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[Volume II.]
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306 DISSERTATIONS SUR LA

rement, comme légitimé. Au reste, j’ai évité de m’étendre dans cette Distèr-tation fuccinte fur toutes les voyes de conciliation , de réunion, Sc de pacifiacation proposées depuis les commencemens de Luther jusqu’â la fin du Con-cile , pour ramener Us brebis égarées au bercail, Sc sur les disputes peu EvangelUques, qui s’'élevèrent entre les Zwingliens Sc les Sacramentaires, dont on trouveun ample détail dans l 'Histoire Sacramentaire d’Hofpinien,. A Tégard des pro-jets de réconciliation proposés depuis le Concile , il íuíhra d’indiquer en peude mots ces réunions proposées de tems en tems par des particuliers ou par desSynodes entre les Communions différentes, Catholiques, Luthériens Sc Cal-vinistes. Celle des Luthériens Sc des Calvinistes a été tentée dans le Colloquede Montbeliard en 158 6 . & dans plusieurs Synodes tenus tant à la finduscisiè-me siecle, que dans le dix-feptième. Je trouve dans le r 6. qu’en Tannée 1570.au mois d’Avril il se tint a Sendomir en Pologne, un Synode général entreles Ministres des Confessions d’Augsbourg, de Suisse Sc de Boheme, où l’ondéclara que ces trois Confessions s’accordoient dans les points capitaux avecTEcriture. A l’égard de Tassaire de l’Eucharistie, on (a) s’expliqua suivant laConfession de Saxe: par ces paroles: „ nous nous accordons à croire unani-mement Sc a confesser que J. C. est vraiment Sc substantiellement présentdans la Communion. . . , La présence substantielle de J. C. n’est pas seu-lement signifiée par la Cene, elle est même rendue présente,distribuée#’’ donnée à ceux qui y mangent, les signes étant joints à la chose même Sc„ n’étant nullement nuds, selon la nature des Sacremens Je ne doute pas qu’un

lecteur intelligent ne sente l'équivoque & l’obseurité de ces termes. Quoi qu’ilcn soit, cet accord sut ratifié en 1573 au Synode de Cracovie, en 1577 àcelui de .... en 1583 a celui de Wladiílaw, & enfin á celui de Thornen 1 5 9 5. La même réunion fut l’objet du Colloque du Montbeliard. Les Théolo-giens Luthériens, dont les principaux étoient (b) Jaques André,ou d’André & LucOsiander, y disputèrent lur les points controverses contre Théodore de Be-ze, Museulus & quelques autres. La Conférence se termina sens rien faire a-près avoir duré neuf jours. , Les Luthériens résidèrent la main de fraternité sBeze offrant seulement de la donner en jtgne d'humanité . Beze la refuse, en dé-clarant qu’il ne la recevoir point de ceux qui refusoient de le reconnoitre pourfrere. (c) Le Synode tenu á Vitré en Tannée 1583. avoit aussi chargé seMinistre Chandieu, & à son défaut de Serres d’un projet de réunion avec lesEglises d’Allemagne. Les éloignemens des Luthériens n’empêcherent pas que(d) celui de Charenton tenu en 1637. ne déclarât les Freres Luthériens ad-missibles â la Communion des Eglises Reformées sens seire abjuration, & ca-pables detre vrais 6 c légitimés Parrains des ensens qu ils présenteroient aUBaptême. Parteus Théologien Protestant travailla aussi pour la réunion de ccsdeux partis vers Tannée 1614. Environ dix-sept ans âpres, il y eut une con-férence à Lipsig entre les Théologiens des deux Communions. A peu pr

(a) Convemmus ut credamm & confiteamur, substantidem prafentiam Christi non r lffK :fí ravi j , , rd

vere m cana eo vestenub», re^stntari . distribui & exhikri & SanL^ ÍTÍT (tkv

tpft ret mtmme rndis ,sicundum facramentorum naturam &c. 1 ® umm , Jymbohs adjetW

(b) Jaques André surnommé Schmidlin , à cause cm’il áhîr ÇfrrnrU a r r

.fit Théologien & fut Ministre du parti des Luthériens Vbiquiíles rJ ^ m Çtier. Cet homme ^dit Hofpinien, Hi(ï. Sacrant, part. altéra pag. 664. totius Germam/fL ri^l del’Allemagne*

auteur qui me fournit cette petite relation du Colloque de Montbeliard T f eoI % us

ment hardi & impudemment ambitieux , homo monfirosifstme audax ,•/r ^ monstruf»!.

co Voy. Met des Synode, Nationaux Tom. T. XII. SyZf ”***&" ^tttofus,id) Idem Tom. II. XXVI. Synode. J

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