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[Volume III.]
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88 DISSERTATIONS SUR LE

se soucient oucre {a\ de diípute 8c de controveríès. Si donc il y 3 . j 3 .m 3 .is eu. unesReligion mal expliquée par lès ennemis , exposée au mépris du monde, jugeeindigne de réfutation , c’est certainement la Religion de Mahomet., Quand ona ; voulu difamei- un dogme, ou le noter de libertinage 8c d mi pieté, on l’a aussi-tôt qualifié dc Dogme Mahométan , tel même que les Turcs féroient scrupule dele rcconnoîtrc. Ne diroit-on pas après cela , que cette Religion n’est qu’im-pureté, un véritable bourbier ? mais que cela ne nous surprenne point, après le*beau parallèle ou Ton a íi bien comparé le Diable avec Mahomet : parallèleau’on trouve dans - le discours de je ne sai quel Auteur (h) contre le Ma--hmetifme . (c) Telle est la force des préjugés: mais a qui le doit on souvent?,

a la paresse &,aux mauvaises études. Si l’on voit qu’un jeune homme qui íedestine à la Théologie témoigne une forte- envie de connoitre a fond la Doc-'trine àl] Mahomet ,, on l’envoyç s’instrûire dans la (d) Somme des Controverses dâ<-Hoorneheehy ou ií.çn est teífeneiit quellement parlé ; ou a la Confusion de îaM<$ometanf;sk Jean André Maure ; ou aux Institutions Géologiques de Forhesiusou a 1 ouvrage dìOmmíus. intitule le Turcisine mis en évidence ; ou enfin a 1 Al-coran de la traduction âc Robert de Retz,, ou a d autres, qui en écrivant fur cet-te matière sont (e) tombés dans des erreurs capitales , pour ne rien dire de pis :rnais on ne l’avcrtit point ce jeune,homme, qu’il ne fàuroit se dispenser d’apren-dre l’Arabe, & d entendredans là propre Langué, s il veut etre en étatde connoiwc ii Doctrine ^ dc U «frer ensuite ; que de plus il doit lire lesAuteurs Arabes & mem^ ^pxé'rcék.dans/cette lecture * qu’il faut enfin qu’il s ac-comu-nx d/soii de tch-psop^Và. â NON pasà yeuxàrrui. ^ "

0,r défend tz miâ «f fon ignorance en: disant que: le Mahomnsme ne vaur-pas lá peine d-être examiîié , que çiest perdre absolument son tems Sc se tour--menter sans fruit que^ de vouloir examiner les impertinences de YAlcoran , 8c les-songes creux d’un malheureux fanatique. VAlcoran de Mahomet , à gravement leR. P. Dom Martin Alphonse. FmUo , Auteur du livre qui a pour titre (/) le Chandelier 1dé or de la S. Eglise de Dieusavoir Jesus-.Chrsi, dans les mêmes notes, que nousayons deja citées, fur 1 Ouvrage de Dom Pedro de la Chevallerie , ne doit nullemenPêtre ls v Ç<st un Ihrç méprisable en.toute maniéré & quil saut jetter au feu,c 'est ainsi que je suis d'avis qu on traite tous les exemplaires qu on pourra trouver de ‘cette produ&ion besiiale ; pour /’effacer entierement de la mémoire des hommes.

Mais disons hardiment que les Mahométans ne font pas aussi extravagans quenous nous imaginons. Outre que le bon sens est de tout pays 8c de tout climat -,ie ne faurois me persuader qu’une Religion qui a sait des progrès fi étonnansen Asie, en Afrique 8c même en Europe, foit aussi depouillee didees capablesde surprendre les hommes ., ni aussi abíúrde que le íupoíè généralement la plus 3oïandí bitso des Chrétiens. (Je dis même qu'elle^s'est rendue recommandablepaT des apparences de vérité) quoique l’avoue néanmoins quelle est très mauvai-

....... .' , . . ê/K';... j -

-ct) Voy. cependant- Sajle -article de Mahmet touchant' les Auteurs qui ont été les apologistes du Ma-

'($) ' M. ReUnd œ nomme point, cet Auteur ^ majs.il indique la pag. ;;8. de son Livre , ou se trouve..cî csirïeux parallèle - & c’est Bibîïmdér Informateur de Zurich’, qui publia ces discours a a luite de 1Ç^te. petite remarque est dste à, M,. ~ ■

(c) T’ajoute ces lignes afin que la. transition fost plus libr-C. ' .. 1

qy)” Hó 0r nb.£ek Çumrft*. coritYouèrfiarum. J. A. Mauri confufio Setlœ Mahométane. rorbefii à Corse InflrM-

U (e) 'on doit apliquer ceci aux controverses des Protestans & des Catholiques. _

(fl Candelahrum attrettm Ecclefìa Sandié Dei J. C. &c.