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[Volume II.]
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DISCIPLINE &c, ? o 9

52. Mais cependant il faut toujours regarder tous ces honneurs rendus auFils , comme raportés (ou rendus) en dernier reíïort à la gloire du Pere.

$ 3. Cet honneur que les Chrétiens sont obligés de rendre en particulier àla personne du 8. Esprit, est exprimé (par les expressions suivantes) baptiser , bé-nir en son nom , le prendre à témoin , ne point /’ irriter , ne point lui resjler , 6 c au-tres semblables qu’il est inutile de raporter.

54. Il n’y a aucun exemple, aucun ordre exprès, aucun passage assez clairdans l’Ecriture, pour autoriser les .prières adressées directement au S. Esprit.

55. Il y a divers pastages dans le N. T. qui concernent, (ou peuvent con-cerner) la Trinité, ou les trois Personnes (M. le Clerc ajoute, ou au moins deuxd’entre elles font nommées.)

Voilà les 55. propositions fondées fur les passages rassemblés de l’Ecriture ;propositions que le Docteur Anglois donne pour Géométriques, & auxquellesil ajoute assez fréquemment en maniéré de notes des écíaircissemens, ou desautorités qu’il a trouvé dans les Peres des premiers siécles. M. le Clerc dit despassages qui servent à former ces propositions, „ qu’il s’en faut beaucoup qu’ils„ ne íbient aussi clairs que les Principes Mathématiques, ni que les conclusions„ que l'on en tire, soient toujours nécessaires, comme le sont celles des Mathéma-ticiens. On ne peut pas, continue-t-il, résister aux raisonnemens de ceux ci,quand on les entend ; & il est encore a naître que l’on ait montré un Paraio-gisene dans Euclide : au lieu que cette matière, (qui concerne la Trinité &c.)a fait naître tant de contestations depuis quatorze ans & davantage, qu’iln’y a personne qui puisse se promettre de les terminer ”. La conclusion quetire cet Auteur, pour tout éloge, des efforts de l’Auteur Anglois, c’est. 1. QueDieu ne nous ayant révélé rien de clair fur ces mystères, il faut croire pieusement,qu’il n’a pas voulu que nous les connussions plus distinctement. (Si les Théolo-giens pou voient goûter un aveu si ingénu, cela épargneroit bien des hérésies.) 2.

Qu’il faut de la tolérance & de la charité dans les jugemens qu’on porte lu r lafoi ôc les fentimens d’autrui : autre principe infiniment opose à l’orgueil hu-main. „ Si, dit-il, on ne doit pas damner l’Antiquité pour avoir eu un sen-timent qui fupose trois substances distinctes, ôc par conséquent trois Dieux,quoique ce nom (de Dieu) soit donné au Pere en un sens plus relevé-, 6 cque par-là on mette à couvert l’unité de l’Etre suprême, on ne doit pas aussidamner toute la Chrétienté d’aujourd’hui, parce quelle ne reconnoît qu’unesubstance unique en nombre, dans le Pere, le Fils Ôc le S. Esprit. L’Ecritureparle toujours de Dieu, en (telle) sorte quelle établit une parfaite Unité dansl’Essence éternelle. . . . , . fans dire jamais que de cette Essence sont sor-ties de toute éternité deux autres Essences, dont l’une se nomme le Fils &cl’autre le S. Esprit. C’est une (a) idée qui paroît avoir été introduite par lestermes « que l’on a inventé autrefois pour expliquer une chose qui est audessus de notre conception, ôc fur laquelle on auroit mieux fait de parlertoujours comme les Apôtres, (mais pour forcer les anciens Docteurs Chré-tiens, ôc ceux qui font venus après eux, à parler toujours comme les Apô-tres , il auroit fallu soprimer l’orgueil ôc la curiosité dans tous les hommes, ré-duire au silence cette ancienne Philosophie Chrétienne sondée, établie, élevée

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(a) On ne peut appeller idée ce que l’on ne conçoit pas. Des Essences éternelles sorties d’une autre Es-sence éternelle forment un je ne sai quoi si difficile à entendre, qu’on peut dire que l’expliquer c’est ajou-ter l'obscurité à l’obscurité.

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