DISCIPLINE &c. 305-
1. 11 n’y a qu une seule cause suprême de toutes choies, Etre simple & nulle-ment composé, indivisible, souverainement intelligent, &c
x. Avec cette causo soprême, & telle qu’on vient de la représenter, à ,existédés le commencement (ce terme renferme toujours quelque chose d'équivoque) uneseconde persome divine, qui est la parole ou le fils (de Dieu.)
3 . Au Pere ôc aU Fils il faut joindre lé 8. Esprit du Pere & du Fils , troisiè-me personne existence dès le commencement. >
4. L’Ecriture n’a dit, ou expliqué nulle part quelle est la nature, 1 essence,ou la substance d’aucune de ces trois personnes divines : seulement elle les repré-sente &c les distingue toujours par leurs caractères personnels , leurs offices (ouleurs fonctions ôc leurs attributs.)
5. Le Pere seul , ou la premiere personne, existe c par soi-même ne çlérive
(d’aucune cause préexistente) n est ni fait, ni engendré, ni neprocede (d’aucunEtre qui fut avant lui.) j .
6. Le Pere (appellé toujours premiere personne) est seul l’origine de toutepuissance & de toute autorité, Fauteur , le principe de tout ce qui a été fait parle Fils & le S. Eíprit.
7. Le Pere seul est dans le sens le plus sublime , le plus précis, le plus abso-lu, en un mot le plus rigoureux, Y Etre suprême , (Y Etre supérieur d toutes choses ,)
8. Il est dans un sens absolu le Dieu de l’Univers, le Dieu des Patriarches,,
des Prophètes, des Apôtres; le Dieu & le Pere de N. S. J. C. '
9. Loríque l’Ecriture nous parle d’un seul Dieu (de celui qui est DieU toutseul à Fexdusion.de quelque-Etre que ce soit) elle entend toujours la personne su-prême du Pere.
, 10. Et de même loríqu’elle employé le nom de Dieu avec quelque titre dis-
tingué, quelque attribut extraordinaire &c.
n. De même encore quand elle nomme Dieu tout simplement (Dieu par
excellence) cela ne regarde que le Pere seul.
i L. Le Fils (la seconde personne) n existe point par lui-même ; son existen-ce , (son essence) dérive du Pere , qui est seul la cause soprême .- & c’est auffide cette cause suprême que dérivent tous les attributs du Fils. ,
1 z. Mais l’Ecriture n’ayant dit nulle part (assez, clairement) de quelle manié-ré le Fils tire son être (ou son essence) du Pere, il ne doit être permis à person-ne de nous définir cette maniéré. Personne ne doit présumer qu’il soit en étatde Fexpliquer.
14. Ainsi l'on doit également censorer ceux qui osent affirmer, que le Fils a étéfait de rien , & ceux qui soutiennent hardiment que le Fils existe par soi-même.
15. L’Ecriture, en parlant de la dérivation du Fils, n’a point fixé le tems decette dérivation. Elle se contente de dire qu’il a existé avec le Pere dès le commen-
) cernent , avant le monde.
16. On a donc très justement censoré ceux qui ont prétendu être plus sages(ou plus íâvans) que l’Ecriture , & qui se sont ingérés témérairement à pénétrerdans des choses qu'ìh n'ont point vues j qui ont ose assurer qu’il a été un tems au-quel le Fils n’existoit point.
17. L’Ecriture ne nous a point expliqué non plus , si le Fils a tiré son êtredu Pere par une necefstté de Nature y ou feulement par la volonté du Pere.
1 8. La parolle , ou le Fils du Pere , envoyé dans le monde pour se revêtirde notre chair & mourir pour ses péchés du genre humain , n’est point la pa-rolle (ou la raison) intérieure , la íàgesse du Pere, un attribut, ou la puissance du
Tome IK H h h h Pe-
\