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[Volume III.]
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86 DISSERTATIONS SUR LE

„ remcnt , dit-il (a) , Mahomet s’est vanté de poíTeder seul le vrai Evangile,33 c’est-â-dire ce qu’il faut retenir précisément du V. ôc du N. Testament , en,, rejettant-tout le reste; de même l’impie Luther a oie dire, qu’avant lui PAl-„ lemagne n’avoit point eu d’Evangile. En second lieu le Mahmetisme est par-„ tagé en LXX. Sectes ; ôc l'on n’en compte pas moins des Evangéliques: en,, troisième lieu Mahomet a ordonné qu’on ne jugeât des matières de Religion„ que par ses écrits, ôc de même les Hérétiques donnent les leurs pour régie,, de foi. En quatrième lieu le faux Prophète a racourci le carême de dix„ jours, ôc la renfermé dans une seule (h) Lune , qui par succession de tems„ peut se trouver tour â tour dans chaque saison de Tannée ; mais Luther ne„ s’est pas contenté de changer ainsi le carême : il l’a même aboli avec tous„ les Jeûnes. En cinquième lieu Mahomet a substitué le vendredi au diman-„ che -, mais les Luthériens ont soprimé tout le respect qui est dû aux jours de„ fêtes. En sixième lieu Mahomet a détruit les Images ; ôc les Luthériens com-„ me lui les ont prophanées & renversées. En septième lieu Mahomet se moc-„ que du culte dé tous les Saints, & les Sectateurs de Luther en font tout au-„ tant. En huitième lieu Mahomet a rejette le Batême , ôc Calvin ne l’a pas„ cru nécessaire. Ën 9. lieu les Mahométans ne circoncisent que ceux qui ont,, atteint Page de raison ; ôc (c) Adrien Namjlod ne fut batifé qu’en íâ dix-sep-„ tiéme, ou dix-huitiéme année. En dixième lieu , Mahomet a permis le di-„ vorce, ôc de même Oecolampade , après avoir abandonné íâ premiere femme,,, en prit une autre. Onsiémement les Mahométans prennent autant de femmes„ qu’ils en veulent-, ou du moins qu'ils en peuvent entretenir ; Le Bucer ôc,, Olemdorp ont áprouvé aussi cet uíâge. En dousiéme lieu les Mahométans„ nient Pimputation des bonnes œuvres â tout autre qu’â celui qui les fait; sc„ ses Luthériens soutiennent que nos bonnes œuvres sont des péchés. Enfin Ma-„ hpmet a rejetté le franc arbitre , Le les (d) Luthériens Pont auísi proscrit.

K. VI.

Parallèle du mème Fhaldo entre les Mahométans A les Catholiques Romains.

Je sois persoadé que ce bon Pere s’est non seulement félicité d’un fi heureuxparallèle; mais qu’il s’est même imaginé qu’il n’y auroit ni répliqué, ni récri-mination de notre part. Disons mieux; il s’est, comme on dit, enserré luumêmejil a éventé le secret de Part, en faisant lui-même eníuite le parallèle de la Doctrinede son Eglise avec celle des Mahométans. Or solvant ce parallèle nous sommeségalement les uns ôc les autres disciples de. Mahomet. Pour en être mieux con-vaincu , Le aussi asm de n’être point accuse d’en imposer , j’alleguerai ici lespropres termes de cet Auteur : Le cela est d’autant plus nécessaire que son livrene se trouve que difficilement. Convenons de bonne foi que la perte riest pasfors grande, dit donc qu’il y a plusieurs choses en quoi les , ifo-

„ homtans se laprycsient des Chrétiens Catholiques, Premierement ils adorent

(á) Il íe trouve dans les Notes de Vtvaldo fur un Livre de Dom Pedro de la Cev(dlerìa 3 intitulé, le zt-

le de Chris contre les Jttifs & Us Sarrasins.

(i) C’est le mois de Ramadan.

(íj C’étojt un Anabaptiste du xvt. Siécle.,

’ (d) \\ fe trôïnpe c’est Luther , qui proscrivit le franc arbitre ; mais ses Disciples l’ont réhabilité, ' Il estde même faux que les Mahométans le nient : mais ils fe contredisent. Voy. d 'Herhelot Bìhlioth. Orient.article Ham Sc ailleurs.