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[Volume II.]
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RELIGION DES PROTESTANS. 307

dans le même terris un certain Duràis Ecoísois voulut auííì se mêler de cetteréunion, ôc fut même aidé dans ce grand projet par des Evêques d’Angleter-re. Dans la Elite il étendit son projet ôc voulut réunir tous les (a) Chrétiens,.

La réunion fut aussi entreprise en Tannée 1651. entre les Catholiques ôcles Luthériens à Toccasion du Landgrave de Hesse Ernest, qui s’étoit fait Ca-tholique. La conférence iè tint à Rhinfeld entre sept Théologiens , trois de laConfession d’Augsbourg ôc quatre de la Romaine. On dit qu’un de ces der-niers avoua qu’on ne pouvoit prouver la suprême Juridiction du Pape ni par1 Ecriture ni par les décrets de TEglise.

Dans la République des lettres du mois de Mars année 18 87. il est par-lê de l’OuVrage d’un Luthérien, où la réunion entre la Confession d’Augs-bourg & l a Religion Evangélique est proposée en 14. articles, dix-huit dog-matiques ôc six pratiques. Il ne paroit pas que fauteur Ôc son projet ayentjamais été avoués. Je n’ai rien dit du Dialle&iconj ou Conciliateur de MathieuEochart : mais en voici un que je ne dois pas oublier. C’est M. Jurieu qui se mit aufe6 fur ses rangs. Pour réunir, selon lui, plus efficacement les Luthériens ôcles Calvinistes, il fit un ouvrage intitulé , Consultation amiable sur la paix entresor Prote flans. Je n’ai pas ce livre, ôc je sois obligé de m’en rapporter à Tex-trait qu’en donne l’Evêque de Meaux (Bossuet) dans son Hijìoire des Variationsà. st paroit par cet extrait, que le fort du livre consiste en des récrimina-tions contre les Luthériens ôc que Ton y étale bien des contradictions dans leíystême de la grâce ôc de la justification défendu par les Luthériens : contra-dictions qui ont augmenté en renonçant aux principes de Luther. On yétalé aussi les défauts de T Ubiquité . On traite fort mal ce dogme , ôc Tonprétend qu'il renferme l’Eutychianiíme. . . Tant de reproches finiísent pour-tant par Toffre dune tolérance mutuelle que M- Jurieu propose. C’est unëeípece de compensation, dit le Prélat : passés nous telle erreur , nous wous en pas-serons telle autre beaucoup plus étrange ôcc. Je laisse le reste de cet extrait où lePrélat pousse assés vivement le Ministre. Ma Dissertation ne doit pas être untraité de Controverse.

Je ne dois pas oublier que dans notre siecle le Roi de Prusse défunt à tra-vaille aussi a la réconciliation des Luthériens Ôc des Calvinistes, ôc que B.Pictet célébré Ministre de Geneve a écrit en faveur de cette réconciliation :mais jufqu’à présent les derniers projets n’ont pas été mieux favorisés que lespremiers.

A Tégard des projets de réunion entre les Catholiques ôc les Calvinistes,^oici ce que je trouve de plus remarquable. D’abord il ne faut pas ou-blser les livres qui ont été faits pour modérer cette obstination prétendue-Chré-tle nne qui représente à chaque parti les points contestés comme autant deS u soes infidelles qui éloignent du chemin des Cieux. Camus Evêque de Bet-ty est compté pour un des premiers qui ont eílàyé de ramener les ReformésPar cette modération. Il publia pour cet effet T Avoifinement des Prote flans à* Eglise Romaine. Veron fit ensuite (b) la Réglé generale de la Foi Catholique. L’E-veque de Meaux (Bossuet) ne donna que long tems après son Exposition de ïa

Foi

U) Voy. Dict. de Bayle articles Durms & Ferry.

Jjs ero "' qu î av ?£ ete Rlìute & qui,selon le P. Simon Tom. I.Lett. 51, ne quita la Société quej6 ra vailler p us 1 rement a la conversion des Caraïtes (Calvinistes) dédia son livre au Cierge enno J * 1 e A ^j oue beaucoup ce petit livre, & dit que les belles maximes dont il est rempli ve-^ardinal UtOC ' dU ^ ardlna * de Richelieu que de Veron, qui n’étoit qu’un instrument employé par le

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