5 o DISSERTATION SUR LA
qui se forment, Sc selevent furies diíferens systèmes de Religion: Sc il est siprouvé qu on pénétré rarement au cœur de ceux qui ont reçu la naissance Sc1 éducation dans telle ou telle Religion , qu’il vaut presque mieux s’attachera plaire à 1 esprit, Sc les amuser tous ensemble par des Cérémonies Sc des U-sages. C’est-la le but de mes descriptions.
CEREMONIES b USAGES RELIGIEUX
da ANGLICANS.
il faudroit commencer par la dédicace des Eglises, puisque cest-la que lesFidelles s assemblent pour prier Dieu: mais tout se réduit a une grande simpli-cité. Rien ne convient mieux, nous dit-on, (a) que de consacrer ces édificesá Dieu, Sc de les garantir d’une usurpation sacriîege par des Cérémonies Religieuses .Ce qu on appelle ici des cérémonies n’a pas le moindre raport avec celles que lesC. R. pratiquent en pareille occasion. La dédicace des Eglises Anglicanes neconsiste qu’a les offrir a Dieu, par des prières suivies d’une exhortation ou d’unsermon. L’Egliíe primitive u pratiqué ces consécrations, si nécessaires pour sépa-rer ce qui est destiné à. la sainteté d’avec ce qui ne doit l’être qu’à des usa-ges prophanes. Elle íàvoit combien il étoit important d’employer la íòlemnité,pour nourrir dans le coeur humain le refpeót Sc l’attachement pour la Maisondu Seigueur. Elle ne mépriíost rien de ce qui pouvoit distinguer avantageuse-ment les édifices sacrés; Sc bien loin de la, si-tót que l’Egliíè eut commencéd’étre íuperiçure au Paganisme, elle n’eut rien plus a cœur que de réparer. íô-lemnellement les Eglises, que la persécution avoit ruinées. L’Evêque Anglicanqui parle dans cette citation, devoir ajouter, que peu a peu l’Egliíe Chrétienneavoit si bien reparç le mal, que pendant une assez longue fuite de siécles, détoit presque plus difficile de trouver un (b) bon Chrétien qu’une Chapelle, unOratoire, ou une Eglise. Ces Eglises n’ont proprement que deux parties, quifont la Nef Sc le Presbytère, (c) au lieu que celles des Grecs Sc des Catholi-ques en ont trois, qui font la Nef, le Chœur Sc le Presbytère. Appelions ainsi,pour nous conformer aux Anglois, la partie mitoyene entre la Nef Sc l’AutelOn nous aprend {d) que par le mot de Nef, qui vient de Navis , on a vou-lu nous fairç coniprendre que les fidelles font dans le monde comme fur lamer, toujours agités, toujours batus de forage des tentations. Cette Nef res-semble aussi au Ciel visible, a celui qui nous environne. Elle ressemble encore abien d’autres choses, Sc tout, cela a été ingénieusement pense après coup. Trou-vons lui aussi de la ressemblance avec 1 Arche, Sc íùpoíòns que lune &: fautiffont un type du salut du genre humain.
Ce quon appelle le Presbytère étant la partie de l’Eglise, où se tiennent I e5Prêtrçs Sc les autres personnes du Clergé , on a jugé nécessaire de le proposer coru-me type du Cjel invisible, Sc le Clergé comme celui des Anges chantant des hym-nes Sc des cantiques a la gloire de Dieu. Il est inutile de s’arreter davantage fût
cet article, non plus que fur ces tables qui fervent à la communion, auxqu e f"
ses
(a) Rationale, or Prdlkd Exposition ofthe Book^of cornmon-Prajer by, Sparrow, London 17x2.
(b) Je m’explique: un bon Chrétien , c’est celui qui ne se conforme qu’aux maximes & aux réglés del’Evangile.
(c) En Anglois Charnel .
{d) SparroW) ubi sup.