RELIGION DES ANGLICANS. lig
cilier avec le régné de mille ans. Plusieurs Auteurs Millénaires ont appelle mysti-quement ce prétendu régné le grand Sabat , après avoir cherché & trouyé mil-le belles choses dans le nombre septénaire , qui est: celui du Sabat : comme parexemple, les louanges de Dieu chantées sept sois le jour par le Roi Prophète,& la chute du fidelle jusqu a íèpt sois ; les íèpt péchés mortels marqués patl’Egliíè; l’exhortation que fait J. C. de pardonner les injures 7, fois 70. fois,&c l’envoir qu’il fit de 7. fois dix prédicateurs de son Evangile. Enfin, pourabréger le détail de ces mystères, quelques uns de ces Millénaires remarquent ti-ne consécration toute particulière, que Dieu a voulu foire du nombre de íèpt,en se reposant le septième jour : &c que n’auroient ils pas trouvé dans celui dèmille, s’ils setoient donnés la peine de travailler for ce nombre? Renvoyons les aun (a) Auteur qui a distillé fon imagination for cette matière.
Je n’ai garde de chercher à multiplier les Sectes & les hérésies à limitationde Ross, de Jouet & d autres semblables Auteurs, la plupart ouvriers à la toise& taxés a tant la feuille par des libraires. Les Ecrivains de cet ordre trouveroíentune Secte de (b) Congrégationaux , qui font les mêmes que les Indêpendans, ìçsBrounijles ou les Baro-ivisles , pour les Dogmes & pour la Diseipline j commeon peut le voir par les Articles qu’ils dressèrent en 1691» Ils n’oublieroient pasles Cameroniens , ainsi nommés d un Archïbald Cameron , leur Chef, qui étoit unMinistre de Campagne, violent Puritain & ennemi de la Maison Royale. CeCameron & ses partisans se fêparerent des autres Presbytériens, parce que cçux-ci n e-toient pas de leur opinion au sujet de la liberté de prêcher, que Charles secondrétabli for le trône, avoir accordée aux Ministres de çe parti. Les Cameroniens prétest-doient qu’une permission donnée par le Roi au fojet des affaires ecclésiastiquesetablissoit fo Souveraineté dans l’Eglise. Ils ne se contentèrent jp^sl de récuserla permisiìon, & de faire Schisme a cette occasions ils se soulevèrent contre leRoi & prétendirent qu’il étoit excommunié déchu de la Couronnp. .CpsCameroniens se réunirent à l’Eglise Presbytérienne d’Ecosse en 1690.
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(a) Bmgusài Bergame. Il a for UN livre intitulé Nùmerorum myjleria. .On y trouve quele nombre detaille est le cube de l’éternité, qu’il est un type ou symbole de la perfection céleste; qù’il designe l’es-pérance de la vie éternelle; qu’il représente le Ciel; qu’il doit être attribué à JVC. comme étant unnombre très parfait. Est il possible que de si belles idées áyent échapé aux Millénaires ?
(b) Répétons encore une fois que la pluralité de noms donnés à une même Secte par des Auteurs i-gnorans ou mal informés l'a souvent triplée & quadruplée. Congrégationaux , Indépendant -, Breunifies^'Bar-rowistes; tout cela ne sait qu’un Troupeau sous différeras noms, qui tache de se maintepir dans la Bergerie,du Seigneur fans exclure absolument les autres Troupeaux; bien entendu cependant que ces Troupeauxdoivent être Anti Romains. Louis du Moulin a fait un livre en faveur des Indêpendans y fous le titre de Con-formité dc la conduite de ceux qu'on appelle communément Indêpendans , avec celle des anciens Chrétiens, impri-mé à Londres en 1680. Cet Auteur l’écrivit pour ses frères les ProtestanS de France, qui pour la plu-part comdamnoient les Indêpendans fans les connoître, &, selon les termes de la Préface, ,-, se les figuroierít3, comme des monstres horribles, & s’en íormoient des idées prefqu’ausiï terribles que les bigots d'Italie Zes, d’Efpagne fe font des Protestàns en général, qu f ils croyent avoir des pieds de bouc & des cornes à la têteDu Moulin prétend que de tous les Gouvememens Ecclésiastiques, celui des Indêpendans est le plus rai-sonnable „ & qui aproche le plus près de la conduite de l’Eglise Apostolique, & de ses plus proches fuc-3> cesseurs. . 1 . q u 5 il est le plus compatible avec la souveraineté des Monarques & lè gouvernement des« Puissances séculières, parce qu’il n’ufurpe rien fur leur jurifdiction, ni fur leur autorité &c”. On nousinsinueauffi qu’onles acomdamrté fur l’étiquête. Le nom d 'Indêpendans, „donne à l’efprit une idée de gens
qui font ennemis de toutes les Puissances légitimés & qui ne peuvent soufrir de Supérieurs : caractère3, dont ils font bien éloignés, comme cela fe voit par le Ch. XXIV» de leur Confession de Foi”, quei’Auteur a inférée toute entiere dans son livre. Ils prétendent seulement „ que dans les différeras qui pëu-33 vent naître touchant les Doctrines de f Evangile, ou la maniéré du service divin...... l’Evangile ne
33 donne pas au Magistrat le pouvoir de priver de la liberté ceux qui d’ailleurs retiennent les fondemens de3, la Doctrine, & n’empechent pas les autres dans la maniéré de servir Dieu qui diffère de la leur . CesIndêpendans Rappellent en Anglois Congrégationaux , „ pour signifier des Troupeaux qui font leurs assem-33 bléesàpart, fans dépendre les unes des autres, ni des Synodes, soit pour la conduite, soit pour la,» Doctrine”. En voilà assez pour montrer que ces Congrégationaux font les mêmes que les Brounijles*
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