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toutes leurs circonstances , ni des merveilles plus sures & mieux (a) prouvéesdans toute leur étendue. Ici comme ailleurs le nouveau législateur a su travail-ler , sens autre miracle, sor les diípositions des peuples. Ici comme ailleurs, l’en-tousiasoie a bien íèrvi un faux Mistìonnaire celeste : le préjuge, lïgnorance,l’interêt ôc la politique se íont rencontrés pour établir le Prophète ôc mainteniríôn íystême. A la bonne heure qu’une Religion, qui paroit du premier abord stcharnelle & si humaine n’ait pû se diípeníer de mêler la fable, l’incertitude, ôcl’erreur aux vérités qui la concernent : mais il est bien fâcheux que le Christia-nistne ait été comme forcé de subir plus d’une fois le même fort sous la tyranniedes hommes.
Preíque personne nignore que Mahomet naquit â la Mecque., il naquit encette année de l'Eléphant , dont on a parlé (h ), qui est la 578. (e) de J. C. ècla 4. du régné de l’EmpereurJustin le jeune. Les Arabes, en nous marquantle jour ôc l’heure de cette naissance , nous apprennent que ce Mistìonnaire ce-leste sortant du soin de so mere , eut l’honneur d etre annoncé â l’Arabie ôcaux pais circonvoisins par une lumière extraordinaire qui stapa les villes ôc lesvillages. Je m’imaginerois volontiers que ce miracle a dû imiter 1 étoilé, quiannonça aux Mages Orientaux la venue de J. C. dans íe monde. Mahomet sortidu soin de so mere se mit â genoux, montra le Ciel de se main, ôc regardantcn même tems cette habitation lumineuse où nous fixons la demeure de l’Etresoprême & des bienheureux, il annonça en ces mots toute la Religion des Mu-sulmans. „ Dieu est grand, il n y a point de Dieu que Dieu seul, ôc je fuis,„ moi seul l’Apôtre de Dieu”. A ces deux merveilles; il faut en ajouter^d’au-tres, sens compter, nous dit-on, 1 avantage qu eut l'Apôtre Arabe de naître sensprépuce ; preuve manifeste qu’il naisioit fidelle. Les Juifs avoient attribué le mê-me avantage â quelques-uns de leurs Patriarches ôc Prophètes &c. avant que lesArabes l’attribuaíTent â Mahomet. Satan ôc ses Anges furent précipités du hautdes étoiles, ôc par leur chute les oracles, les divinations, les sortilèges ôcc. du-rent cesser. Ceci est encore une prérogative qu’on pourroit sopposer que l 'Al-caran a volée â J. C. s’il étoit bien prouvé que les oracles ceíserent â la naiíseneedu Rédempteur du genre humain. Un second miracle fut l’extinction du feusecré des Mages. Je pastè un grand lac tari , un tremblement de terre violentqui fendit les murailles du Palais de Cqíroës Roi de Perse, ôc lui prédit la pro-chaine destruction de la Monarchie Persene par un Arabe.
Sept jours après la naiísenee de Mahomet Abdol-Motalleh son ayeul fit un fes-tin aux Kordijhites. C etoit le festin du nom : le petit ensent y reçut celui de(d) Mahomet. A peu près dans ce temsdâ, ou suivant quelques Auteurs, deux.mois après se naissance, le petit Mahomet perdit son père, ôc ce père le láiísesens bien. Halima fut se nourrice : Dieu la combla de bénédictions pouf lamourde son nourrisson, ôc même tout le pais se ressentit â cette occasion des bien-faits du Ciel. Plusieurs merveilles caractériserent austì l’enfance du petit Pro-
phé-
(a) U n’y a forte de fable & d’exageration qui n’ait été mise en œuvre par les Mufrlmam , pcnír fairevaloir leur Prophète ; & d’autre côté les Historiens Chrétiens l’ont noirci par divers mensonges qu’ils ontcru favorables au Christianisme.
(b) Voy. ci-dessus p. 29. & M. Gagnier, Vie de Mahomet.
(t) La 571. de J. C. dit le Comte de Bonlainvilliers. Vie de Aíahomed &c. p. à la pointe de l'au-
rore du lundi 8. du mois de Rabie premier, qui revient exactement au 9. d'Avril de cette année 571. Onpeut voir dans Bayle article de Mahomet note (a) les variations des Auteurs fur Tannée de cette naissance.
(d) Mohammed loué ou glorifie'. U fut le quatrième Ijlamïte qui porta le nom de Mahomet on Mo-hammed.