ î il de plus fur pour le Chrétien, que limitation de J. C. & la pratique des devoirs du Christianiso;me > où l’on ne trouve ni Schisme, ni Heresie. . -

« p 1 } H saut citer ici un paflage : remarquable de M. furìeu, que je trouve dans lejyfttmede VEglife pag. 157;co UlV * ^ y a âeux voyes generales, par lesquelles Dieu fauve des gens dans les Communions qui sont trèsj*' rorr >pues. ... La voye de séparation, & la voye de tolérance.... La voye de séparation c’est quandle * b 1 la grâce à ceux qui sont élevés dans les Sectes Idolâtres , (le Paganisme , tel qu’il le décrit, 8 C^ " a pijme ,,selon ses idées) de séparer le bon du mauvais, de se nourrir du suc de la parole dé Dieu,e s vérités fondamentales &c. cette séparation se fait par une connoissance distincte, ou par une heureu-e 1 8 nora pce. ... Je laisse la suite de ce passage, où l’on a raison de soutenir, que rentrer dans uneommumon dont on reconnoit les erreurs , & faire profession de; les croire est un état de damnation.tresìcc pass d *p* C 0 í 3 ft ience humble de garder fa propre soi , fansfi mêler de réfuter la croyance des auf

Q Y°y% vrai système de l’Eglise pag. 150.s’émV V °r £S / 1 un J on 8 passage, où Claude convient qu’au milieu de l’Eglise corrompue, Dieun . 1 Con er ve un non ?bre considérable de vrais fidelles , qui <rardaient leur foi & leur conscience pure. . • •Pf m f 9 es de La Religion Chrétienne , &c. Ce passage se trouve p. 117. 118. 119. de lad an . e e J a s e f‘ II. Edit. de II montre au moins, qu’il est aussi possible de se sauver

E t , r U °v ,8*"^, ou il y a des abus, qu’il l’est de -vivre en honnête.homme & en bon citoyen dans un-Vov • Tk'j 11 reconnoit des désordres. De là il suivra, dira-t’on, qu’il ne faut, pas faire de Schisme &C.

J' *d- un autre passage remarquable au commencement de la p. 22.9.

Aaaa t