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[Volume III.]
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7 8 DISSERTATIONS SUR LE

sibles Sc réels qui perpétuent ion crédit ; le faux Prophète & ses successeurs ont eula précaution d’ajouter des signes extérieurs ornés de prodiges , accompagnésordinairement dune utilité sensible au peuple , souvent même plus évidente al’ignorant qu’au savant, a cette unité de lieu, à ce respect, ou plutôt a cettefrayeur religieuse que l’on accorde communément à l’antiquité dun_tel monu-ment , au prétendu rétablissement du vrai culte Religieux dans cet ancien Tem-ple ; en un mot à certains préceptes recommandés, par ou le fidelle Musulmanpouvoir se distinguer de toutes les autres Religions, & se donner a soi-même le pasfur elles &c en cette vie & en l’autre. -

D abord on nous (a) aprend que les grâces temporelles & spirituelles .décou-sent- nécessairement de ce Sanctuaire. Il y a plus : la simple vue, de ce Templesens aucun acte de dévotion est méritoire devant Dieu ; aussi méritoire, nousdisent quelques Docteurs dignes d’'être mis en parallèle avec certains Docteursdu Christianisme, que si l'on s’acquittoit des devoirs spirituels que la Religion exige.Ensuite on nous parle de cette pierre merveilleuse,dans laquelle on voit les vesti-ges des pieds du Patriarche Abraham. Qn ne manque pas d’y faire observer (h) quatrecirconstances également merveilleuses , qui sont i. cette impression des piedsd’Abraham dans une pierre très: dure r. la profondeur de cette impression quiva juÉqu’â la cheville z. la longue durée de l’impression. 4 . La maniéré dontelle s’estconservée depuis tant de siécles, pour achever de donner à ces quatre circonstan-ces une autorité religieuse ctlesimprimer â"jamais dans la memoire des dévotson leur aprend, que 1a pierre s est. amollie par se volonté de Dieu sous les piedsdu Patriarche j que Dieu a détoiimé a d’au|tres objets .ceírx qui auroient pu em-ployer leur pouYoiri détruire cette pierre &e. , ! • - - ct - ..

Après cela on montre la pierre noire , - témoignage certain de la corruption deshommes , puisque Dieu, dit-on aux Musulmans dévots, lui a ôté se:blancheur& son éclat, pour représenter au genre humain la perte de la premiere innocen-ce. Passons le puits ouvert en faveur Á’Hagar : il en a été parlé plus haut : maisn’oublions pas que la montagne &Arafat , où se fit la miraculeuse réconciliation' d’Adam avec Eve,, est un excellent type de celle des hommes a Dieu. C’est seaussi que Dieu a promis d’enpendre favorablement les prières de ceux qui se con-vertiront à lui : & par conséquent les Pèlerins sont obligés de visiter cette mon-tagne.

De même, dans le chemin qui conduit de la Mecque a la montagne , il y ades routes & des pratiques toutes mystérieuses & typiques t telles enfin que sil’on les négligeoit, un rigide Mahométan fe perfuaderoit qu’on mettrait son salut encompromis. Et pour íîstvre selurairement ces routes., st sent y pratiquer certaineschoses. „ Les Pèlerins , nous dit un Auteur (c) qui copie assez régulièrement„ à’Herlebt , passent par la vallée de Mma, « - J En menant eux-mêmes leurs„ victimes ils sont obligés de s’y purifier en se faisenc raser la tête : ss jettent>, ensoite sept petites pierres ramassées dans le chemin, pour exprimer lenrdéta-„ chement intérieur des choses de la terre & des plus. cheres de leurs passions ’ctDe là ils passent à une autre vallée pour gagner un endroit ou les Pèlerins doseyent faire quelques prières avant que d’arriver á une certaine Mosquée qui. est

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(4) ’D'Heríclot Bìblioth. &c. ubi sup." f

: 0 .) -Voy. BtbL Oríoaal, ubi sup.' . _

xc) BmlfiinvÀltiU ubi sep. p.87. ' : j .

r. ; ... ,