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[Volume II.]
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3 o4 DISSERTATION SUR LA

accroire par les qualités qu’il se flatoit d’avoir, que par celles qu’il avoirréellement.

Selon l’analyse de ce lavant Journaliste le Docteur Anglois, dans le discourspréliminaire de Ion ouvrage, établit les SS. Ecritures pour la seule réglé a la-quelle on doit examiner la Trinité, ll ne faut point , chercher cette réglé dans lesSymboles, ni dans les Confessions, ni dans les disputes &c. Tout cela íè res-sent trop de la foiblessie & de l’orgueil de 1 eíprit humain. Ces Symboles, qui d'a-bord n’étoient destinés qu’à íèrv.ir de guide a la foi des Catechumenes, 8c des.Néophytes , & ne dévoient renfermer que ce que ces Ecritures ont de plus clair.& de plus nécessaire à l’instruction de toutes fortes de gens, furent peu à peuobscurcis par les disputes & les controverses. Les Confessions de foi íè multipliè-rent, 8c de meme les décisions &c., on surchargea la foi des fidelles, on fitdes censures, on lança des Anathemes. Tout cela fit des esclaves ou des cap-tifs; & si Ton doit croire à la lettre que ces moyens ont amené les âmes pri-sonnières a J. C. il faut avouer que les défeníèurs des formulaires, 8c les pro-moteurs des disputes peuvent íè vanter d’avoir parfaitement réussi.

C’est ainsi qu on s éloigna de la simplicité des Apôtres. Pour rétrouver lechemin de cette simplicité, il faut retourner à 1 Ecriture. Le Docteur Angloisrésolu de n examiner la Trinité que pâr cette régie fait quatre classes des passagesqui concernent les trois personnes quelle comprend. Dans la premiere on trou-ve ceux qui regardent Dieuje Pere, ou il est qualifié’ seul Dieu, Dieu absolu 8cpar excellence j avec des, titres , des épithètes , des attributs , qui ne conviennentqu’à l’Etrê des Etres ; avec le droit suprême de. recevoir soûl les vœux, 8c lesprières des homnies &c. f Dans la féconde on trouve les passages ou leslsndôDÎeu est nommé Dieu ; où, il .est dit que le monde a été créé par lui; ou les ti?tres les plus sublimes, les plus hautes perfections, le pouvoir suprême lui sontattribués-, où l’adoration lui est accordée, où il est déclaré subordonné a son

père, issu de lui d’une maniéré incompréhensible, lui devant toute son autorité,son divin pouvoir &c. On trouve dans la troisième les passages où le S. Espritest représenté comme opérant les miracles, comme guidant 8c dirigeant J. C.pendant tout le tems qu’il a vécu fur la terre; où il est dit que le S. Esprit kinspiré les Prophètes 8c les Apôtres, dirigé leur Ministère 8cc. où il est dit qu’il, sanctifie les cœurs, qu’il est le consolateur des fidelles &c. où les attributs deDieu lui sont appliqués ; où il est déclaré adorable ; où il est déclaré subordon-né au Pere, procédant de lui, envoyé par lui &c. où enfin il est déclaré subor-donné au fils, qualifié son esprit, donné, envoyé par lui. Enfin on trouve dans laquatrième 8c derniere classe plusieurs passages qui expriment les trois person-nes, qui insinuent, établissent, ou semblent établir la Trinité.

Ces quatre classes de passages font la premiere partie de l’Ouvragedu DocteurClarck, laquelle renferme suivant la méthode Géométrique, autantd’autoritéscomparables aux axiomes, définitions, demandes &c. des Gepmetres. Je vaisprésentement cesser de suivre mot à mot l’analyso de M. le Clerc.

La seconde partie de l’Ouvrage du Docteur Clark contient les conséquen-ces tirées de ces axiomes & propositions génerales contenues dans la premie-re partie. Ces conséquences sont contenues en (a) cinquante cinq proposi-tions.

i. Il

(a) J’ai abandonné en cette occasion l’çxtrait de M. le Clerc, 3c je les ai traduites moi-meme de l'o-rìginal. ■