M A H O M E T I S M E. 35
phéte*. par exemple , sà pureté religieuse fut prouvée par une netteté constante*qui n’arrive jamais aux petits enfans. Mais pour mettre véritablement le íèau• à une pureté, qui devoir aller au delà de tous les efforts humains , deux Angesallerent prendre Mahomet à la campagne , où il étoit avec son frere de lait au-près des troupeaux. Ils le couchèrent par terre , lui fendirent le ventre Ôc luiouvrirent la poitrine d’où ils ôterent une tâche noire. Ensuite ils le lavèrentpar tout le corps avec de 1 eau de neige qu’ils avoient aportée tout expres dansun baííìn &c lui ayant rempli la poitrine de lumière, ils la refermèrent * Sè ilresta aussitôt guéri. Qui sait au reste s’il ri’y a pas là de 1 allégorie ? pou^ látache noire , je croirais que c’est le péché originel, dont l 'Alcoran (a ), nous parlécomme d’un fardeau qui avoir pesé sur le dos de Mahomet avant cette purifica-tion. Le fardeau dont il s’agit pourrait bien être aussi cette chaleur criminelle, cetteiniquité que les 88. Ecritures placent dans les reins de l’homme. Mais alors ce íè-roit à tort qu’on attribuerait au Prophète l'inestimable avantage d’avoir été soula-gé d’un fardeau que les plus grands Héros anciens & modernes ont íuporté volon-tiers, & que le Législateur Arabe a soutenu avec tant de force & de dignité, qu’onpeut bien dire qu’il ria pas cédé à (h) Hercule fur cet article. Disons donc que la puri-fication ne servit qu a diminuer la pesanteur du fardeau & revenons à la fuite du?miracle de cette purification Angélique, (c) Il frapa comme on peut bien croire,le petit camarade de Mahomet j & il ne manqua pas de l’annoncer à íà mère* PourMahomet il étoit resté debout, les yeux levés au Ciel &c le corps tout brillant delumière. Balima le trouva dans cet état , ôc ne manqua pas de le dire à son mari ,qui bien loin d’admirer la chose conclut que Mahomet avoir eu une attaque de malcaduc. C est ici la premiere origine de la tradition, qui a fait attribuer cette maladieau Prophète des Musulmans. D’autres prétendent que Mahomet é toit hypochondre,d’autres qu’il étoit enthousiaste & énergumene, ou postèdé. Au reste il me paraitaífez étrange qu’on ait pû. s’imaginer qu un homme attaqué d’épilepsie pouvoitprofiter à point nommé des accès du mal pour persuader qUe Dieu l’infpiroicalors. C’est trop prendre les Arabes pour dupes. Croyons donc plutôt avecBayle , que le fanatisme l’entousiaíme de Mahomet é raient une véritable im-posture , & ajoutons y que, comme on l’a vu de nos jours, il fàvoit fè dònneïcet entousiafme. Ce prétendu mal fut cause qu ’Halima rendit Pensant à sàmere en lui disant qu’elle craignoit que le Diable ne se fut saisi de lui . q
La cicatrice de la playe faite par les Anges au ventre ou fur la poitrine dupetit Mahomet lui resta toute sà vie. Cette cicatrice regnoit, à ce que nous ditplus dune Legende Arabe, depuis le creux de l’estomac juíqriau bas du VentrCISupofé que l’on regardât cette vision comme une allégorie , qui a pour objetla source du Péché originel , il fera bien permis au lecteur de faire ici telles ré-flexions qu’ii jugera convenables. _
Mahomet resta íàns mère à peine âge de six ans ; il rien avoir que huit lorsqu’ii perdit Abdol-Motalleb son ayeul , & pour lors il passa fous la tutelle d un[d) oncle , qui le mena en Syrie quelques années après. Il y fut reconnu A-pôtre de Dieu d’un nommé Bohdira ,, que l’on croît être le même (e) qui avëc
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(a) Chap. 94.
ri) Mahomet faisoit bien du chemin en une heure. Le frere Fredon de Rabelais n’en aprochoit pas; &pour le pauvre Horace avec son Inachiam ter noEle potes , à quoi seroit-il bon ici ?
(O Le P. Maracci raconte cette histoire avec d’autres circonstances.
00 ^bu-Taleb.
(e) D autres ne font qu’un même homme de Sergim ou Sargious & de Bohaïra. (Voy. Boalaitivilliersttbi iup. p« -64.) contre M. Prideaux auteur d'une Fie de Mahomet»
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