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ces qui! eut ensuite avec l’Electeur de Treves. Après avoir rejette toutes !e§conditions que ce Prélat lui proposa , il lui répondit, comme Gamaliel auxJuifs, ,, si l’entrepriíè est humaine, elle avortera. Le Pape doit être content;„ si le dessein étoit 1 ouvrage des hómmes , on le verroit manquer bientôt”:reponfe , dont les Mahométans ont droit de íè prévaloir contre les Chrétiens ,Sc qui peut Rappliquer a toutes les révolutions. On objecte auísi que Lutherdécouvrit le foible de íbn Apostolat, lors que par un artifice purement humainil se fit enlever à Eyíènac. Cela etoit du genie &de la politique du siecle, maisfort peu de celui de l’Evangiîe. Cet enlevement supposé irrita les partisans duLuthéranisme, Sc excita presque une sédition dans formes.
Toute eíperance de ramener ce Religieux étant entierement perdue , l’Em-pereur donna un édit contre lui le 6 . Mai 152,1. Environ un mois aupara-vant l’Université de Paris avoit censuré íà doctrine: Melanchton écrivit contrela censure. Luther de íôn côté répondit fort aigrement au Roi d’AngleterreHenri VIII. qui avoit écrit contre lui. L’Apôtre de la Saxe oublia pour lors cequ’il devoir a la Majesté Royale. Cet écrit si peu respectueux, si peu con-venable à un reftaurateur de la Religion Evangélique attira beaucoup de blâme àson auteur. On peut voir à cette occasion comment (a) Erasme caractérisentLuther. Je ne dois pas oublier ici que le Pape avoit excommunié Luther parla Bulle in cœna Domini pendant la tenue de la Diette de Wormes. Le Doc-teur Saxon répondit â cette Bulle par une autre Bulle, qu’il appella la Bul-le dr Reformât ion du Docleur Luther. Dans cette Piece (h) qui étoit com-me une déclaration de guerre â toute l’Eglise Romaine, il invitoit les vérita-bles enfans de Dieu à employer leurs forces Sc leurs biens pour ravager les Evê-chés Sc pour abolir le gouvernement des Evêques.
Le nouveau Docteur paísa neuf mois dans un château de l’Electeur de Saxe,après son enlevement supposé. Ce fut dans cette (c) Ile de Pathmos , qu’il mitla derniere main â la Reforme projettée. Les Messes privées furent abolies dansWittemberg Sc ensuite dans toute la Saxe. Cette abolition fut le résultat d’u-ne conférence que Luther eut avec le Diable, qui lui reprocha que pendantquinze ans, c’est-â-dire environ juíqu’â l’année 15 21. ou 1 5 2.2.. il avoit com-mis idolâtrie en célébrant des Messes privées : (d) surquoi les Catholiques ob-jectent qua proprement parler le Diable est le réformateur de cet abus. Car-lostad renversa les Images, ôta lelevation du Sacrement,rétablit la Commu-nion sous les deux Espèces. Des changemens si rapides parurent déplaire à
Luther,
O) Erasme dans une lettre à Melancíiton.th Vide Btíllam in Oper. Luther. &c.
(O II appella ce Château l’Ile de Pathmos, à cause qu’à l’imitation de St. Jean qui écrivit &Révélations dans cette Ile, Luther acheva dans ce Château son plan de Reformation Evangélique.
(d) L’Auteur de la Défense de la Reformation a voulu faire passer cette Conférence pour une espècede parabole. Voy. z. partie de ce livre, pag. 353. à l’endroh qui commence , Luther, suivant le jtfédes Moines de ce tems-la &c. On avoue ensuite que cette maniéré d'exprimer les choses fous la forme d’u&combat contre le Diable est un peu éloignée de l'usage commun. . . . On defend Luther, par un avis mê-lé d’excuse qu il donne aux lecteurs, de lire ses ouvrages avec précaution eh en se ressouvenant toujours qu'da été Moine. Enfin l’auteur de la Défense récriminé par un endroit de la Legende de Sr. Domini-que , ou il èst parlé de quelques abus que le Saint corrigea dans ses Religieux, fur les indices qu’iltrouva dans un catalogue qu’il avoit arraché au Diable. B ay le dans son "Dictionnaire prétend qu’o»ne sauroít prendre pour une parabole tout ce récit de Luther, & cite des endroits du Réformateur Sa-XÓn,qui font mention des mauvaises nuits que le Diable lui a fait passer, jîujs conneijfoit il k fond cet efpr**malin , comme ayant mangé plus d'un boisseau de sel avec lui. Le Diable , disoit encore le Réformateur,couche plus souvent avec moi que ma chere Catherine. Je tire tout ceci des notes fur T article de Luther.Hospinien parle aussi de l’entretien que Luther eut avec le Diable & de la maniéré dont le dernier D*