MAHOMETISME. 41
l’humilité , la patience , la résignation ne pouvoient jamais toutes seules fonciercette Religion.
Nous verrons bientôt comment il fallut faire la {a) guerre pour l’autoriser îmais avant cela elle resta toujours assez resterrée, & Mahomet , nous dit-on, nepût éviter des períécutions continuelles, au milieu deíquelles il nous est dit austique l’Ange Gabriel le consoloit par des promesses ôc des prophéties d’un caractèrequi me paroit tout pareil à celui des mille & me nuit. Entre ces promesses il y enavoir une qui le flatoit de la conversion des Arabes & des Barbares , au nombredeíquels il y a apparence qu’elle mettoit une partie des Romains d’Asie, quoiqueMahomet se fut réjouï quelque tertis auparavant d une grande victoire remporteepar les Romains fur Kosroes Roi de Perse : mais se joye restéchissoit fur lentieredécadence des Perses Sc de leur Religion, par où il eípéroit de mieux élever ladomination de la sienne. Une des plus périlleuses épreuves que íubit l’Apôtrefut celle qu’il soutint devant un certain Habib , á qui il annonça par un esprit, oupar un présentiment prophétique la guérison miraculeuse de se fille sourde,muette & aveugle , paralytique des pieds ôc des mains. Cette prédiction serencontra avec une eclypse de Lune où l’artificieux Mahomet profita d une igno-rance , qui en avoit servi bien d’autres long-tems avant lui. il est vrai quele miracle de l’Eclipse étoit accompagné d une longue broderie ; mais outre queles superstitieux & les ignorans ne voyent jamais un Phénomène , quel qu’ilsoit, sens y voir d’autres merveilles-, on seit assez, que par une foiblesse d’eípritordinaire au peuple, la vue est contagieuse, Sc que les ignorans & les idiotscroyent qu’il est de leur honneur de voir ce que d’autres voyent, ou qu’ils disentvoir. A cela se doivent ajouter toutes les exagérations Arabesques, 8c les toursd’adresse dont Mahomet Sc ses íupôts ont pû se servir. j
Mais quoi qu’il en soit, il s’agit ici de raconter ôc non pas de réfuter. LaElite du miracle fut une ample moisson de nouveaux fidelles. Elle leur donnabientôt la supériorité fur les Arabes Idolâtres, Juifs 8c Chrétiens.
Mahomet perdit se femme Khadisjia dans la dixième année de se Mission Pro-phétique. Il la remplaça fort peu après d’une autre qui ne resta pas se seulefemme. On nous raconte qu’il fit alors la conquête spirituelle des Genies de Ni-Jibe , Sc qu’il les rendit islamites ou Musulmans. Les Génies, selon les Arabes (b),sont des Etres ou des Esprits mitoyens entre les Anges 8c les hommes ; agens li-bres , non assujettis à un corps comme nous le sommes, capables de bien 8e demal, convertibles par l’exhortation 8e la répentance comme notre eípéce. Ces Gé-nies étoient auparavant Juifs.
L’an onsiéme de la MiJJion se fit la conversion des Chasregiites , qui étoientd’entre ceux qu’on appelloit Arabes purs. Mahomet leur donna le nom d ’Ansa-vìens (auxiliaires) (c) á cause qu’ils aidèrent puissamment l’Apôtre ì maintenirla nouvelle Religion. En l’an 12 . il fut transporté de la Mecque a Jérusalem 8censuite aux plus hauts Cieux en une nuit. Au moins il le dit ainsi lui-mêmedans son Alcoran , Sc ce fut Gabriel qui l’accompagna pendant ce voyage, te-nant par la bride {d) l'Al-Borack , fur lequel Mahomet étoit monté. A Jeruselem,
il
O Mahomet, je t'envoje avec l'épée. Voy. Gag,
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„i( a } -^ ieu dit ì Mahomet dans le voyage noÛurnt ;
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n° y ’. jonchant les Génies des Orientaux Bibl. Orient. òéHerbelot article Genn & ailleurs(d) L T ttr VlC &c * ubi su P’ L * T - ch - dern.
.ìip f ut sunwsss t ° U , t , e b ^ ancbe de Mahomet , laquelle étoit d’une vitesse extraordinaire ; à cause de quTome V &•****, c’est-à-dire epù fait des éclairs.