MAHOMETISME.
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elles detìviron i 8. pieds , & de pareille hauteur juíquau cònimëilcement dticintre de chaque arcade. La largeur des galeries est austi de i 8. pieds. Maisla voûte & les arcades mêmes sont trop surbaissées , selon l’idée que nousavons de l’architecture ordinaire : ce qui féroit paroître ce Bâtiment trop bas,s’il netoit releve par les Dômes qui en forment le toit. Ces Dômes qui neíònt que de plomb doré , se trouvent au nombre de 27. sor chaque íàceì& renferment préciíement deux arcades chacun. íls sont terminés par uncroiílânt de 3. pieds, lequel z avec 1 élévation propre de chaque Dôme, fait en-viron 22. pieds au dessous de 1 entablement ; de sorte que la hauteur totale deces Portiques", prisé au deísous des degrés & sor le sol du Temple, est en-viron de 1 2. toiles. Ce point de vue doit être dauiant plus beau , que lesarcades sont traversées par des barres de rnetail doré , sor lesquelles sont sos-pendues des lampes de même â plusieurs mèches, qui non seulement éclairenttou&e la galerie pendant la nuit, mais répondent â l’illumination qui se voit au-tour de la Caaha. Toutes ces lampes s’allument régulièrement le soir, à Ta-parition de la premiere Etoile, ôc ne s’éteignent de même que quand le jourest assez grand pour en faire disparaître la lueur. Les colonnes qui sermentles arcades sont en tout au nombre de 220. les Dômes, au nombre de 108.non compris les 4. grandes aiguilles ou minarets ; & les arcades au nombrede 216. Telle est la deseription que Rel and , nous a donnée d un lieuduquel jamais aucun Chrétien n’a eu la hardiesse de s’aprocher : deseriptionque les Arabes ni les Turcs ne sont pas capables de faire eux-mêmes, vu l'ex-trcme négligence qu’ils professent pour tous les arts agréables , entre autrespour la peinture & le dessein ; mais qu’un Suédois habile a recueillie des en-tretiens qu’il a eu sor ce sujet avec dinérens Pèlerins, pendant un long séjourqu’il a fait en la ville du Caire.
„ A l’égard de 1 antiquité de l’édifice en lui-même, nous avons déja raportél’opinion commune sor celle qui étoit attribuée â la Caaha , & aux Bâtimensqui Raccompagnent. Le Temple netoit renfermé que d’une muraille sorte,mais peu spacieuse, laquelle ne donnoit qu’une seule entrée dans le lieu seint.Le Kalife Omar I. fit augmenter cette clôture , en considération du grandnombre de Pèlerins, dont la multitude augmentoit â proportion du progrèsdu Musuìmanisme : mais il n’y mit aucun ornement nouveau , & ne pense ây apliquer aucune partie des immenses richesses qu’il possedoit ; la simplicitéde ses idées sor la Religion ne lui permettant pas de croire que Dieu pûtêtre mieux honoré par la décoration nouvelle d’un Bâtiment si ancien,qu’en le laissant subsister dans la forme où il lui avoir toujours été a-gréable”.
Après cette deseription je dois raporter pour la setisfaction des lecteurs' quel-ques privilèges de cette visite de la Caaha , divers accessoires & autres choses re-marquables , par où je finirai cette petite Dissertation. Mahomet a trop exaltéle mérite de cette Maison dans son Alcoran, trop insisté sor les bénédictions spi-rituelles & temporelles que le fidelle recueille en ce secré lieu , trop réitéré en-fin que ce Temple leur serait , comme celui de Jeruselem aux Juifs , l’imagede l’unité dans le culte, & la Mecque le centre de la dévotion ; pour ne pas êtrepersuadé que les vues ordinaires aux grands Législateurs ont été les sienes en cet-te occasion. Mais parce qu’un culte particularisé de cette maniéré ne pouvoitfiaper les peuples sens le merveilleux ; & qu’aveccela le merveilleux ne peut évi-ter â la fin de tomber dans lindissérence, si l’on n’y attache des avantages sen-Tome V> V sibles
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