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[Volume III.]
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DISSERTATIONS sur le

ce de Chapelle , sous le nom de (a) Maison du Roseau , en vertu du respect:quelle a mérité pour avoir logé Mahomet avec fes disciples & ses prosélytes, qui,íans compter ceux qui s etoient réfugiés en Ethiopie, etoient 3 9 * tout. La ilse fit une recrue de nouveaux fidelles , malgré les outrages qu’il recevoir conti-nuellement, &c l’imputation de Magie dont 011 chargeoit fes miracles. On n’osepresque pas douter que ce trait de calomnie n ait ete copie de 1 histoire de J. C.ou de celle de Moïse. Cependant il est bien permis de croire aussi que dans unpays oà l'on avoir de très fortes préventions fur le pouvoir de l’art Magique, ilétoit tout naturel de imaginer que Mahomet pouvoir opérer beaucoup de mer-veilles par le pouvoir de cet art. Après tout quelle nécessité y a-t-il de vouloirqu’en tout & partout Mahomet n’ait jamais été qu’un copiste de Moïse & de J. C.Il a pris en tant d’occasions des voyes si différentes , & fans passer ici à d autresexemples que son histoire nous fournit, les conversions, qu’il a faites font dues. àdes moyens si opposés (h) a, ceux que Dieu mit en œuvre pour la propagationdu Christianisme, qu’il eff impossible de faire ressembler lés deux Religions l’uneá l’autr'e par letablissement & par Agrandissement. Qu’on lise les premiers ^cha-pitres de l’histoire de Mahomet y on y verra par des exemples sensibles la différen-ce des commencemens , Le la nécessité ou s’est trouvé L Apôtre des Musulmansde convertir les gens tout autrement que n’ònt fait les Apôtres de J. C.

On nous dit bien que l’Apôtre de ïIslamisme ne faiíòit aucune difficulté d ex-poser fa vie pour la propagation de sa doctrine.; qu’avec une éloquence simple Senaturelle , il a gagné doucement un grand nombre: d ames a la nouvelle croyan-ce- nue soit adresse ou autre choíè, il faisest des opérations merveilleuses f qu’ilavòit des élévations d-esprit & de cœur. qm ne^ouvoientquetonnersesennemiscomme ses amis, tant elles paroiísoicnt dignes de leíprit de Dieu : quoique com-me je l’ai déja dit ,, il y'ait tqute apparence qub tout se reduisoit à savoir se pro-curer cette sainte frayeur & ce fanatisme par lesquels les Sibylles, &c presque rous'ceux qui prononçoient des oracles dans le Paganisme ont su tromper les Payens.Mais il n’en est pas moins certain qu’il auroit trouvé maigre cela des difficultésinsurmontables , si ses premiers sectateurs n’eussent enfin ajouté la forcé dés ar-mes à ses extases & à ses visions prophétiques á ses miracles , prestiges ou il-lusions ; à cette communication qu’il diíôit avoir avec Dieu par la mediktiqn del’Ange Gabriel. J’oserois bien dire de lui qu’il ne pouvoit etre que par cettevoye des armes vrai Prophète dans son pays „ , L

S’il est possible de trouver quelque raport du faux Prophète Arabe a J.'Ç. levoici: mais a quoi se réduit,-il? Òc cela seroit-ihcapable de donner le mérite duChristianisme au Mahometiíme ? Ils avoient l’un & l’autre une généalogie dïllusitres ancêtres, qui remontoient jusqu aux premiers siécles du monde -, ils etoientl’un & l’autre pauvres, & dans une condition obscure J. C. réputé par les Juifs filsde charpentier ; le faux Prophète des Arabes réduira garder des troupeaux, & enfuireà. être petit facteur dune petite marchande. Enfin la tâche de naisiànce que les Juifsreprochèrent fi insolemment a J. C. íôus 1 e nom àc GalHeisme ne pòuVoít pas moinsêtre reprochée à Mahomet. Emisions ce petit parallèle par une remarque. Si l’histoi-re de l’Arabe étoit aussi simple que celle de J. C. & de l’Evangile ; aussi dépouilléede ces narrations pleines d’hyperboles, qui règnent dans le style de ceux qui ont e-rrit en faveur de letablissement du Mahometisme } il ne seroir pasdissicilede sentir que

' l’hu-

(a-\ Baith’Soran située fur la Colline de Safa. .

(t) Voy. Bmlainvilliers ubi fup. p. 145. & suiv. page 176. & smv, p. 243, & suiv. & alibi.

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