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RELIGION DES PROTESTA NS.
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âux volontés dn Siégé de Rome & du Pape en particulier. Ces dispositions fài-fcient du Cardinal un homme inflexible & peu propre à ramener un espritcomme Luther : ain fi les conférences de celui-ci avec le Légat se terminerent íans^ucun fruit, ll est remarquable que Luther , toujours modeste ,& docile enapparence, écrivit â ce Légat une lettre pleine de cette soumission, qui contri-bua beaucoup â lui attirer la confiance des Saxons, & qu’après lui avoir deman-dé pardon de ri avoir pas ajfes ménagé ìa personne & ia dignité du Pape , il offrit deíé taire sor la matière en dispute, & même de so retraBer publiquement de toutce qdil avoit avancé au préjudice du saint Siégé & des Indulgences ; fans pour-tant révoquer ses sentimens particuliers , ne pouvant le faire en conscience . Dansi appel qu'il fit après cette lettre il parla à peu près avec le même ménage-ment. Un íëcond appel de Luther suivit le Décret que Léon X. avoit donnéfiir la fin de l’année 1518. pour maintenir la validité des Indulgences,
Le second appel de Luther sut du Pape au Concile général : le premier étoitAmplement au Pape mieux informé. Après ce dernier appel Luther commen-ça de garder moins de mesures, & voyant que ses compatriotes se prevénoientplus en plus en fa faveur,il osa enfin enseigner publiquement ía doctrine à Wit-te nberg & de fier íès ennemis de venir disputer contre lui. Dans le mêmeterris il acquit deux disciples, dont le nom est célébré dans l’histoire du Schis-me d’Allemagne ; (a) Melanchton & Carlostad. E11 l’année 1517. UlricZwingle avoit aussi commencé de fe déclarer en Suisse contre la corruption de
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^g íl J e y Jur la nécessité d’en retrancher les abus.
Au commencement de Tannée 1519. Léon X. eílaya inutilement de ga-gner 1 Electeur de Saxe; mais il réussit mieux auprès des deux principaux Mi-nistres de la Cour de cet Electeur : la protection du Prince n empêcha pas queLuther ne craignit d etre abandonné, à cause des instances que ces deux Ministresaiíoient contre lui auprès de leur Maitre. Luther écrivit au Pape avec lattieme soumission qu’auparavant ; déclarant qu il abandonnerait ses erreurs , fi onpouvoit le convaincre d'en avoir , & protesant devant Dieu , qu il ri avoit jamais euintention de donner atteinte à la puissance de /’Eglise Romaine & du Pape , dont ilrespe&oit l autorité après celle de J. C. &sa supériorité au de fus de tout-, qu il rié-toit point homme à troubler la paix de l’Eglise , & qu ïl se soumettroit à tout ce qu mexiger oit de lui pour le bien de cette paix. Malgré ces protestations le nouveauLsocteur travailíoit toujours sens relâche à se faire des partisans & des disciples.
Je passe les sollicitations que fit Luther â Erasme de se joindre â lui, letesos^ d’Erasme & les conseils pacifiques & charitables par lesquels il essiiya" arrêter Luther. Celui-ci eut des conférences dans le mois de Juin de TannéeMiv. avec Eckius en présence de l’Electeur de Saxe. Dans ces conferen-í? le nouveau Docteur se déclara contre la primauté du Pape ; ajoutant que, glise militante n’a d’autre chef que J. C. Il s'v déclara aussi contre Tinfail-soilite des Conciles : mais il répondit obliquement sor le Purgatoire. Les Con-erences furent suivies de quelques écrits publiés de part & d’autre, & de lacondamnation que les Universités de Cologne ôcdeLouvain prononcèrent con-tre Luther & ses Ecrits.
d 1^ aUÍ ^ ^ ue de n avoir point eu de part â la publication
es Indulgences avoit soulevé Zwingle contre la Religion de ses Peres. Quoi
qu’il
ss] en p n Schivartz.erde , ce qui veut dire terre nfiire. Carlostad, dont .le nom EtoitjÌem ' nomme Cad °fi ad de la Ville de fa naissance.
Tome III. Part . II.
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